Binary Domain n'est pas destiné à la casse

07 mars 2012
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3
  • Éditeur SEGA
  • Développeur SEGA
  • Sortie initiale 24 février 2012
  • Genre Action

Si Binary Domain propose en plus un mode en ligne, le véritable intérêt du jeu se trouve néanmoins dans sa campagne. Classique, le multijoueur se révèle moins captivant que le mode solo. Entre Vanquish et Terminator, le titre de Sega est une bonne surprise et s’avère être au final un TPS très sympathique proposant des situations assez variées pour vous tenir en haleine pendant une petite dizaine d’heures. Votre périple dans ce Tokyo futuriste est jonché d’obstacles et d’embuscades que vous devez déjouer. Préparez-vous donc à de nombreux combats aussi musclés qu’explosifs dans ce Binary Domain qui est loin d'être un simulacre de jeu prenant, à n'en pas douter.

Vous êtes attirés par les TPS vous plongeant dans une atmosphère futuriste où la robotique a atteint des sommets en termes de technologie et de production ? Vous appréciez ces jeux d’actions bourrins où vous devez détruire tous les robots qui se dressent sur votre route ? Si tel est le cas, alors le croisement entre Vanquish et Terminator qu’incarne Binary Domain devrait vous plaire.

Les Simulacres sont persuadés d'être humains.

Casseurs et robots ne font pas bon ménage

En l’an 2080, de nombreux robots à l’apparence humaine saisissante sont découverts un peu partout dans le monde. Dénommés Simulacres, ils sont dotés d’une intelligence artificielle révolutionnaire qui les pousse à croire qu’ils sont d’authentiques êtres humains. Néanmoins, ils sont loin de l’être et certains d’entre eux sont infiltrés depuis des décennies aux yeux de tous, occupant parfois des fonctions importantes au sein d’un gouvernement. Or, concevoir des robots ressemblant à des êtres humains est un délit extrêmement grave qui viole plusieurs articles de la nouvelle convention de Genève, en particulier la Clause 21. Pour les sociétés occidentales, un seul coupable est possible : l’entreprise japonaise spécialisée dans la robotique Amada. L’agence inter-gouvernementale IRTA est alors appelée et envoie en mission secrète en territoire japonais un commando de Casseurs dont vous faîtes partie. Vous êtes le sergent Dan Marshall, plus communément appelé "Dan" par vos équipiers. En compagnie de ces derniers, vous allez donc devoir enquêter sur la société Amada et lever le mystère entourant ces Simulacres. Mais très vite, le gouvernement local va vous mettre des bâtons dans les roues et la discrétion de cette mission supposée être secrète sera le cadet de vos soucis. Le scénario de Binary Domain tient donc la route et se révèle captivant grâce à moult rebondissements vous tenant en haleine pendant la dizaine d’heures que dure l’aventure.

Binary Domain est ambitieux et voit grand. Très grand même.

Technologic, technologique

Binary Domain s’inscrit dans la liste de ces jeux où le gameplay rime avec "intense" et "bourrin". A l’instar d’un Vanquish ou encore d’un Gears of War, le titre de Sega possède un gameplay basique, répétitif, mais diablement accrocheur. C’est en effet avec un malin plaisir que vous transformez en gruyère les légions de robots vous assaillant constamment. Pour pimenter vos combats, vous avez la possibilité d’améliorer vos capacités physiques et votre puissance de feu par le biais de distributeurs disséminés un peu partout dans le jeu. Accessibles à n’importe quel moment, ils vous permettent de dépenser l’argent que vous récoltez en détruisant les robots dans l'achat de munitions, de trousses de secours, de nouvelles armes, ou encore de nano machines. De plus, côté puissance de feu, ces distributeurs vous permettent d’augmenter le nombre de balles par chargeur, les dégâts, la précision, etc. Ces achats et ces améliorations en tout genre vous concernent bien évidemment, mais vous pouvez aussi en faire profiter vos équipiers afin de les rendre plus compétents lors des nombreuses escarmouches. Enfin, l’efficacité de vos collègues dépend de la confiance qu’ils vous portent. Celle-ci peut être influencée de deux façons. La première repose sur la manière dont vous vous conduisez lors des combats. Si vous réalisez des prouesses et que vous réduisez vos ennemis en miettes en un clin d’œil tout en évitant le tir ami, vos équipiers vous feront des éloges et leur confiance en vous grandira. La seconde consiste à un jeu de réponses à des questions qui vous sont posées. Si vous répondez correctement, la confiance augmente et inversement, elle décroît. Vous avez donc plutôt intérêt à gagner la confiance de vos partenaires si vous ne désirez pas qu’ils fassent des siennes lors des combats !

"T'as d'beaux yeux toi, tu sais ?"

Quelques menus défauts d'assemblage

Si Binary Domain offre une campagne convaincante dans ce Tokyo futuriste, l’aspect technique du jeu l’est parfois un peu moins. Effectivement, les graphismes ne sont pas toujours très réussis et quelques textures laissent à désirer. Heureusement, les nombreux boss venant çà et là ponctuer votre ballade sont toujours d’impressionnants monstres mécaniques au design et à l’allure particulièrement réussies. Ces machines rutilantes et imposantes relèvent donc le niveau face aux quelques lacunes présentes. Outre la patte graphique du titre qui, au final, s’en sort relativement bien, l’aspect sonore est intéressant. En effet, les doublages en français peuvent parfois sembler bizarres. Bizarres car, pour ne citer que lui, un proche conseiller du Président des États-Unis bénéficie d’un accent marseillais... Mais malgré ce choix pouvant paraître amusant, les doublages en français sont soignés et la plupart du temps crédibles. Hormis les quelques répliques clichées et soi-disant viriles, les dialogues sont loin d’être mauvais. Au contraire, ils sont drôles, sérieux, mâtures, ou même parfois vulgaires. Enfin, les bruitages en tout genre tels que les musiques et les explosions sont d’assez bonne facture.
Les Plus
  • La campagne, bien ficelée et riche en rebondissements
  • La possibilité d'acheter des améliorations pour ses co-équipiers
  • Une confiance déterminée par nos actions
  • La ville de Tokyo futuriste
  • L'IA du jeu, intelligente et bien dosée
  • Les boss, toujours spectaculaires
Les Moins
  • Des boss parfois long à battre
  • Le mode multijoueur : trop classique et sans grand intérêt