Portal 2 se traverse avec plaisir

26 mai 2011
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Fort d’une durée de vie avoisinant la dizaine d’heures rien que pour le solo et au moins la même chose en multijoueur, d’un humour bien présent, de dialogues de qualité, de mécaniques bien huilées et de tests ingénieux, Portal 2 a bien évolué par rapport à son aîné. Plongez dans un univers unique en son genre qui vous fera visiter des locaux à l’abandon, remplis de tonnes de surprises et d'histoire. Un titre définitivement incontournable, doté d’un gameplay toujours renouvelé et excellent. Une chose est sûre, Valve a frappé un grand coup et nous offre un jeu prenant d’un bout à l’autre, sans aucun temps mort, qui se dévore jusqu’à la dernière miette !

En 2007 sortait sur nos consoles un véritable diamant brut. Portal premier du nom a su s’imposer comme étant une référence du genre action/réflexion, malgré sa très courte durée de vie. Aujourd’hui, les développeurs de Valve ont décidé de revenir avec du lourd, avec du gros, avec du bon, avec de l’humour, avec un diamant taillé, avec Portal 2.

GLaDOS, furieuse, tente par tous les moyens possibles de vous intimider.

C'est reparti pour un tour !

Avant toute chose, rassurez vous. Aucuns éléments importants de l’histoire vous seront divulgués au cours de ce test, uniquement les grandes lignes. Vous incarnez l’héroïne du premier épisode, Chell. Un jour, vous vous réveillez dans une chambre du centre d'Aperture Science, délabrée et en piteux état, un bon siècle après les événements du premier. Dès votre levé, vous faîtes la connaissance de Wheatley, un robot tout rond, maladroit et terriblement amusant. Après une mise sur pied légèrement mouvementée, votre nouvel ami réanime par inadvertance votre vieille ennemie, GLaDOS. Les retrouvailles faîtes, vous allez devoir une fois de plus tenter de lui échapper et sortir du complexe. Ce dernier se révélant être à l’abandon, suite à une sombre catastrophe. Vous êtes donc seule avec pour uniques compagnons GLaDOS, Wheatley et les centaines de tourelles prêtes à vous fusiller au moindre faux pas dans les salles de test. En tout, le jeu compte dix chapitres, dont deux vous permettront d’en apprendre beaucoup plus sur l’entreprise Aperture Science. Quelques rebondissements et une légère intrigue sont également présents, donnant de la profondeur au jeu.

Dans les tunnels, mieux vaut ne pas trop bouger.

Des nouveautés à la pelle

Dans le premier volet, Valve réussissait à nous retourner le cerveau dans tous les sens rien qu’avec le générateur de portails. Dans Portal 2, c’est une autre paire de manche. De nombreux nouveaux éléments apparaissent afin de vous compliquer encore plus la tâche. Les lasers, permettant d’activer des interrupteurs peuvent s’avérer dangereux pour la santé. Heureusement, vous pouvez les rediriger avec des cubes optiques. Ainsi, il vous est aisé de modifier la trajectoire du laser pour arriver à vos fins. Ensuite, il y a les tremplins s’avérant très utiles pour effectuer en un clin d’œil de grandes distances ou pour tout simplement prendre de la vitesse. On découvre après les ponts de lumière solides. Ces derniers peuvent servir, comme leur nom l’indique, de pont mais également de barrière afin de bloquer les éventuelles tourelles qui n’hésiteront pas à vous transformer en véritable gruyère. Il vous est bien évidemment possible de les faire passer dans les portails. A cela s’ajoute trois types de gel provenant de gigantesques robinets fuyant de partout. Le premier que vous rencontrez, le bleu, est un gel répulsif qui, appliqué sur une paroi, permet de faire rebondir tout objet la percutant. De plus, si vous en appliquez sur un cube ou une tourelle, ces derniers se transforment alors en véritable ballon, difficile à arrêter. Le gel orange quant à lui augmente fortement votre vitesse de déplacement. Enfin, le gel blanc pour sa part transforme les surfaces sur lesquelles il est répandu en réceptacle pour les portails. La plupart du temps où ces gels sont présents, il faut les acheminer d’un point à un autre, soit par coups de portails bien placés, soit à l’aide de la toute dernière nouveauté du jeu : les tunnels. Ces derniers possèdent un générateur dans la salle de test qu’il faut parfois activer à l’aide d’un cube. A l’instar des ponts de lumières solides et des lasers, ils peuvent entrer et sortir d’un portail. Cependant, ils ne vont que dans un seul sens. Une fois dedans, vous vous laissez porter jusqu'à votre destination. Néanmoins, il vous est occasionnellement possible de modifier le sens de direction du tunnel grâce à un interrupteur.

Inutile de se presser, observez bien toute la salle avant de tenter quoi que ce soit.

Tournez méninges !

Attendez vous à réfléchir avec Portal 2 car les tests retords et tordus sont légion. Déjà que le premier volet offrait des niveaux se révélant assez difficiles et ce, juste avec le générateur de portails, vous devez ici jongler avec toutes les nouveautés présentes. Entre les lasers, les tunnels, les ponts de lumières et les gels, vos neurones vont être servis ! Heureusement, vous avez l’occasion de vous réhabituer au maniement des portails au début du jeu, sur moins d'une demi-douzaine de salles. Une fois complètement dans le bain, la difficulté commence à augmenter progressivement, on vous met à l’épreuve. Les niveaux sont de plus en plus ardus et au bout d’un certains temps, commencent carrément à vous retourner le cerveau dans tous les sens. Quand vous trouvez à force de persévérance et de réflexion la solution, vous réalisez que c’était simple comme bonjour. Ainsi, nous ne pouvons que nous incliner devant l’admirable ingéniosité des tests. Ces derniers sont d’une complexe facilité. De plus, chaque salle est unique en son genre. Jamais, mis à part au début, vous n’avez un sentiment de déjà vu et de répétition. Enfin, ne vous attendez surtout pas à être guidé. En aucun cas des indications sont présentes. Valve vous laisse vous dépatouiller tout seul jusqu’à ce que vous ayez épuisé toutes les options et trouviez enfin la bonne.

Ce genre d'attention fait oublier les textures parfois peu soignées.

Ô portail, mon beau portail

Les graphismes sont, avouons-le, certainement pas le point fort du jeu. En effet, le moteur graphique commence à prendre de l’âge et ceci se voit tout particulièrement sur le version Xbox 360. D’un autre côté, Portal 2 peut s’avérer être impressionnant et imposant. Il n’est pas rare de tomber sur des salles gigantesques, où les tuyaux transportant cubes, tourelles et gel s’entremêlent, se croisent, montent ou descendent. Dans ces cas là, les graphismes paraissent vraiment fins et soignés. Il en va de même pour la cinématique de fin, extrêmement bien réalisée et haute en couleur. Au final, les graphismes ne s’avèrent pas si laids que cela, même si par moments quelques textures paraissent être loupées, le reste est correct, bien qu’ils pourraient être un peu meilleurs. Mais qu’à cela ne tienne, la progression et la résolution des tests n’en est aucunement affectée.

Il est impossible de résister à la tentation de titiller de temps en temps votre partenaire.

A deux, c'est encore mieux

Si le mode solo ne vous suffit pas, il y a toujours le multijoueur. Il s’agit d’un mode co-opération, en écran splitté ou en ligne. Bien entendu, de nouveaux niveaux composent ce mode multijoueur et ces derniers ont été spécialement pensés pour être parcouru à deux. Vous incarnez deux robots, Atlas et P-body, tout deux équipés de leur propre générateur de portail. Le multijoueur reprend les mêmes mécanismes que le solo. C’est à dire les gels, les tunnels, les ponts, les lasers... Tout est réutilisé et repensé pour que le niveau se résolve à deux. Si vous jouez en écran scindé, vous devez parler, beaucoup parler avec votre partenaire car sinon vous ne vous en sortirez jamais. Dans le cas contraire, où vous êtes dans l’incapacité de discuter avec votre équipier car vous jouez en ligne, Valve a prévu quelques chose : un système de pointage. Ceci vous servira à dire à votre compagnon où placer un portail ou bien où aller. De plus, un décompte est disponible dans les cas où vous devez activer deux interrupteurs simultanément. A cela s’ajoute également diverses pitreries tels que des high five, des câlins ou des saluts. Choses que GLaDOS n’hésitera pas à vous réprimander car oui, elle est aussi présente dans le multijoueur. Avec ce mode co-opération, la durée de vie s’en retrouve doublée, si ce n’est plus, car y revenir sera toujours un plaisir. Les développeurs signent donc en plus d’une aventure solo complète et marquante, un multijoueur de qualité qui vous occupera pendant de longues heures sur des problèmes tordus. Après tout, ne dit on pas que deux esprits valent mieux qu’un ?
Les Plus
  • Le mode solo, beaucoup plus long que celui de son aîné
  • Le multijoueur excellent
  • Les nombreuses nouveautés
  • Le gameplay sans cesse renouvelé
  • Les interventions de Wheatley et de GLaDOS
  • La durée de vie
  • Les tests
  • L'ambiance unique
  • L'humour omniprésent
  • On ne s'ennuie jamais
  • La difficulté crescendo
Les Moins
  • Quelques textures peu soignées
  • Les rebondissements très prévisibles