Le chemin du pouvoir est long pour Dragon Age 2

07 avr. 2011
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Alors que les joueurs attendaient Dragon Age 2 comme une nouvelle référence des jeux de rôles HD, BioWare et EA nous proposent un second volet très décevant car probablement limité en temps de développement. On pourra reprocher au jeu beaucoup de choses, telles que la gestion des combats improbable ou certains paysages peu crédibles, Dragon Age 2 est cependant une suite nerveuse et ouverte au plus grands nombre (malgré l’interdiction au moins de 18 ans). On attend donc avec impatience, mais pas trop pour laisser le temps au temps, le troisième volet qui devra être excellent afin de reconquérir les joueurs.

Après le plébiscite de Dragon Age : Origins, auréolé du titre de meilleur jeu de l’année 2009, Electronic Arts et BioWare ne pouvaient s’abstenir de rééditer l’exploit avec Dragon Age 2 : Rise to power. Classé directement interdit au moins de 18 ans, le titre pouvait faire rêver les amateurs : trucider de l’engeance à grands coups d’épée à deux mains et démolir du dragon par avalanche de boules de feu. Oui, mais voilà, vitesse et précipitation sont les ennemis du développeur de jeu vidéo.

Bouges pas, tu vas goûter à mon épée à deux mains...

Voyage, Voyage !

L’histoire commence après l’attaque de Lothering par les engeances. Vous incarnez Hawke, un jeune réfugié qui doit fuir la ville à grandes enjambées. Vous partez dans votre périple accompagné de votre mère, de votre frère Carver, un guerrier, et de votre sœur, Bethany, une mage chassée par la Chanterie. Un long voyage vers Kirkwall, ancien fief de votre parenté, vous attend. Vous croiserez sur votre route Aveline, une redoutable guerrière. Vos premiers choix auront déjà des conséquences puisque si vous choisissez guerrier ou voleur, votre frère meurt et si vous choisissez mage, votre sœur trépassera durant l’introduction. Après un court flash, vous revenez un an plus tard, pour réaliser le premier acte du jeu, en quête d’un possible voyage pour les tréfonds, dans le but d'amasser de l'or pour votre avenir. Si l’histoire semble linéaire, elle est en fait racontée par Varric, un nain très partageur mais légèrement menteur, qui se voit interroger par une inquisitrice de la chanterie, ayant pour but de retrouver votre héros disparu après ses périples. Comme dans l’épisode précédent, vous serez amené à recruter de nouveaux membres pendant votre périple, avec leurs lots de quêtes annexes, tel que Meryl, une jeune et jolie mage archiviste ou Fenrys, un elfe dalatien guerrier pas très content.

Aucun risque de recevoir la boule d'énergie dans le dos, les tirs amis sont supprimés.

On prend les mêmes et on recommence... ou presque

Votre héros sera à votre guise homme ou femme, brun ou blonde, barbu ou moustachu. Mais surtout, vous aurez le choix parmi trois classes : Guerrier, mage ou voleur. En fonction de sa classe, votre héros se verra doter de capacités spécifiques propres à son rang. Ainsi, le guerrier commencera avec "frappe du pommeau", le voleur avec "fiole miasmique" (qui assommes les adversaires) et le mage avec le sort "onde mentale". Tous les niveaux, vos personnages gagnent des points de caractéristiques à répartir entre Force, Ruse, Magie..., et 1 point de compétence qui permet d’acquérir une nouvelle capacité ou, nouveauté de l’épisode, améliorer une compétence existante. Aux niveaux 7 et 14, votre héros gagnera un point de spécialisation pour débloquer des compétences supplémentaires, par exemple assassin ou meurtrier pour le voleur. Chaque personnage secondaire possède son propre arbre de compétences ou sphérier spécifique. Enfin, à chaque personnage correspondra une compétence particulière qui dépendra de l’évolution amicale ou rivale que vous aurez adoptez avec votre allié (et reprend aussi le principe de spécialisation de l’épisode précédent). L'autre nouveauté de cet épisode, c’est la roue de dialogue, empruntée à Mass Effect 2, qui permet de choisir vos réponses parmi une gamme de choix possibles : réponse sévère, gentil, juste, attaquer, demander à un allié de répondre, etc.

Avelyne a une compétence initiale en combat à l'épée et bouclier.

Premiers constats : c'est la cata !

Le jeu apparaît donc un peu plus pauvre que son prédécesseur. Avec un seul scénario de départ possible et une seule race à votre disposition, le scénario de base semble triste. Par contre, le système de combat est nettement plus dynamique que celui de son prédécesseur. Sur console, on se rapproche quasiment d’un hack’n’slash tellement le bouton A est utilisé, que se soit pour le mage, le voleur ou le guerrier. L’utilisation des raccourcis pour les capacités et sorts, renforce cet effet. De plus, si la mana se recharge seul, il faudra distribuer un certain nombre de coups de couteau pour pouvoir remonter la barre d'endurance du voleur. En difficulté normal, le joueur n'a quasiment pas besoin d'intervenir sur les ordres donnés aux alliés. Par contre, en mode difficile, le moindre petit combat peut devenir un guêpier, si vous n'organisez pas votre groupe correctement. De plus, en mode difficile, les différents défauts peuvent créer un réel problème. Je me suis retrouvé plusieurs fois avec un guerrier qui se battait seul sans ennemis ou mon mage qui, une fois sa barre de mana vide, attendait dans son coin qu'elle remonte paisiblement.

Fenris est plutôt bien fait, mais le second plan est vraiment terne et simpliste.

Paysages désolés et articulations bloquées

Au niveau des graphismes, le jeu souffre d’un manque développement certain. Si les villes et divers décors d’intérieur disposent d'un rendu relativement agréable, les parties extérieures restent vraiment simplistes par rapport aux autres titres du genre que se soit Divinity II : The Dragon Knight Saga ou Gothic 4. De plus, pour modéliser les différentes cavernes, les développeurs ont fait le choix du copier-coller. Ainsi, quasiment toutes les grottes ont le même plan, la même forme, les mêmes culs de sacs. Certaines parties sont juste obstruées par des portes en ciment prise rapide. Au niveau de l’animation des personnages, il y a eu un réel effort de modélisation effectué par BioWare, mais leurs mouvements souffrent eux aussi de l’effet bâclé tant la raideur des membres peut donner l’impression Playmobil. L’ambiance sonore est assez correcte, les bruitages de combats mettent aisément dans l’atmosphère. Enfin, le jeu rencontre un dernier problème au niveau des traductions des dialogues. Certaines phrases, en plus de perdre leur sens original, n’ont plus de rapport avec la conversation initiale.

Là les gars, je le sens mais alors pas du tout....

Météo Férelden : pluie de bonus sur l'ensemble du territoire

BioWare nous offre une farandole de cadeaux pour ce second volet. Une première série de cadeaux se trouve à l'intérieur du boîtier de jeu, résumée en deux codes. Le premier code permet le téléchargement de l'extension "Le Palais de la Perle Noire", qui vous permettra notamment d'invoquer un chien guerrier mabari. Le second donne accès à l'enregistrement de votre produit sur le site EA (après avoir valider votre inscription sur votre console). Un autre moyen d'obtenir des bonus est d'avoir téléchargé la démo disponible un bon mois avant la sortie. Le troisième moyen est d'avoir conservé votre sauvegarde de Dragon Age : Origins pour avoir l'armure "blood dragon". Le quatrième moyen se fait par le biais de Dead Space 2, après une connexion au serveur EA, afin d’obtenir l’armure d’Isaac. Et enfin, le dernier moyen, et qui est sans doute le plus intéressant, c'est Dragon Age Legends, disponible sur Facebook. Ce petit jeu consiste a faire évoluer votre perso ( mage, guerrier ou voleur) dans l'univers de BioWare. Combattez, effectuez des quêtes, développez votre château pour évoluer et vaincre les engeances. Il vous permettra d'obtenir quelques objets intéressants à découvrir par vous-même. En bref, une pluie de bonus assez facilement accessible.
Les Plus
  • Le jeu est plus ouvert pour les néophytes par un gameplay simplifié et l’absence des dégâts alliés
  • Ca défoule !
  • Les combats dynamiques
  • La roue de dialogue emprunter à Mass effect
  • La possibilité de charger votre sauvegarde de Origins pour faire correspondre l'histoire
Les Moins
  • Graphismes et décors nettement inférieurs à la concurrence
  • Absence de dégâts sur les alliés
  • Le scénario vraiment léger pour une suite
  • Le mode nuit qui s’active en cliquant sur un bouton
  • Trop de PNJ muet et sans influence
  • Les traductions mauvaises
  • Les copiés/collés des cartes et décors de cavernes
  • Les réactions parfois improbables de vos personnages durant un combat
  • Les personnages de Awakening et Origins sont trop différents

À propos de l'auteur

Si kharg était un jeu vidéo, il serait sans doute un jeu de rôle, un peu long au démarrage, rébarbatif dans tous ces abords et surtout où il faudrait chercher dans tous les coins pour trouver les trucs sympas. Un peu à l'image de Final Fantasy VII en réalité.

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