Mercenaries 2, l'action brutale

09 oct. 2008
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De bonnes idées, une mauvaise réalisation : c'est tout le drame de Mercenaries 2. Véritable foire aux bugs, cette suite ne tient malheureusement pas ses promesses. Malgré une liberté d'action géniale et une ambiance de guerre parfaitement retranscrite, Mercenaries 2 souffre d'aberrations impossibles à pardonner : problèmes de script, réalisation graphique en dents de scie, intelligence artificielle à l'ouest : c'est trop ! Un beau gâchis.

Même s'il n'est pas resté dans les annales, Mercenaries était un bon petit jeu. Un pays énorme à parcourir, plein de véhicules, de bonnes missions, une ambiance prenante, c'était la première vraie incursion d'un GTA-like dans un cadre jamais exploité : la guerre totale, tout simplement. Mercenaries 2 reprend les mêmes bases mais se loupe lamentablement, la faute à une réalisation technique carrément à la ramasse. Explications.

L'entrée principale est déconseillée, sauf avec un tank.

Simple et efficace

Vous êtes un mercenaire. Votre employeur a préféré vous plomber les fesses plutôt que de vous payer. Vous allez vous venger. C'est simple comme un film de Steven Seagall et ça marche, du moins jusqu'à ce que les cinématiques commencent. Modélisation au carré, dialogues affligeants, doublage mauvais, la mise en scène est bien ratée. Par rapport au premier volet, c'est raté. Le système des factions est conservé, ce qui permet de louer vos services au plus offrant - en sachant qu'au fil des parties, le risque de vous mettre tout le monde à dos devient vraiment gênant. Rapidement, vous vous faites canarder à tort et à travers, même quand vous vous contentez de traverser le pays ! C'était déjà la force du premier volet, cette impression d'état de guerre et de danger permanent, et c'est encore l'atout principal de cette suite bien membrée.

Le moteur physique n'est pas toujours au point. Là, ça va.

Pas à la hauteur

Reste que si les mécanismes fonctionnent plutôt bien, avec des missions rythmées et des véhicules très variés, la réalisation est à la ramasse. Bugs consternant, notamment avec le moteur physique, graphismes moyens, intelligence artificielle de poulpe et problèmes en série (certains bugs bloquent carrément la progression !), c'est un véritable festival. En l'état, le jeu n'est carrément pas fini ; ceux qui ont joué à Boiling Point comprendront. Même le moteur physique pourtant spectaculaire est décevant. Si les bâtiments explosent de façon spectaculaire, les rebonds et les morceaux manquent clairement de vraisemblance. Plus gênant, il arrive que les véhicules s'envolent à cause d'une petite bosse de rien du tout, ce qui ne fait franchement pas sérieux. Selon les situations, c'est comique... ou déprimant.

Les motos font partie des nouveaux véhicules jouables.

Des idées mais pas de pétrole

C'est d'autant plus dommage que les possibilités ne manquent pas, quand il s'agit de remplir une mission. Notamment grâce aux véhicules : récupérer un tank ou un hélico est toujours aussi amusant, vu la puissance de feu qu'ils apportent. Les motos font une arrivée remarquée aussi. La conduite manque de punch mais c'est surtout la variété qui paye. En plus, les développeurs ont pensé à laisser une certaine liberté d'approche aux joueurs. Si un bunker vous gêne par exemple, plutôt que d'y aller de front, il est possible de charger une voiture bélier d'explosifs et de la balancer sur la cible - efficace, propre et spectaculaire. Mais ce genre de bonnes idées ne suffit pas à compenser la déception provoquée par quantité de situations où, pour X raisons, un script ne fonctionne pas correctement. Plus que jamais, un bon jeu est une question de finition - c'est là-dessus que se jouent l'immersion et le plaisir de jeu, tout simplement.
Les Plus
  • Le système des factions
  • Les 150 véhicules jouables
Les Moins
  • Quantité de bugs vraiment gênants
  • La réalisation graphique trop inégale
  • Un moteur physique souvent caricatural