Le vent en poupe
- Éditeur THQ Nordic
- Développeur Digixart Entertainment
- Sortie initiale 22 avr. 2026
- Genres Aventure, Indépendant
En 2021, DigixArt a marqué les esprits avec son proto-roguelite narratif Road 96. Friand d'idées farfelues, le studio s'était déjà essayé à un concept fort : une narration procédurale sous forme d'embranchements qui fonctionnait du tonnerre. Un pari réussi qu'ils décident de réitérer dans un tout nouvel univers assurément post-apocalyptique, et à l'esthétique – du néologisme des créateurs en personne – plasticpunk. Nouveaux enjeux et nouveau concept, la sortie de Tides of Tomorrow est un moment clé pour le studio montpelliérain. DigixArt doit prouver définitivement qu'il sait y faire en termes d'artisanat vidéoludique après le succès de leur précédent jeu.
L'histoire
Le principe
Une île faite de plastique, aussi belle qu'effroyable !

Dans sa forme à court-terme, Tides of Tomorrow est très simple. Vous allez visiter des environnements, lire des notes et discuter avec des personnages non-joueurs. Parfois, vous allez vous infiltrer, fuir, éviter des obstacles, faire une course, mais toujours avec simplicité. Néanmoins, ce n'est pas un défaut puisqu'il ne rentre pas, de cette manière, en conflit avec le Story-Link. Cette mécanique est suffisamment forte pour porter le jeu tout entier. Il est à noter le retour de certaines mécaniques de Road 96, comme le très chouette système de barre de colère dans certains dialogues. Celui-ci accentue très justement la tension d'une scène.
Le multi
Les actions des tidewalkers peuvent se révéler utiles.

Vous allez ainsi observer les actions d'autrui, comme autrui observera les vôtres. Une dynamique qui renforce les dilemmes pour la simple et bonne raison que vos choix pourront être remarqués par d'autres. À vous d'assumer vos actes et l'image que vous souhaitez renvoyer, tout en faisant votre possible pour rester en vie. Un équilibre qui ne va pas forcément dans le sens de votre volonté, et une expérience d'interprétation unique dans le jeu vidéo. Votre profil est tagué de titres résumant votre état d'esprit : pro-humanité, fauteur de troubles, survivaliste, et d'autres. Un vrai sentiment de communauté s'en dégage.
Pour qui ?
Les séquences d'infiltrations sont très mécaniques, mais fonctionnelles.
L'anecdote
Le paysage semble paisible, mais l'océan n'est pas votre ami.
L'interview
La plastémie n'a pas de pitié.
- Le concept du Story-Link fonctionne excellemment bien
- Un vrai sentiment de communauté
- L'univers plasticpunk somptueux
- Une excellente bande originale
- Une sensation de liberté
- Un peu touffu sur ses débuts
La plus grande réussite de Tides of Tomorrow, c'est de démontrer que l'équipe de DigixArt possède une patte bien à elle. L'expérience ne ressemble à aucune autre si ce n'est, logiquement sur certains points, à son grand frère Road 96. Avec beaucoup d'ambitions et d'autant plus de risques, Tides of Tomorrow offre un concept tout simplement inédit : le Online Story-Link. Votre partie est impactée par d'autres joueurs, et vos actions impactent celle des autres. Le cœur de jeu fonctionne avec brio, avec une réalisation splendide. Esthétiquement, DigixArt met en scène avec émerveillement et effroi un monde fait de plastique. Le message écologique est on ne peut plus clair. Avec tout ça, aucun mot n'a été dit sur la musique. Mais voici une autre signature du studio : la bande-son est exceptionnelle !