Disgaea 2 : Chronique d'un hit annoncé

29 déc. 2006
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Sachez que vous avez toujours la possibilité de demander une audience à l’assemblée pour obtenir de nouveaux combattants, créer de nouvelles classes ou encore, pour obtenir des armes plus puissantes dans les magasins. Vous serez souvent amené à soudoyer les députés pour avoir ce que vous demandez. Un autre système qui rallonge énormément la durée de vie de Disgaea 2 : l’Item World. L’Item World a pour principale fonction d’augmenter le niveau de vos armes à travers des niveaux créés aléatoirement. Cela vous permet par la même occasion de faire monter vos personnages de niveau. Nouveauté par rapport au premier volet vous pouvez rencontrer des pirates et leur voler une carte au trésor, à vous de toutes les récupérer pour obtenir le bien si convoité. Il existe aussi le Dark World où vous avez la possibilité de combattre dans les lieux déjà visités des ennemis bien plus puissants. Il est impossible de décrire toutes les possibilités offertes dans ce jeu tant il y en a. Si l’histoire principale se termine assez rapidement, Disgaea 2 a une durée de vie quasi infinie pour qui veut le finir à 100%. C’est donc bien plus qu’une suite que nous offre là Nippon Ichi Software, c’est un véritable hit ! Si le jeu peut paraître complexe au début, ses possibilités et sa diversité en font vite un titre à posséder pour tout fan du genre. Avec son histoire attachante et loufoque, ses musiques de qualité, son gameplay réglé à la perfection et sa durée de vie impressionnante Disgaea 2 est sans nul doute le meilleur jeu de rôle tactique jamais sorti en Europe.


Les jeux de rôle tactiques sont assez mal représentés dans les catalogues des consoles de salon. Mais depuis quelques années, le développeur japonais Nippon Ichi Software s’efforce de changer la donne. Son premier titre du genre sur PS2, Disgaea, s’est fait remarquer par sa qualité intrinsèque et surtout par son humour décalé. Après deux autres titres, cette équipe revient avec Disgaea 2. Simple suite marketing ou véritable hit, cet épisode suivra-t-il les traces de son aîné ?

La zone rouge vous indique les déplacements que peut faire le personnage séléctionné.

Une ressemblance plus que frappante

Après quelques minutes de jeu, vous constatez qu’il ressemble énormément au premier volet : les graphismes sont les mêmes à peu de choses près et le système de jeu est à l’identique. Il n’y a en effet que très peu de changement mais cela ne choque en rien et personne ne s’en plaint car Disgaea premier du nom est réputé pour avoir le meilleur système de jeu du genre. Alors pourquoi changer ? C’est sûrement ce que les développeurs se sont demandés. Il est difficile de leur donner tort mais quelques nouveautés auraient été les bienvenues. Les déplacements se font case par case sur une sorte de damier. Les différents protagonistes arrivent sur l’aire de combat à partir du même endroit dans l’ordre de votre choix, leur nombre étant limité à dix. Vous pouvez déplacer et commander une action (attaque, défense, coups spéciaux, magie) à tous vos personnages, ceux-ci ne réaliseront ce que vous leur avez demandé qu’après avoir validé la commande "Execute". Une fois celle-ci enclenchée, les combattants font tous ce que vous leur avez demandé dans le même ordre. C’est ainsi que vous pouvez réaliser des combos dévastateurs et autres attaques spectaculaires.

Vous êtes seul pour vous défendre devant le tribunal des démons.

Une belle histoire d’humour

Dans le jeu vous dirigez Adell, le dernier humain de son monde. En effet, le grand seigneur des démons étend son pouvoir et tous les humains se transforment inexorablement en démons. Au début de l’aventure, épaulé par sa famille adoptive, Adell tente de faire apparaître devant lui le seigneur des démons à l’aide d’une incantation. Malheureusement pour notre héros c’est Rosalyn la fille du grand seigneur qui apparaît. Du fait de l’incantation, ils se retrouvent tous les deux liés et sont obligés de rester ensemble. Adell propose donc à Rosalyn de lui indiquer la route vers le manoir de son père en lui promettant sa protection tout au long du voyage. Ne pensant qu’à rentrer chez elle et étant certaine que son père ne fera qu’une bouchée du jeune héros, elle finit par accepter. Evidemment, tout au long de l’histoire, la vision de Rosalyn, comme celle d’Adell, va changer et une certaine complicité va naître. Mais c’est sans compter sur la bonne dose d’humour que les développeurs ont insufflé au scénario. L’histoire est remplie de moments cocasses et de quiproquos qui vont vous faire bien rire pour peu que vous parliez un minimum l’anglais. Car comme son aîné, Disgaea 2 est intégralement en anglais. Notons l’effort de proposer au joueur les voix en version japonaise ou anglaise.

Voilà à quoi ressemble une "Tower Attack", une des attaques les plus puissantes.

Les Géosymboles késako ?

Dans cet épisode, vous retrouvez les géosymboles, des petites pyramides qui sont disposées sur le terrain. Chaque géosymbole a un effet qui affecte soit vos combattants soit les ennemis : augmentation des statistiques de combat, gain d’expérience à chaque tour, ou encore, interdiction d’utiliser la magie ou des armes à distance. Ces géosymboles n’affectent que certaines cases sur le terrain (elles sont alors colorées). La finesse du système est que vous pouvez déplacer les géosymboles pour qu’ils affectent d’autres cases. Vous pouvez aussi les détruire, mais ça aura pour conséquence de faire exploser les cases colorées qui infligeront des blessures à n’importe qui se trouvant dessus (amis ou ennemis). Autre système incontournable : le porter/jeter. Vous pouvez faire qu’un de vos combattants en porte un autre pour le jeter plus loin. C’est en effet très utile si un de vos personnages n’avance pas très vite sur le terrain ou si un obstacle lui barre la route. Une des nouveautés du jeu est qu’un des personnages peut porter tous les autres : comme une courte échelle, les différents protagonistes sont les uns au-dessus des autres. Lorsque celui qui se trouve tout en bas de l’échelle attaque un ennemi, celui-ci est propulsé jusqu’au second qui l’attaque en l'envoyant au combattant suivant et ainsi de suite. En résulte une "Tower Attack", l'une des attaques les plus dévastatrices du jeu.
Les Plus
  • Le scénario et l’univers à l’humour omniprésent
  • La durée de vie
  • Le système de combat complet
  • L’étendue des possibilités offertes dans le jeu
Les Moins
  • Jeu réservé aux anglophones
  • Un peu plus de nouveautés par rapport au premier volet auraient été les bienvenues