Space Hulk : Deathwing

20 mars 2015
Rédigé par
Prévu sur

Déploiement d'ailes

Un FPS tiré de la licence Warhammer, c'est le pari risqué du studio français Streum On. Se basant sur le jeu de plateau éponyme, Space Hulk : Deathwing en reprend les éléments essentiels pour proposer un titre bourrin, parfois tactique et très souvent coopératif. Aperçu.

Un space marine c'est costaud et bien armé.

Space Muscle

Si vous connaissez un tant soit peu la licence Warhammer, vous ne vous étonnerez pas de l'aspect démesuré du Space Hulk de Streum On. Adieu le RTS place au FPS comme l'avait fait Star Wars : Republic Commando en son temps. Sauf qu'ici les troufions sont des Space Marine, la crème de la crème, les gardes personnels de l'Empereur dieu. Deux mètres quarante de muscles renforcés par une cuirasse "terminator" et équipés d'armes plus puissantes les unes que les autres. "Oui, mais le jeu ne s'appelle pas Space Marine !" C'est vrai, Space Hulk fait référence au jeu de plateau du même nom. Il s'agit d'explorer un agglomérat de vaisseau qui se sont agrégés au fil des siècles. Vous incarnez un Space Marine aux pouvoirs psychiques accompagné de trois acolytes. Vous devez lever le mystère qui plane sur l'existence d'armes biologiques, des monstres capables de disséminer l'Empire. À travers ce dédale, à vous d'éradiquer la menace, à coup de masse, lance-flammes, mini gun, etc. Eh oui, on n'a rien sans du bon matériel de destruction massive.



Logo

Le niveau de détail des armures est déjà élevé.

Unreal Engine 4

Pour les papas de E.Y.E. Divine Cybermancy, c'est un profond changement que de travailler sur Space Hulk : Deathwing. Fini le moteur Source, place au puissant Unreal Engine 4. Cela implique forcément une adaptation mais croyez-nous, d'après les premières vidéos que nous avons pu approcher, ils s'en sortent plutôt bien. Mais ce qui frappe de prime abord, c'est le paradoxe entre l'immensité des décors et l'effet claustrophobie qui en ressort. L'agglomérat de vaisseau est un vrai labyrinthe bardé de portes. Cela fait un peu penser à la course poursuite d'Alien III entre les humains et l'alien chafouin. Revenons à nos moutons, ces portes font partie intégrante du gameplay. Car elles peuvent être ouvertes ou fermées, mais une fois close impossible de les ré-ouvrir à moins de les détruire. Et c'est là que cet élément devient important. En effet, à vous de bien gérer l'accès aux couloirs, ainsi que les déplacements de vos coéquipiers en solo. Sinon vous serez vite submergé de bestioles en tout genre.



Logo

Ces monstres vont vous donner du fil à retordre.

Bestiole intelligente

Le bestiaire influence évidemment votre progression dans les couloirs oppressants. Il participe à cette impression générale, et est responsable de la difficulté du jeu. En effet, les développeurs ont décidé de mettre en place une intelligence artificielle dynamique, donnant aux monstres la fâcheuse tendance d'apparaître dans votre dos, ou de se regrouper en très grand nombre pour mieux vous harceler. De toutes tailles, au corps à corps ou à distance, ils sont pour la majorité d'entre eux très résistants, à l'instar des plus gros qui joueront alors le rôle de boss.



Logo



S'il reste encore beaucoup de travail, Space Hulk : Deathwing promet déjà des parties tactiques, bourrines avec un feeling des armes conférant une réelle impression de puissance que ce soit les épées, les marteaux, les mitrailleuses et le lance-flammes. Voici donc ce qui s'annonce comme le retour du BFG dans un jeu difficile et orienté coop. En tous cas, Space Hulk a toute sa place dans le paysage du FPS actuel, notamment face à un certain Evolve déjà bien implanté. Mais il faudra encore patienter jusqu'à la fin de l'année 2015 pour savoir si le titre de Streum On pourra rivaliser.