Blackguards

15 déc. 2013
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L'ancien a du bon

Blackguards a la particularité d'être un jeu de rôle proposé par une équipe spécialisée dans le point & click et la résolution d'énigme, à savoir Daedalic. Transposé au jeu de rôle à l'ancienne, vous pouvez logiquement vous interroger sur la légitimité de ce titre. Mais non, de ce que l'on a vu, ne vous inquiétez pas et préparez-vous plutôt à plonger !

Jusqu'à sept compagons pourront se joindre à vous.

Une sombre histoire

Si vous aimiez l'humour coloré de Deponia, rebroussez votre chemin. Blackguards est servi par une ambiance sombre et un univers froid. La cinématique d'introduction voit un loup attaquer et éventrer une jeune femme et la laisser pour morte. Cette jeune femme était votre meilleure amie et vous êtes en plus accuser de ce meurtre, dû à l'absence de trace de morsure notamment. Vous vous retrouvez avec moult questions et en prison bien évidement. Bien décidé à laver votre honneur, vous décidez de sortir de prison aider de Naurim, un nain et de Zurban un sorcier coureur de jupons. C'est donc avec une équipe de mauvaise compagnie que vous allez vivre votre aventure. Enfin aventure, pas vraiment puisque le jeu est tourné vers les combats et la gestion de vos équipements, et seulement ça.

Les scènettes entre les combats sont rapides mais réussies.

Du grand classique

Blackguards vous propose un système de jeu qui rappellera de bon souvenir à nombre de joueur PC d'un autre temps. Il s'agit d'un jeu de rôle stratégique au tour par tour. Entendez par ce terme des combats au tour par tour avec des déplacements limités en nombre de cases. Pour le côté jeu de rôle, vous commencez par créer un personnage parmi trois classes distinctes mais habituelles : le mage, le guerrier et le chasseur. Avec une possibilité de choix d'apparence homme et femme et quelques visages prédéfinis, la création n'est pas folichonne mais correcte. Par contre, la fiche de personnage est un vrai régal, tant les détails et les évolutions possibles sont nombreuses. Tous les Ap gagnés sont utilisables dans les différents catégories qui sont les capacités, les armes, les sorts, les capacités spéciales. Vous pouvez par exemple augmenter l'habilité du personnage aux maniements de l'épée pour le combat au corps à corps ou choisir de favoriser le combat à distance avec l'arc. Vous avez de multiple choix dans toutes les catégories pour qu’aucunes parties ne se ressemblent. L'ensemble des éléments vous laissent complètements libres de vos choix, ce qui est vraiment un plus pour ce jeu.

L'utilisation de l'environnement est primordiale pour une victoire sans trop de dégâts

Des bonnes idées

Si le jeu dispose d'une bonne dose d'éléments très classiques, Daedalic a aussi ajouté sa touche au genre. Ils insèrent plusieurs bonnes idées. Si nous n'avons pas pu tout essayer, certaines sont tout de même très sympathiques. Un système de lien entre les personnages a été mis en place. Ainsi, si vous refusez de faire une quête qui concerne une ex de Zurban, le mécréant boudera pendant le combat d'après et ne vous obéira pas. Cette relation entre les membres de votre équipe peut être un réel atout pour le jeu s'il est bien géré. L'autre bonne idée est les interactions durant les combats, non pas entre joueur, mais avec les éléments du décor. Ainsi en prison, libérer les prisonniers vous permet de distraire les gardes armés et de partir sans trop de combat. Vous pouvez aussi couper une corde d'un lustre pour le faire tomber sur vos ennemis et les assommer facilement. Toutes ses actions amènent une dimension puzzle aux différentes zones de combats qui peuvent paraitre parfois simplistes.

Le jugement dernier

Le nouveau titre de Daedalic a tout pour être un vrai succès auprès des joueurs habitués comme des rôlistes du dimanche. Le jeu montre plusieurs qualités qui font souvent défauts dans les jeux de rôles actuels. En zappant les cinématiques longues et couteuses, les développeurs semblent s'être réellement penchés sur le fond du jeu, à savoir le combat et les interactions. Reste à voir si les interactions entre personnages sont aussi poussées que durant cette phase Beta et si toutes les interactions de niveaux ne seront pas trop redondantes entre le début et la fin du jeu. Une affaire à suivre de très près !

À propos de l'auteur

Si kharg était un jeu vidéo, il serait sans doute un jeu de rôle, un peu long au démarrage, rébarbatif dans tous ces abords et surtout où il faudrait chercher dans tous les coins pour trouver les trucs sympas. Un peu à l'image de Final Fantasy VII en réalité.

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