Syberia 2 : l'aventure chez les mammouths

28 avr. 2004
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Benoît Sokal, auteur et directeur artistique du jeu, a été clair : Syberia 2 n’est pas une suite ordinaire, puisque c’est le second volet de l’histoire "Syberia". Débuté avec Syberia 1 (logique), le périple de la jeune avocate Kate Walker s’achève au pays des mammouths. Et ce n’est pas en trois clics que vous y parviendrez, bien au contraire. Le mammouth, ça se mérite !

 

L’origine du jeu

L’aventure Syberia est avant tout une bande dessinée, de Sokal. Le jeu en est l’accomplissement, en deux tomes. Nous découvrons donc le deuxième volet, qui débute exactement là où s’est arrêté le précédent (pour ceux qui ont un transsibérien de retard, un résumé de la situation vous rappelle ce que vous fichez là). Vous incarnez donc la jeune Kate Walker, avocate de son état, qui a dû - dans Syberia premier du nom - retrouver l’héritier d’une fabrique d’automates. Son périple la fait traverser géographiquement l’Europe mais aussi historiquement à travers des univers anachroniques : du début du XXe siècle en passant par les années 30 et la russie des années 50, ce sont autant de mondes dans lesquels le joueur est immergé. Bref, elle fini par trouver le bonhomme, lequel lui révèle un étrange secret : l’existence d’une île, Syberia, où vivent encore des mammouths.
 

Diantre !

Et c’est là que Syberia 2 commence. Ni une ni deux, la jeune femme s’élance à la recherche du mammouth disparu. Y parviendra-t-elle ? Mystère et boule de gomme. Elle est tout de même accompagnée de Youki, un brave animal fruit du croisement entre un phoque et un chien (!), du fidèle automate Oscar et du vieux Hans, le type qui croit aux mammouths.
 

Pas une révolution, une évolution

Ce n’est donc pas via une grande révolution graphique ou du gameplay que le studio québécois de Microïds a voulu démarquer Syberia 2 de son prédécesseur. Au mieux trouverons nous de nouveaux effets d’ombrage, d’animation... Mais pour un jeu d’aventure, Syberia 2 est déjà au top. Des cinématiques très réussies, des décors riches et variés, on n’en attend pas moins pour ce genre de jeux qui requiert patience et réflexion. Ainsi, si on bute sur une énigme tordue, on peut toujours admirer le paysage.
 

Oui mais…

Benoît Sokal tenait à ce que l’aventure se vive comme si on lisait une BD. Pas de fin multiple, donc, des cinématiques qui prennent le relais de la narration et un soin artistique particulier pour une totale immersion. Certes, mais qu’en est-il du jeu en lui-même, de l’interactivité, des puzzles ? A première vue Syberia 2 s’installe dans la lignée de son ascendant, à savoir marqué par des énigmes fortes qui demandent une certaine réflexion. Emmanuel Olivier, président de MC2-Microïds, souligne à ce sujet le développement certain de l’esprit communautaire à travers les forums dédiés à Syberia. Le rêve de Sokal serait que la suite du scénario s’écrive sur le net, à travers les messages des joueurs. L’aventure promet d’être longue... Y aura-t-il du mammouth au dîner ?

Ne manquez pas notre test sur Gamatomic qui vous en dira prochainement plus sur le gameplay de Syberia 2.