Goat Simulator : The Bundle

25 mai 2016
Testé par sur
Disponible sur
2

Une haleine de bouc

Difficilement classable en terme de style de jeu, Goat Simulator : The Bundle est aussi délicat à noter. Limité en intérêt et en plaisir manette en main, mais avec un concept fun et une variété d'univers, vous vous plairez à y passer quelques heures à scorer sur les différentes cartes. Mais l'ennui ne tarde pas non plus à vous faire poser la manette, l'ambiance sonore vous conduisant même à couper le son de la télévision par sa répétitivité et sa lourdeur. Difficile donc de vous le conseiller sauf si vous aimez marquer des points et que vous tolérez les nombreux bugs volontaires.

Après avoir rencontré un certain succès sur PC, le jeu du grand n'importe quoi débarque sur consoles avec ses deux extensions en bonus. Goat Simulator : The Bundle vous promet des séances récréatives manettes en main. Oui, mais pour quoi faire ?

Le principe

Venu d'un essai technique improbable, Goat Simulator est un jeu qui a pour unique but de vous faire scorer avec votre chèvre. Sauter, courir sur les murs, sur les pattes avant, lécher avec une langue improbable où bêler, autant d'actions qui vous permettront d’engranger des points en les enchainant au bon moment. Si vous êtes un poil perdu, le jeu vous propose quelques objectifs simples afin de vous familiariser avec la bête. En ajoutant au jeu un peu de yolo, votre chèvre peu quasiment tout détruire sur son passage et tout faire exploser : véhicules, personnages, petits bâtiments, etc. La sensation de jeu est alors assez bonne et il faut dire que certaines situations prêtent alors à de bon rire. Mais voilà qu'après la demie heure passée, la taille des deux cartes limitées et le manque d'intérêt rendent la chose moins amusante, et seul la recherche des succès est alors mis en avant dans un jeu finalement surprenant.

Heureusement, les deux extensions améliorent beaucoup l'intérêt du jeu original. Dans Goat MMO Simulator, vous retrouvez votre chèvre dans un monde médiéval fantastique où vous allez devoir accomplir une série de quêtes loufoques pour grimper en niveau. Tous les codes des RPG y sont inclus que ce soit le choix de votre classe de chèvre, les PNJ qui donnent des quêtes, votre maison, les guerriers ou les boules de feu. Le tout dans un grand n'importe quoi caractéristique de la licence Goat. Le score est ici remplacé par votre niveau, la carte y est bien plus grande et les actions plus nombreuses et plus déjantées. Terminer les quêtes paraient alors plus amusant et finalement cette extension est bien meilleure que le jeu de base.

Dans GoatZ, vous subissez l'invasion zombie. Enfin vous ne la subissez pas, vous la provoquez ! L'extension se sépare en deux cartes aux tailles conséquentes (mais finalement identiques). Vous avez la possibilité de vous balader avant la contamination. Il s'agit alors du même jeu de scoring que Goat Simulator avec un objectif supplémentaire : contaminer les passants pour répandre la maladie. Une fois suffisamment de monde contaminé, vous revenez sur la même carte mais le jour d'après. Les humains sont remplacés par des zombies qui vous attaquent, il y a des barricades partout dans la ville et il vous faut survivre par tous les moyens. Pour cela vous devez collecter de la nourriture, créer des objets pour vous défendre et d'autres pour tuer les mangeurs de cervelles. Un jeu de survie classique qui propose du challenge malgré tout, dans la continuité des deux jeux précédents.

C'est un oiseau ? C'est un avion ? Non, c'est une chèvre scoreuse !

Le multi

Autre amélioration depuis la sortie de Goat Simulator : vous avez maintenant la possibilité de partager ce grand n'importe quoi jusqu'à quatre joueur en local, juste au cas où vous auriez des amis chèvres. Le feu d'artifice à l'écran est alors à son summum pour des parties plus que délirantes.

Oui, oui, il s'agit bien d'un ours, l'affreuse bête mangeuse de miel !

Pour qui ?

Le conseiller à qui ? Difficile de répondre à cette question. Goat Simulator : The Bundle peut être franchement drôle mais lasser dans la quinzaine de minutes après son lancement si vous n'avez pas adhéré. À 20€ le jeu, le partager avec quelques amis alcoolisés lors d'une soirée parait être la meilleure façon de l'utiliser.

Ces courses de voitures vont vite devenir vos cauchemards.

L'anecdote

J'avoue, j'étais assez réticent fasse au concept du jeu et parcourir un simulateur de chèvre en mode yolo ne m'inspirait pas grand chose. Pourtant, rendu dans l'extension Goat MMO, j'ai dû me rendre compte que le concept était finalement plaisant voire amusant par moment. Ma frustration est venue de là où je l'attendais le moins : la physique du jeu. En effet, j'ai dû m'y reprendre à quatre ou cinq fois pour que la catapulte me balance en l'air et je ne vous parle pas de la course de voiture qui a duré 12 minutes à cause des contacts avec les trottoirs qui vous bloquent ainsi que les autres véhicules qui vous expulsent à 3 km du circuit. Une horreur donc !
Les Plus
  • Une bonne tranche de délire
  • Les deux extensions qui redorent un peu le blason
Les Moins
  • La bande son franchement lourde
  • Un manque d'intérêt sur la longueur hormis la chasse aux succès
  • Les nombreux bugs (volontaires pour la plupart)
  • La physique et la dynamique des corps, surtout dans les courses de voiture

À propos de l'auteur

Si kharg était un jeu vidéo, il serait sans doute un jeu de rôle, un peu long au démarrage, rébarbatif dans tous ces abords et surtout où il faudrait chercher dans tous les coins pour trouver les trucs sympas. Un peu à l'image de Final Fantasy VII en réalité.

Ses derniers articles :