Octodad : Dadliest Catch

11 mars 2014
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Développeur Young Horses
  • Sortie initiale 30 janvier 2014
  • Genre Inclassable

Bonne pêche

Octodad : Dadliest Catch est drôle, mignon et profite d'un concept plutôt malin et sympathique. Bien que sa durée de vie ne dépasse pas les quatre heures, nous vous conseillons de l'essayer : fou rire garanti. Si le gameplay se prête à l'humour il n'en est pas moins frustrant quand il s'agit de faire plus attention. Le manque de précision des commandes reste son plus gros défauts. Le travail effectué par la communauté apportera sûrement une plus-value à ce jeu déjà plein de charme.

Vous connaissez les "Machins Simulator", les jeux horriblement moche avec une gestion de la physique désastreuse ? Certains titres comme Surgeon Simulator et maintenant Octodad : Dadliest Catch s'inspirent de ces erreurs de codage pour en faire le cœur de leur gameplay. Dans le cas présent, c'est au service d'un scénario loufoque que les objets vont voler dans tous les sens.

L'histoire

Une famille américaine lambda coule des jours paisibles et vit un quotidien tout à fait ordinaire. Pas si ordinaire que ça en fait car le père n'est autre qu'un mollusque. Il tente tant bien que mal de cacher cette vérité à sa femme et ses deux enfants depuis près de dix ans. Déjà que les tâches ménagères ou l'utilisation de la machine à café ne sont pas toujours évidentes, imaginez pour une pieuvre se faisant passer pour un homme. Un beau jour, sa femme, prénommé Scarlet, lui propose de visiter l'aquarium de la ville avec les enfants. Contraint d'accepter, notre mollusque sur deux pattes va devoir en découdre avec les exigences de sa famille, des scientifiques curieux et un méchant cuistot prêt à tout pour le transformer en calmar frit. Ce pitch totalement loufoque est amené avec beaucoup d'humour et de tendresse. L'ambiance colorée du titre lorgne également dans ce sens.

La référence est explicite

Le principe

Vous contrôlez donc Octodad, dont la mission consiste à rester incognito et à faire les choses le plus normalement possible. Et cela s'avère particulièrement difficile. Rien que de coordonner vos jambes, pardon vos tentacules, demande un temps d'apprentissage assez long. Il faut dire que la physique du jeu ne vous aide pas. Tous les objets avec lesquels vous pouvez interagir n'ont aucun poids. Octodad se contrôle à la souris ou à la manette au choix. Cependant, la seconde option est préférable car elle vous permet de synchroniser les mouvements de vos bras et vos jambes. A la souris, cela vous demande de presser une touche pour inter-changer entre les deux parties du corps. Plus vous avancez, plus les situations sont périlleuses : il faudra donc du doigté pour ne pas rater complètement vos objectifs. L'action se passe sur une journée vous commencez donc par faire du café, puis vous ranger le jardin, faites des hamburgers à vos enfants, etc. C'est une fois rendu dans l'aquarium que les choses se corsent. Heureusement, les checkpoints sont nombreux et vous apprendrez vite de vos échecs. Ou alors, vous serez mort de rire tout en continuant à faire le plus de bordel possible. Attention toutefois, car la jauge de discrétion sanctionnant vos erreurs monte assez vite !

Le jardin : le lieu du grand n'importe quoi

Pour qui ?

Octodad s'adresse à un large public tant par sa direction artistique que par son gameplay déjanté : que vous soyez enfant ou adulte le jeu est vraiment drôle. Malheureusement, il ne dispose ni de doublages ni de sous titres en Français, ce qui le prive pour l'instant d'une partie du public hexagonal. Sa sortie sur PS4 rectifiera sûrement le tir. Vous pouvez lui reprocher une durée de vie un peu chiche mais au vu de l'engouement de la communauté PC pour ce titre, de nombreux mods et bonus verront sûrement le jour. De plus, les développeurs ont pensé aux speedrunners avec la présence d'un timer pour chaque niveau. Un mode coopération vous permet de faire l'aventure à quatre en contrôlant un membre du poulpe chacun. A noter qu'une trentaine de succès sont à accomplir.

Ahhhhhh !!!!

L'anecdote

Un des meilleurs passages de grand n'importe quoi reste celui de l'attraction dans de la forêt de Khelp au sein de l'aquarium : j'ai vécu un véritable parcours du combattant pendant lequel j'ai maudit maintes fois les tentacules inertes et les blurb incessants de cette pieuvre incapable. L'ascension d'une aire de jeu pour enfant la plus longue de l'histoire.
Les Plus
  • Un game design farfelu mais assumé
  • Une bonne dose d'humour
  • Plutôt mignon
Les Moins
  • Aussi court que l'ingestion de calmar frit
  • La jouabilité qui alterne entre hilarant et frustrant
  • Un peu trop cher
  • La fin bâclée