Goodbye Deponia

04 nov. 2013
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4

Fin délirante pour drôle de saga

Goodbye Deponia est une magnifique conclusion à la trilogie Deponia. Il reprend tous les ingrédients du succès du premier épisode à savoir l'humour, une très bonne bande son et de somptueux tableaux dessinés à la main. Goodbye Deponia se voit en plus doté d'une intrigue plus prenante et d'énigmes moins tirées par les cheveux. Un vrai régal pour tous et pour le coup, accessible à tous.

Voilà plus d’un an, sortait Deponia, un point & clic délirant, premier volet d'une trilogie. Un épisode non traduit plus tard, Daedalic propose maintenant le dernier volet d’une saga qui aura procuré plaisir au joueur et douleur aux méninges, tout en passant complètement à côté de sa cible à cause d’un second épisode manqué. Si chaque saga a son commencement, elle a aussi sa fin : Goodbye Deponia. Et quelle fin !

L'histoire

Pour rappeler brièvement l’histoire de base de la trilogie Deponia, vous incarnez Rufus, un anti héros malchanceux, égocentrique et complètement à l’ouest. Le jeune homme vit sur une planète poubelle dénommé Deponia. Le meloneux garçon ne vise qu’une chose dans sa vie : quitter ce maudit endroit pour Elyseum, un paradis dans les airs construit par l'homme. Dans le premier épisode, Rufus rencontre Goal, une jeune élyséenne et en tombe éperdument amoureux. Leurs mésaventures pour renvoyer la jeune fille là d’où elle vient occupent quasiment l’intégralité de l’épisode et les rencontres de personnages plus farfelues les uns que les autres sont légions. Dans Goodbye Deponia, vous retrouvez donc Rufus et Goal dans une situation quasi identique. La trame a légèrement changé et vous retrouvez la version élyséenne de Rufus qui a donné un faux rapport aux habitants de ce paradis terrestre pour faire détruire la planète poubelle car inhabitée. Cette trame de base va permettre de découvrir les plus sombres secrets d'Elyséum, et surtout de se payer une bonne et franche rigolade, dans des tableaux toujours aussi somptueux.

L'humour est toujours de mise.

Le principe

Pointer et cliquer ! Goodbye Deponia pourrait se résumer à ces deux actions mais il est bien plus que ça. Vous retrouvez bien entendu tous les mécanismes du point&click, chaque nouveau tableau découvert devant être fouillé en intégralité, puis les objets ramassés. Une fois que vous avez fouillé tous les recoins, retour à la case départ pour assembler tant bien que mal les différents éléments. La vrai singularité de l'univers créé par Daedalic vient de son côté délirant qui donne vie au jeu et aux intrigues. Pas question de simplement assembler un boulon et une clef de douze, non. Ici, il faut viser l'irréel à la limite de l'absurde. Un pélican se cache dans une poubelle ? Pas de soucis : un peu de sel et il s'en ira. Votre pièce est trop grosse pour passer dans le distributeur ? Un coup de papier toilette rugueux et l'affaire est dans le sac. L'humour, même s'il est parfois potache, rempli chaque instant du jeu ce qui lui donne une saveur toute particulière. Les mini-jeux de logique qui viennent clore les chapitres finissent de satisfaire votre égo complètement démesuré. Une vraie réussite, encore une fois.

Les mini jeux viennent ponctuer la résolution d'énigme.

Pour qui ?

Goodbye Deponia est un point&click franchement marrant et qui ne se prend absolument pas au sérieux. Plus accessible que Deponia, le public visé est alors vraiment ouvert même si pour apprécier à sa juste valeur le jeu, il est préférable d'être un adulte. Sinon, pas de restrictions particulières.

L'anecdote

J'avais gardé un très bon souvenir de Deponia l'année passée et c'est avec une certaine joie que j'attendais la suite et fin des aventures de l'intrépide Rufus. Après l'installation du jeu, je me suis lancé dans ma partie. Beaucoup de sourire derrière mon écran, quelques touffes de cheveux y passent mais rien de grave. L'épilogue passe, le premier chapitre puis le second. Tout ça sans me rendre compte que cela faisait bientôt cinq heures consécutives que je jouais à Goodbye Deponia. Et le pire, c'est que malgré cela, j'ai encore continué pratiquement une heure pour sortir Rufus de son mauvais pas. Vraiment prenant ce jeu !
Les Plus
  • Toujours aussi délirant
  • La bande son, un vrai régal
  • Les tableaux dessinés à la main
  • Les clins d’œils aux autres épisodes
  • L'originalité dans le déroulement
Les Moins
  • Certaines énigmes au delà du réel malgré une approche plus aisée