Castle of Illusion starring Mickey Mouse

30 sept. 2013
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur SEGA
  • Développeur SEGA
  • Sortie initiale 4 septembre 2013
  • Genre Plateformes

La magie opère toujours

Castle of Illusion assure le spectacle avec un respect exemplaire de l'univers Disney et du jeu original. Il pêche un peu par manque de cohérence dans la démarche de Sega qui oublie les enfants étrangers à la langue de Shakespeare. En soit, vous ne pouvez pas reprocher grand chose au titre qui se rapproche fortement de ce que vous attendiez de lui. Peut-être un peu plus d'audace aurait été la bienvenue afin de rallonger sensiblement la durée de vie d'une aventure assez courte à son origine, et d'avoir de vraies scènes cinématiques dignes d'un dessin animé plutôt que des images fixes.

Beaucoup d'entre vous se souviennent des très bonnes aventures vidéoludiques des personnages créés par Walt Disney sur vos machines de salon. Castle of Illusion sorti sur Megadrive et Gamegear est un des titres les plus choyés de la génération 16 Bits. Effet de mode oblige, Sega vous propose un remake (et non une mouture HD !) d'un de ses plus gros succès n'impliquant non pas un hérisson mais une souris : Mickey.

L'histoire

Mizrabel a enlevé Minnie pour lui voler sa beauté et sa jeunesse. Mickey prend son courage à deux mains pour réunir les sept joyaux disséminés dans le château des illusions. Méchante sorcière que voilà ! C'est donc le même pitch développé par le titre original, pourvu d'un enrobage narratif digne d'un conte. Le jeu dispose d'une introduction, malheureusement certains diront, en images fixes. L'ensemble des éléments retranscrits reprend la tradition Disney. En effet, le conteur intervient souvent, très souvent en voix off. Il commente toutes les étapes des aventures de Mickey en renseignant parfois le joueur sur la démarche à suivre, généralement la direction à emprunter.

Voici un exemple de l'utilisation de la 3D dans ce jeu.

Le principe

De son ainé, Sega Australia n'a retenu que la structure, les décors et les principes généraux du gameplay. Comme dans n'importe quel jeu de plateforme, vous devez donc parcourir les niveaux en franchissant les obstacles et en sautant sur les "ennemis". Mickey peut se servir des plateformes et des indésirables peuplant les niveaux comme des tremplins pour effectuer des doubles sauts. Seulement, ici, le jeu utilise adroitement le passage de la 2D et la 3D aussi bien en terme de décor que de gameplay. Par l'utilisation de la profondeur, ce Castle of Illusion dynamise son action, en empruntant des idées à droite, à gauche en faisant souvent mieux que ses concurrents. Par ailleurs, vous apprécierez le contenu bonus éparpillé dans les niveaux. Cela brise le principe de linéarité du jeu de plateforme 2D par l'utilisation de la verticalité et de l'horizontalité qui ne vous indique pas immédiatement la direction à prendre pour atteindre la fin de votre parcours. Comme la sélection des niveaux ne se fait pas à l'aide d'un menu, cela renforce cette impression, ce qui vous pousse donc à chercher les trésors cachés.

Les niveaux bonus sont souvent impressionnants.

Pour qui ?

A qui se destine Castle of Illusion ? Les "vieux joueurs" ne retrouveront pas forcément le sel du titre sorti jadis : le découpage des niveaux étant sensiblement différent avec, en sus, une difficulté amoindrie. Les plus jeunes joueurs ne pourront pas profiter pleinement du titre car les voix des protagonistes ne sont pas doublées. Dommage. Reste un bon jeu de plateforme qui pêche réellement par sa courte durée.

Tu dois trouver le nom de Dieu... Euh, en fin de compte, non.

L'anecdote

Les plus motivés d'entre vous chercheront les nombreux trésors disséminés dans les niveaux afin de pouvoir écouter la musique du jeu original avec les sonorités d'époque. Cela permet également de débloquer des costumes pour Mickey et sa fiancée.
Les Plus
  • Très joli et mignon
  • Fidèle à son ainé
  • Très bonne utilisation des décors 3D
Les Moins
  • Quelques imprécisions au niveau des sauts
  • Le jeu original disponible uniquement en précommande
  • Bavard et en V.O.S.T uniquement (eh oui, il faut penser aux enfants !)
  • Trop court