DuckTales Remastered

26 août 2013
Testé par sur
Disponible sur
3

Foi de canard, on se régale !

L'attente a semblé interminable depuis l'annonce de Capcom, il y a plusieurs mois. Le résultat est à la hauteur des espérances, DuckTales Remastered reste un excellent remake. Mais sans plus. Beaucoup de détails ont été conservés (jusqu'au bruit caractéristique de Picsou qui monte une corde) et la mise à jour du level design apporte un jeu riche et excitant. Cependant, l'extrême désarroi que le joueur peut ressentir face à un game over sévère à quelques endroits clés du jeu a de quoi décontenancer, et vient malheureusement ternir un peu l'ambiance bon enfant du jeu. À force d'essais et de persévérance, ces passages piège seront aisément maîtrisés. Bon Wayforward, à quand DuckTales 2 Remastered maintenant ?

Quel sacré roublard, ce Picsou ! Il n'a jamais assez de pièces pour nager dans son coffre, il lui en faut toujours plus. L'occasion pour vous de reprendre ses aventures avec DuckTales Remastered, une superbe réédition d'un succès planétaire à son époque. Ce jeu est idéal pour retomber en enfance, jouer à deux en se passant la manette quand l'un tombe dans un trou, ou encore apprendre aux plus jeunes deux maîtres mots du jeu vidéo : la dextérité et la persévérance.

L'histoire

Souvenez-vous, en 1989, sortait sur NES puis sur GameBoy Ducktales, une pépite de l'époque, concoctée par nulle autre que l'équipe en charge des Megaman. Dirigeant Picsou, vous vous aventuriez dans des contrées exotiques à la recherche de trésors, diamants et coffres cachés. Ce jeu de plateforme mythique a bercé notre enfance comme celle des membres du studio WayForward qui a remis les aventures de la bande à Picsou au goût du jour avec DuckTales Remastered. Vous démarrez à Donaldville dans le coffre de Picsou, en plein cambriolage perpétré par des dizaines de Rapetous. Une fois débarrassés, vous vous envolerez avec Flagada Jones, Riri, Fifi et Loulou vers les niveaux de l'Amazonie, la Transylvanie avec son château hanté, les mines africaines, l'Himalaya et bien sûr le mythique niveau de la lune. Mais comme Miss Tick ne vous laissera pas en paix une fois les trésors récupérés dans chacun d'eux, un sixième niveau, Le mont Vésuve, fera son apparition.

Boing, boing !

Le principe

Le jeu de plateforme "à la dure" fait un retour en force depuis peu sur les consoles de salon, entre les moult Mario et Rayman ou encore récemment Flashback HD, entre autres. DuckTales Remastered porte bien son titre : il s'agit de la version originale du jeu rééditée à la sauce actuelle : animations 3D pour des niveaux 2D. Pour les anciens combattants, certains passages seront familiers. En effet, WayForward a repris à l'identique les niveaux pour les agrémenter de passages supplémentaires ou plus longs. Une courte échappée en chariot dans les mines africaines en 1989 se transforme en un parcours d'obstacle plus long dans cette révision. Pour ceux qui découvrent totalement Picsou, ce palmipède senior ne se sépare jamais de sa canne sur laquelle il rebondit aisément, lui permettant de se débarrasser d'ennemis ou sauter sur des ronces. Elle peut également servir à taper dans des rochers. C'est d'ailleurs un des principes clés de DuckTales : tout est sujet à cacher un diamant ou un coffre. Tapez dans un tronc d'arbre et Picsou s'exclamera de joie en voyant en sortir un énorme diamant. C'est aussi en rebondissant un peu partout, parfois au-dessus du décor, que vous découvrirez Mamie Baba, porteuse d'une providentielle vie supplémentaire.

Ce boss est à classer dans la catégorie des pénibles.

Pour qui ?

DuckTales Remastered réussit le challenge de s'adresser aux très jeunes comme aux joueurs avertis, qui délaisseront quelques heures un StarCraft ou un Battlefield pour se replonger en enfance. Si les niveaux ne sont en réalité pas très longs, la durée de vie du jeu repose sur le faible nombre de vies offertes au joueur. Deux, en fait. Plus une bonus, à récupérer cachée dans le niveau. Résultat, certains passages un peu retors vous mèneront directement au game over. N'imaginez pas recommencer où vous êtes mort : le game over remet à zéro le niveau en cours. Une sensation que l'on avait oubliée depuis fort longtemps. Ne soyez pas surpris, par exemple, par cette plateforme à la toute fin de l'Himalaya qui requiert une précision de saut au pixel près. C'est vache, mais c'est le jeu. Les boss de niveaux sont dans la même veine ; une fois leur schéma d'action analysé, vous tenterez d'éviter leurs pièges, de plus en plus difficiles au fil du combat. Vous évoluez alors entre un sentiment d'angoisse et de (presque) rage lorsque vous perdez votre dernière vie face à un boss. Et une fois celui-ci enfin battu, vous retrouvez le stress de la sauvegarde. Imaginez la coupure de courant à ce moment là...

Une séquence de haute voltige.

L'anecdote

Dès la scène d'introduction, le générique vous revient immédiatement. Il en va de même pour les musiques des niveaux, re-composées sur la base des originales. Celles-ci peuvent d'ailleurs êtres débloquées une fois le jeu bouclé. Si Picsou est un canard très bavard, il est aussi ventriloque : les personnages ont des animations basiques ne comprenant pas la parole, dommage. Si les voix sont en anglais avec le casting d'époque, sachez que Philippe Dumat, qui doublait Picsou en français, est décédé en 2006. Les voix françaises n'auraient donc pu être reprises à l'identique, c'est peut-être mieux ainsi. Cependant, on peut regretter que le jeu 8 bits sorti sur NES n'ait pas été inclus au jeu, comme bonus à débloquer. Même si DuckTales Remastered est plus agréable à jouer, c'est un clin d’œil qui aurait éventuellement pu justifier un prix un peu élevé.
Les Plus
  • Le même, mais en mieux
  • Les musiques qui restent dans la tête
  • Tous ces trésors cachés !
  • Donne immanquablement le sourire aux lèvres
Les Moins
  • L'achat aurait été plus facile à 10€
  • Quelques rares passages au pixel près
  • Le jeu NES absent