Destruction, lourdeur et damnation pour Steel Battalion

09 juil. 2012
Testé par sur
Disponible sur
2

Enfer et damnation pourrait résumer ce jeu de Capcom pour deux raisons. La première par la difficulté du jeu qui va crescendo et qui permet de prendre du bon temps avec les bombardements, les tires ennemis et l'impression d'y être. La seconde à cause de la reconnaissance des mouvements allant du très bon au cauchemardesque, et qui, il faut l'avouer, mène souvent à l'abandon de la partie. Si vous parvenez à passer outre, Steel Battalion : Heavy Armor reste un jeu agréable proposant un challenge intéressant.

Le jeu de référence pour Kinect n'étant toujours pas sorti, c'est au tour de Capcom de tenter sa chance avec Steel Battalion : Heavy Armor. Le concept est sympathique : piloter une armure mobile. Remake d'un jeu d'un autre temps, un gros effort a été fourni pour l'adapter au capteur de Microsoft. Mais est-ce vraiment suffisant pour sauver ce jeu des méandres de la guerre ?

Les VT sont des machines impressionnantes.

Une idée sympa...

Steel Battalion : Heavy Armor vous plonge en 2082. Le monde se retrouve sans informatique suite à la propagation d'un virus qui pousserait à bout tous les utilisateurs de Facebook. Dans ces conditions, le black out général n'a pas trainé, ni le vieil ennemi communiste qui avait pris du retard au niveau des technologies. Donc finie la guerre technologique et retour en arrière avec de la bonne mécanique à l'ancienne. C'est ainsi que les chars se sont vus dotés de petites jambes. Vous incarnez un pilote de ces machines, le sergent Powers, trainant un passé un peu délicat. Vos ennemis à la bannière étoilée ayant profité de ce moment de faiblesse pour envahir les États-Unis, en tant que bon soldat américain, vous allez essayer de sauver votre nation. Après un petit tutoriel sur une base, vous êtes projeté en plein débarquement, comme en 1944 mais en un peu plus violent (vraiment plus violent). Dans les faits, ça se traduit par un style rétro qui vous replonge dans les guerres du milieu du siècle dernier. Le scénario de Steel Battalion : Heavy Armor en lui même n'a rien d’impressionnant mais il a un certain charme qui pourra plaire. Le mode coopération en ligne ajoute de la durée de jeu et des améliorations pour votre VT.

Le poste de pilotage n'est pas très impressionnant mais il est très complet.

Des bases solides...

La première impression face au tableau de bord de votre VT est une grande solitude : plein de manettes à tirer dans tous les sens. Vous devez garder la manette de la console dans la main et vous jouez assis. Toutes ces manettes ont une utilité, que ce soit pour vous protéger en fermant la grille vous permettant de voir, de désenfumer votre engin ou de sortir le périscope, afin de réaliser des tirs plus précis. La manette vous permet quant à elle de diriger votre engin sur le terrain, ainsi que, chose très importante, de tirer. Même si, il faut l'avouer, la manette vous gêne dans certaines manœuvres, elle permet de reprendre facilement ces marques, pratique pour se raccrocher au branche quand tout semble perdu. Mais cela, nous le reverrons dans la troisième partie. Le nombre d'action à effectuer dans votre VT est conséquent, quasi impressionnant si l'on prend on compte le peu de mouvement jusqu'alors disponible sur les autres jeux. De plus, le fait de jouer assis permet à Steel Battalion : Heavy Armor de créer sa niche, puisqu'il ne s'agit pas d'un jeu physique et basique, mais bel et bien un jeu destiné aux joueurs acharnés.

Pas facile de viser avec précision avec cette mire.

...et une jouabilité qui déçoit

Si tout semblait bien parti pour Steel Battalion : Heavy Armor, un grain de sable vient bloquer l'engrenage. Et ce point est très important puisqu'il s'agit de la reconnaissance des mouvements par le jeu. Un petit écran vous montre en haut à gauche vos mouvements, ce qui implique que la caméra kinect fonctionne bien. Mais la traduction à l'écran n'est pas toujours efficace. Au début de chaque lancement du jeu, vous calibrez la caméra avec votre position assise et debout. Si au cours de la partie, vous bougez de votre place pour une raison x ou y, la caméra est complètement perdue : les gestes se mélangent. En voulant tirer le périscope, vous passez en vue panoramique, voire même vous vous tournez vers vos compagnons. Vous sombrez alors dans une colère rouge qui fera voler des noms d'oiseaux dans toute la pièce. Pour reprendre votre partie, vous devrez d'abord vous calmer car l'empressement à faire un geste ne fait que dégrader les conditions de jeu. Et le fait de retrouver les contrôles via la manette aide grandement. L'idéal est alors de jouer par période courte, en restant fixé sur votre siège (de préférence une chaise plutôt qu'un canapé) et en libérant assez d'espace pour que la caméra ne rencontre aucun obstacle.
Les Plus
  • L'impression d'immersion dans une guerre destructrice
  • Le nombre de commandes à vous rendre chèvre
  • Les graphismes réussis pour un jeu kinect.
  • Le mode coop en ligne (même s'il est difficile de jouer avec des joueurs français)
Les Moins
  • Une reconnaissance des mouvements vraiment à la traine parfois
  • La difficulté de jouer avec la manette plus la kinect
  • Des objectifs pas toujours très clairs