Crash en direct pour JASF

23 mars 2012
Testé par sur
Disponible sur
1
  • Éditeur Deep Silver
  • Sortie initiale 1 mars 2012
  • Genre Simulation

Il est des jeux qu’il vaut mieux éviter d’acheter et JASF en fait malheureusement partie. Si l’annonce pouvait paraître alléchante et prometteuse, le résultat n’en est rien. Les missions sont des successions de répétition de destructions en boucle sans intérêt particulier. Le gameplay n’a rien de transcendant ni même de palpitant. Et si on aborde le sujet des graphismes, il serait préférable de passer son chemin. JASF est une vraie déception qui ne conduit qu’à un seul verdict : si vous le voyez en magasin, fuyez compagnons, fuyez !

Après un Ace Combat : Assault Horizon vraiment convainquant, c’est au tour d'Evolved Games de vous faire vivre votre destin de joueur à Mach 3. Avec une annonce accrocheuse, notamment sur la partie multijoueur, il ne vous restait plus qu’à enfiler vos combinaisons et à décoller façon Top Gun. Mais l'homme n'est pas fait pour voler et la gravité vous le rappelle vite. JASF ne tarde pas à rencontrer des zones de turbulences !

Vous avez à votre disposition environ 30 modèles d'avions.

Voyage au pays imaginaire

Le scénario de JASF vous plonge dans le conflit opposant le Nord et le Sud d'un pays imaginaire, l'Azbaristan. La gentille coalition de l'Ouest va venir aider le Sud à se libérer du Nord, actuellement sous l'emprise d'un vil dictateur. Un total de 16 missions vont se succéder entre destructions d'objectifs au sol et interceptions d'avions ennemis. Au sujet des missions, vous trouvez une certaine répétition dans la forme. Après un décollage et une phase de vol généralement en dessous du radar - pour atteindre l'objectif - vous allez faire et refaire des passages pour détruire des cibles en béton armé. Après la destruction des divers sites de soutien et des avions ennemis, vous tournez autour de votre cible jusqu'à vider une pauvre barre de vie. Si la phase de scénario vous a déçu, vous pouvez vous réjouir en voyant le mode multijoueur apparaître. Il vous propose quatre modes principaux du match à mort par équipe ou seul, à la destruction de la base ennemie en passant par le mode "rabbit", où un des concurrents est le lapin jusqu'au moment où il sera abattu, l'assaillant devenant à son tour lapin et ainsi de suite. Mais ce qui marque surtout, c'est l'absence d'adversaire sur le réseau...

L'arrière plan est vraiment des plus simplistes.

Roger, on a un problème !

Si la trame de départ de JASF peut sembler des plus basiques, l’énorme point - voire trou - noir de ce jeu est bel et bien le côté graphique. D’une part, parce que la qualité des détails n’est pas là avec des immeubles représentés par des cubes et des unités ennemies quasiment invisibles à l’œil nu. D’autre part par les énormes bugs apparaissant tout au long du jeu. La liste est longue mais vous pouvez apprécier notamment des cinématiques où les immeubles surgissent comme par magie alors que vous êtes en train de les survoler (méchant David Coperfield) ou bien encore les textures qui n’apparaissent que lorsque que vous approchez de très près. Le meilleur restant tout de même le trou noir. Des pans entiers de décors disparaissent sous vos yeux ébahis pour ne revenir que quelque temps après. Au niveau du gameplay, la jouabilité est des plus traditionnelles pour un jeu d'avion et relativement la même d'un modèle à un autre. Si vous rajoutez à cela des gros ralentissements sur certains passages de missions, des couleurs des plus fades et des plus tristes, sans oublier une ambiance sonore des plus monotones, vous obtenez sans doute l'un des jeux les plus mauvais de ce début d’année.
Les Plus
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Les Moins
  • Les graphismes dépassés
  • Les bugs d’affichages trop nombreux
  • Le manque d’intérêt des missions et de l’histoire
  • Y a t-il un pilote sur le réseau ?
  • Des avions en cartons
  • Le manque de dynamisme des combats aériens