Air conflicts : Secret Wars aurait peut-être dû rester secret

03 août 2011
Testé par sur
Disponible sur
2
  • Éditeur bitComposer
  • Sortie initiale 22 juillet 2011
  • Genre Action

Air Conflicts : Secret Wars n'est finalement pas là où l'on pouvait l'attendre. Le scénario et les scènes d'histoire sous forme de BD sont plutôt sympathiques, mais la réalisation et les graphismes se révèlent plus que moyens. Si vous y ajoutez une I.A. et un multi-joueur pathétique, vous obtenez un jeu d'avions plutôt anecdotique.

Air Conflicts : Secret Wars est un jeu d'avions se déroulant pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale. Si vous préférez les bi-plan au F14 et autres avions furtifs, Air Conflicts est sans doute l'un des jeux que vous attendiez le plus cette année. Micro application nous entraine au début de la Seconde Guerre mondiale, dans les méandres du conflit contre les Nazis.

Les ennemis sont assez variés : tanks, soldats, avions, bateaux, tout y passe !

C'était pas ma guerre, Colonel !

Air Conflicts : Secret Wars propose un jeu de combat en avion durant les deux guerres mondiales. Vous y incarnez Dorothy Derbeck, alias DeeDee, une jeune pilote kamikaze, fille d'un héros de la grande guerre, devenu contrebandière de whisky à défaut de trouver un véritable boulot en 1941. A la recherche d'argent pour engager un bon mécano, vous et Tommy, un ami de votre père, acceptez d'effectuer une mission pour l'armée à Tobrouk. C'est à ce moment que s'enchaine les galères et les prises de conscience sur les affres de la Seconde Guerre. Devez-vous rester indépendante face à l'ennemi nazis ? Qu'aurait fait votre père dans ce cas et surtout que vous aurait-il conseillé ? A travers cette trame plutôt sympathique pour un jeu d'avions qui nous évite d'incarner un simple soldat, vous partez à l'aventure pour 49 missions, avec le choix parmi 14 modèles d'avions. Les flashbacks sur le père de Deedee permettent de piloter les premiers coucous volants (les modèles Diabolo et Satanas). Les cinématiques, sous forme de dessins de bande dessinée, rappellent forcément Les Aventures de Tintin ou Blake & Mortimer, ce qui complète le charme du jeu. Tant mieux, il en faudra pour supporter la suite.

La vue cabine est l'un des éléments sympathiques du jeu.

Ça pique les yeux, Colonel !

Si les parties historiques et narratives sont plutôt sympathiques, la chute est très dur concernant la jouabilité et le graphisme. Pour ces derniers, Air Conflicts : Secret Wars ne vous offre pas de sublimes décors ou une modélisation parfaite. Les décors sont plutôt répétitifs, les unités au sol font même apparaitre des pixels, ce qui n'aide pas à se plonger dans l'univers de ce titre. Les avions, eux, sont relativement bien modélisées, ce qui est fortement appréciable au vue de la modélisation des chars d'assauts par exemple, qui ressemblent plus à un boîte à chaussure qu'à un engin destiné à la guerre. Pour la jouabilité, il n'y a pas de réel difficulté. Que vous choisissiez le mode arcade ou le mode simulation, la difficulté est ridicule. Les avions sont plus ou moins sensibles en fonction de leurs caractéristiques. On peut aussi regretter qu'il n'y ait pas d'atterrissage à réaliser, ce qui présenterait un réalisme et amènerait au titre un peu de piquant. Les missions s'enchaînent donc assez facilement tout au long du titre. Sauf pour les parties qui nécessitent une action particulière, comme bombarder une cible. La fin de mission ne s'enclenchera pas si vous tirez dessus à la mitrailleuse, à la roquette, ou si vous bombardez 3.5 centimètres trop en avant...

Aucune chance de percuter un adversaire de plein fouet ! Dommage.

C'est pas mieux en multijoueur, Colonel !

Le titre propose une partie multijoueur en ligne assez plaisante sur le principe, mais finalement assez décevante. Plaisant sur le principe car l'intelligence artificielle des ennemis en mode histoire est un peu limitée, voir inexistante. Se retrouver avec des vrais pilotes en ligne pouvait donc donner envie. Oui mais voilà, les parties en deathmatch se trouvent être plutôt longuettes, puisque la mitrailleuse n'est pas assez précise, les roquettes guère plus et les carcasses des engins suffisamment résistantes pour supporter plusieurs tirs de mitraillette. On pourrait alors penser que la différence se ferait au pilotage, mais là non plus, inutile d'essayer de passer entre les bâtiments ou de faire un looping pour semer votre assaillant, puisque tout le monde peut le faire. Les courses poursuites peuvent tourner cours, en chasse par équipe ou le jeu prend un peu plus d'intérêt. Mais là encore, ça reste trop juste à mon goût. En bref, on s'ennuie !
Les Plus
  • Les scènes façon BD un peu rétro
  • Le scénario plus frais que la concurrence
  • La vue cabine vraiment réaliste
Les Moins
  • Les sous-titres trop petits
  • Le multi n'a pas ou peu d’intérêt
  • Certains décors pas très beaux
  • L' I.A. pathétique
  • L'absence de colision entre avion
  • Les carlingues trop résistantes

À propos de l'auteur

Si kharg était un jeu vidéo, il serait sans doute un jeu de rôle, un peu long au démarrage, rébarbatif dans tous ces abords et surtout où il faudrait chercher dans tous les coins pour trouver les trucs sympas. Un peu à l'image de Final Fantasy VII en réalité.

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