SBK 2011 met la poignée dans l’angle pour vous séduire

02 juin 2011
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Même si cette simulation de courses n’atteint pas le niveau de Gran Turismo 5 ou de Need for Speed : Hot Pursuit, SBK 2011 est un bon jeu de moto qui ravira les amateurs du style et les néophytes. Relativement accessible par rapport à la concurrence, le jeu permet de se prendre pour Valentino Rossi sans trop de problèmes. Les options tels que l’activation de la musique ou les trois modes de jeux rendent la difficulté du titre intéressante pour tous.

Amateur de grosses cylindrées et d’hyper sportives, sortez vos casques et vos blousons en cuir, vos bottes de moto, SBK 2011 est de retour pour vous faire vivre des sensations de grand prix exaltantes et des freinages sur la corde. Le temps d’enfiler ma combinaison intégrale et je vous parle de la bête !

La position avec les pieds en l'air est particulièrement utilisée la première heure.

Plus tard, je ferais Jean Alésie : accélération et tout droit dans les graviers….

Les premières heures de SBK 2011 s’avèrent plutôt compliquées. Même si Milestone a inclut trois modes de jeu qui correspondent à des niveaux de complexité de conduites différents, les non-initiés finiront régulièrement dans le bas-côté. Le mode « bas » correspond à un mode de jeu arcade. La conduite est plus souple et le freinage plus tolérant pour que les novices puissent participer et s’amuser. Au contraire, le mode « haut » se rapproche de la simulation. Dans ce mode de jeu, la moindre erreur de freinage ou de trajectoire entraine la sortie ou la chute. Heureusement, une fois les commandes en main, le jeu devient agréable et les courses prennent alors tout leurs intérêt. En mode course libre, comme en championnat, vous retrouvez les grandes marques de moto, Yamaha, Ducati ou encore Suzuki, et leurs modèles de références : Cbr1000, GSXF 1000 ou YFZ 1.

Une place sur la première ligne est capital en simulation.

Valentino Rossi et Max Biaggi, me voilà !

Le mode carrière est bien fait. Après avoir créé votre pilote et l’avoir personnalisé (dans une certaine limite), vous signerez votre premier contrat professionnel en « Superstock » dans une équipe parmi un choix de trois. A vous ensuite de faire la différence, de marquer des points en réalisant l’objectif de la saison, celui de la course, comme vaincre votre adversaire direct, ou frimer pendant les courses (j’avoue que la roue avant fait son effet en sortie de virage). Durant les week-ends de courses, vous disposez d’essais et de qualifications pour prendre connaissance du circuit et tenter de faire le meilleur temps pour être en pôle position sur la ligne de départ. Une fois suffisamment de points engrangés, de nouvelles écuries vous contacteront pour les saisons prochaines et ainsi évoluer dans la catégorie reine : la « Superbike world championship ». En plus, lors de certains essais, votre équipe technique vous proposera de réaliser des défis afin d’améliorer les performances de la moto, par exemple de réaliser un temps rapide en utilisant le moins possible les freins. Le but : obtenir de meilleurs freins.

Sur une roue, c'est fun mais l'accident est vite arrivé.

SBK, c'est plus fort que toi !

En plus du mode carrière et des courses rapides, le jeu vous propose le mode SBK. Il s’agit de petits défis à réaliser aux quatre coins du monde réparti sur six niveaux, relevant à la fois de la vitesse pure, des capacités du pilote, de temps de passage entre deux bornes, mais aussi de conduite comme ne pas s’écarter de plus de 10 mètres de la trajectoire idéale. Si les défis peuvent paraître simplistes au début, ils se corsent au fur et à mesure du temps, pour vous permettre d'abord de progresser en qualité de pilotage, puis, de vous surpasser pour devenir le meilleur pilote. A noter que le jeu dispose aussi d’un mode en ligne assez complet, accessible à deux joueurs en écran séparé, qui vous permet d’affronter les joueurs du monde entier ou votre voisin, dans les modes "course rapide" et "championnat".

La pluie est un ennemi redoutable mais tellement joli.

Mince, j'ai encore des moustiques collés à la visière...

Les graphismes sont beaux mais sont loin d’atteindre ceux de la concurrence à 4 roues, notamment avec des tribunes de spectateurs franchement cubiques. Vous prenez malgré tout plaisir à avaler des kilomètres. Les machines sont bien réalisées. Je décerne notamment une mention TB pour le réalisme de la pluie avec les petites gouttelettes d’eau qui se déposent sur l’écran. Pour les bruitages, les sons sont assez réalistes. Vous reconnaissez assez facilement les 2 cylindres ou les 4 cylindres. La bande musicale est bonne, cependant, la musique a tendance à déconcentrer. Il est donc préférable, dans un premier temps, de jouer sans pour apprécier au mieux les difficultés de la piste et les rigueurs des virages en épingles.
Les Plus
  • C’est bon de frôler les 300 km/h sur le macadam sans perdre de points sur son permis
  • On s'y croirait...
  • Après 30 chutes, toujours pas une seule égratignure
Les Moins
  • Le réalisme de la simulation est perfectible
  • Les décors sont inégaux
  • Après autant de temps de jeu, je n'ai toujours pas un moustique entre les dents…

À propos de l'auteur

Si kharg était un jeu vidéo, il serait sans doute un jeu de rôle, un peu long au démarrage, rébarbatif dans tous ces abords et surtout où il faudrait chercher dans tous les coins pour trouver les trucs sympas. Un peu à l'image de Final Fantasy VII en réalité.

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