A fond les manèges avec Theme Park DS

15 mai 2007
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Toute la navigation au stylet s'effectue de manière incroyablement efficace, et vous jouez comme si vous aviez un curseur de souris au bout du doigt. Mais globalement, Theme Park DS n'est pas un jeu si drôle. Il a conservé ses aspects ennuyeux de la version originale, avec par exemple ses visiteurs très négatifs, sa gestion des données financières plutôt lourde, l'impossibilité de choisir où placer l'entrée des boutiques, et surtout une récurrence systématique des mêmes éléments de jeu au fur et à mesure des parcs débloqués. Si vous avez passé des nuits blanches sur la version PC ou Super Nintendo, mieux vaut en rester là, en conservant un excellent souvenir. Pour ceux qui désirent découvrir la série, cette version DS, grâce à l'apport des aides contextuelles, permet d'aborder le jeu si vous êtes totalement novice. Theme Park DS est déjà un premier pas vers le transfert de la série sur la Nintendo DS, espérons que des titres plus intéressants comme Theme Park World suivront, voire même des inédits.

Comme en 1994, vous débutez avec quelques poignées de dollars, un immense terrain vierge et des visiteurs qui trépignent déjà devant les grilles. Bâtissez à la hâte une attraction déplorable, reliez la file d'attente à un chemin tracé à la va-vite, fixez le prix d'entrée à 60$ et ouvrez votre parc : bienvenue dans Theme Park DS, copie quasi-conforme du titre original qui a fait un carton et risque de vous occuper un certain temps. Sauf si extirper par tous les moyens possibles l'argent de vos charmants petits visiteurs ne vous intéresse pas ?

La château gonflable : la pire attraction, mais indispensable pour débuter.

Un air de nostalgie

La musique lancinante vous revient aux oreilles, les attractions comme le château gonflable ou le serpent-toboggan s'affichent devant vos yeux, votre émotion atteint presque son paroxysme quand vous installez une frite à la sortie d'une attraction, en poussant le taux de sel à son maximum pour que les visiteurs, assoiffés, se ruent sur le vendeur de sodas juste à côté. Bien évidemment, vous avez savamment réglé le taux de sucre, pour que les clients soient bien excités et se ruent sur l'attraction suivante. Aaah, Theme Park dans les années 90, c'était la révolution du jeu de gestion ! Loin des tracas des Sim City et autres, ce jeu apporte joie et bonheur à des petits enfants bourrés de dollars qui vomissent à chaque carrefour. Theme Park DS n'a pas changé : mêmes pixels, mêmes attractions, quelques bugs en moins. C'était chouette il y a quinze ans. Mais aujourd'hui, voulez-vous vraiment replonger dans une aventure rétro, où les graphismes vieillots ont pris un coup et la difficulté extrême n'a pas bougé d'un iota ?

Vous êtes assisté même pour placer un animateur.

Il paraît que vous êtes devenu fainéant

En 2007, le joueur basique est fainéant. Il aime que les opérations fastidieuses soient automatiques, il aime que le jeu prenne vite et bien. Avec le mode facile, c'est possible. Même s'il n'est pas si facile qu'il en a l'air, ce mode vous évite la gestion des stocks, des actions en bourse, des différents apports monétaires, etc. La recherche et le développement sont automatisés, vous attendez donc que tombent les nouvelles attractions et commodités. Le mode extrême de simulation totale vous lance dans une partie avec tout à faire. Autant être prévenu : ce mode redoutable requiert un savoir-faire particulier en terme de gestion d'entreprise, tant les multiples possibilités tendent parfois à vous perdre. Le mode classique est donc un entre-deux équilibré, pas trop complexe en termes de gestion, ce qui permet de consacrer une grande majorité du temps à votre activité principale avec Theme Park DS : organiser, bâtir et améliorer votre parc d'attraction.

Bien salées les frites, n'oubliez pas !

Bienvenue à Consommation Land

Comme dans tout jeu de gestion, vous débutez sur un terrain vide. Le premier, situé au Royaume-Uni, est décrit comme "facile" dans le jeu. Il vous faut tout de même plus de deux bonnes heures pour atteindre les objectifs de rentabilité, sans compter tous les parcs que vous avez recommencés. Dans Theme Park DS, concentrez-vous prioritairement sur l'organisation de votre parc. Un schéma façon ville des Etats-Unis avec des chemins quadrillant le terrain où s'alternent attractions et lieux de restauration assure un premier pas vers la réussite. Gare à ne pas perdre vos visiteurs ni à les faire enrager à cause des parcours trop longs entre deux attractions. Des panneaux indicateurs peuvent les éclairer, mais notez que quoi qu'il arrive, vos visiteurs ont une fâcheuse tendance à râler. Tandis que votre charmante conseillère vous suggère d'augmenter le prix des glaces à 200$ (!), les petits bambins qui ont pourtant des milles et des cent en poche trouvent que vous faites trop de bénéfices. Du coup, ils ne consomment plus. A vous d'équilibrer le tout pour satisfaire vos visiteurs et votre comptabilité à la fois.

Dans une partie idéale, votre parc est beau. La réalité est toute autre.

Un parc sans visiteurs est un parc mort

Vous l'aurez compris, le véritable objectif de Theme Park DS n'est pas d'amuser les visiteurs, mais de faire du chiffre. Les attractions étant gratuites, c'est par toutes les activités connexes que vous aller en générer. Mais si votre parc est triste à mourir, personne n'y reste. Du coup, vous devez tout mettre en oeuvre pour garantir divertissement et longévité à vos attractions. Pour ce faire, investissez lourdement dans la recherche et placez toutes les attractions que vous pouvez. Malgré le fait que certaines soient jugées plus amusantes que d'autres, votre parc comporte toujours des zones chaudes et des lieux délaissés. Il est probable que sur la fin d'une partie, vous construisiez toutes vos nouvelles attractions sans que personne ne vienne les essayer alors qu'elles sont pourtant les plus amusantes. A nouveau, cela résulte de l'organisation de votre parc, qui doit pouvoir drainer les visiteurs vers les espaces fraîchement construits. De même, gare aux pannes fréquentes. Rien ne vaut une équipe solide de réparateurs prêts à dégainer la trousse à outils pour éviter l'effondrement pur et simple d'une attraction.
Les Plus
  • Un bon gros didacticiel pour les novices
  • Des retrouvailles si émouvantes
  • L'ouverture sur le monde merveilleux du marketing et du business
  • Une ergonomie parfaite grâce à la NDS
  • Mine de rien, vous vous amusez comme un petit fou !
Les Moins
  • Aucune évolution : impossible de tourner les bâtiments par exemple
  • Des visiteurs vraiment pénibles
  • Trop dur pour être tout le temps rigolo