Dead by Daylight

09 août 2017
Testé par sur
Disponible sur
4

Promenons-nous dans les bois et les années 90

Derrière un principe simple et sanguinolent, Dead by Daylight cache un jeu complexe qui peinera à séduire les joueurs du dimanche. Ici, rien n'est évident et les actions les plus simples s'avèrent vite punitives. Incarner un tueur redoutable est une chose ardue, que peu de joueurs pourront réaliser de la meilleure des façons. Pourtant, après quelques parties loupées, un plaisir s'installe dans la difficulté. Et quand finalement un tueur est maitrisé, c'est avec un certain sadisme que vous vous attacherez à ce rôle. De plus, même si vous n'êtes pas un champion, Dead by Daylight trouve un second souffle dès lors que vous mettez la main sur quatre amis qui y jouent. Car les petits meurtres entre amis, c'est mieux.

Sorti en 2016 sur PC, Dead by Daylight débarque fraîchement sur consoles pour bousculer nos habitudes. Si vous aimez les films d'épouvante des années 90, Starbreeze et Behaviour vous proposent de venir faire un petit tour dans leur salon des horreurs.

Le principe

Dead by Daylight va vous tourmenter, et c'est là son but premier. Vous incarnez victimes ou tueurs dans un jeu asymétrique en quatre contre un uniquement disponible en ligne. Une fois la partie lancée, vous voilà enfermé dans une arène (ferme abandonnée, marais...). À vous de jouer votre rôle : vous échapper avant l'aube ou tuer tous les innocents. Si ces deux rôles sont si différents, c'est sans doute parce que les victimes n'ont aucun moyen de défense. Ne comptez donc pas prendre un fusil à pompe pour tuer le psychopathe à vos trousses. Mais regardons ensemble d'un peu plus près chaque côté du couteau.

La réparation des générateurs est votre mission principale. Attention aux bruits !

Les Victimes

Victime est le rôle principal du jeu. Au nombre de quatre par partie, vous avez une meilleure chance de réaliser votre objectif en jouant en équipe. Et heureusement que vous n’êtes pas seul : pour sortir de votre enfer, vous devez démarrer cinq générateurs répartis sur la carte. Une fois tous en action, ils vous ouvriront la porte vers la liberté. Bien entendu, le nuisible qui rode aux alentours vous force à vous cacher régulièrement, à fuir ou à prendre des précautions particulièrement chronophages comme celle qui consiste à marcher accroupi. La survie le vaut bien ! En plus des générateurs, vous avez la possibilité de saboter quelques objets liés aux sacrifices rituels de votre hôte. Le tout pour marquer un maximum de points et ainsi espérer évoluer un minimum.

Avec un choix parmi sept victimes, les mécaniques du jeu s’installent pourtant dès l’écran d’accueil. Chaque victime possède des caractéristiques différentes qui permettront le succès de votre entreprise. Vous disposez aussi d’accessoires pour par exemple y voir plus clair ou soigner vos coéquipiers plus rapidement. Mais le facteur principal du choix de votre survivant vient des talents particuliers que chacun possède. Dwight offre à ses alliés d’infortunes à proximité des actions plus faciles à réaliser (réparations, soins ou sabotages). D'autres soignent plus vite et certains réparent avec des chances de réussites accrues, mais tout cela, c'est à vous de le découvrir. Lors des réparations, une phase de QTE vient rompre la monotonie du moment, au risque de vous faire perdre de précieuses secondes, voire même enclencher une légère explosion. L'ambiance est stressante et spécialement bien retranscrite.

Je crois que j'ai été un très mauvais tueur.

Les Tueurs

Être un psychopathe n’est pas si évident. Lâché dans l’enclos avec vos proies, vous avez au moins la bonne surprise de ne pas les voir se retourner contre vous avec un fusil ou un couteau. Mais ce n’est pas pour autant que les choses seront faciles. Car être un bon tueur est bien plus compliqué que d’être un bon survivant. La seule indication que vous avez pour trouver les proies est celle du bruit qu’ils font lorsqu'ils échouent dans leurs réparations. Et même si tous les moteurs sont indiqués sur la carte pour vous simplifier la tâche, les survivants sont avertis de votre approche par un lourd son de battements de cœur qui s’emballe. Lorsque vous parvenez enfin à repérer un survivant, il faut l'attraper pour le sacrifier à un monstre surnaturel. Mais là aussi, une série d’actions contextuelles réalisées dans un mauvais timing peut permettre aux faibles victimes de s’échapper.

Pour vous soutenir dans votre besogne, vous disposez heureusement d’une série de compétences liées à votre tueur. Largement inspirée par les films d’horreur des années 90, la panoplie de tueurs disponibles vous rappellera sûrement de mauvais souvenirs cinématographiques. De Massacre à la tronçonneuse en passant par Vendredi 13, toute une série d’éléments interviennent en clins d’œil sans jamais s’imposer comme guide de jeu. Entre le piégeur, le montagnard, l’infirmière ou le docteur, toute une liste de capacités et de possibilités s’offre à vous. Le piégeur dispose de pièges à ours pour ralentir les survivants, les blessés et ainsi suivre facilement leurs traces de sang. Le montagnard possède une tronçonneuse qui fait paniquer n'importe quel être humain grâce à son bruit très caractéristique. Si vous préférez la discrétion et l’invisibilité, le spectre sera votre meilleur allié. En plus de capacités propres, les tueurs disposent d'une vitesse améliorée ainsi qu'une fâcheuse tendance à repérer très facilement les traces de sang. Mettre la main sur un ou deux innocents se fait assez bien, en attraper quatre va vous demander bien du courage.

Une fois un survivant attrapé, il faut vite l'amener au point de sacrifice.

Pour qui ?

Derrière sa simplicité apparente et son gameplay finalement léger, se cache un jeu ardu et répétitif qui demande beaucoup d'organisation et de répétition pour prendre les précieux niveaux synonymes d'amélioration. Le problème, c'est que vous êtes vite une mauvaise victime et, côté tueur, c'est encore pire, vous rendant ridicule aux yeux de tous (en tous cas, ceux qui sont dans la même pièce que vous). La partie stressante du jeu relève le niveau mais est-ce que cela sera suffisant pour convaincre ? Dead by Daylight est un jeu qui n'est pas fait pour tout le monde.

Les compétences des tueurs amèneront des facteurs de stress supplémentaires à votre boucherie.

L'anecdote

Après des débuts plus que corrects en tant que survivant, je me suis glissé dans la peau de Spectre, le tueur capable de se rendre invisible. Aussitôt lancé dans ma partie, le seuil qui sépare le survivant du tueur m'a sauté aux yeux. Mes quatre survivants n'étaient pas vraiment disposés à se laisser faire : ils avaient tous atteint un niveau élevé pour leurs personnages. Sans bruit pour m'indiquer leur présence, ni même les avoir entraperçus près des générateurs, j'ai juste pu observer mes quatre innocents se faire la malle par un panneau grand ouvert. Les bras à pendre le long du corps, arme au sol, voila qui m'a permis d'apprécier mon premier déshonneur à sa juste valeur. Difficile ces premiers pas en tant que tueur, très frustrants même ! Heureusement que les parties se suivent et ne se ressemblent pas.
Les Plus
  • Un principe simple et facilement séduisant par son côté stressant
  • Un jeu difficile (qui laissera forcément des joueurs derrière lui)
  • L'impossibilité pour les victimes de frapper les tueurs
  • La variété chez les tueurs et les victimes, en compétence et en comportement
  • Un jeu qui a déjà bien évolué depuis la version PC
  • L'absence de didacticiel qui vous met en immersion dans la peau d'une victime novice
Les Moins
  • Pas très beau