Paris Games Week 2010

02 nov. 2010
Rédigé par , Padrax

Petit tour du salon

Le Paris Games Week vient de clore ses portes, et ces quelques jours auront été l'occasion d'en prendre plein les yeux, avec des jeux pour beaucoup sur le point de sortir. Car si le PGW est organisé par le SELL (Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs), il ne fallait pas s'attendre à prendre en mains autre chose des blockbusters à la sortie imminente. Les éditeurs ont un objectif clair : écouler leurs titres. Les visiteurs l'ont bien compris, le paquet a été mis en cette fin de moi d'octobre, peu avant les fêtes de fin d'années. Mais le visiteur n'est pas dupe, et est surtout là pour s'amuser. Le contrat a donc été clairement rempli !

Des lumières, des voitures, des jolies filles... Un salon de mecs ?

Paris Games Geek

Pour les amateurs de salon de jeu vidéo, le Paris Games Week s'apprente davantage au feu Micromania Game Show pour son aspect show-off qu'au presque familial Festival du Jeu Vidéo. Comprenez par là que l'on peut résumer le PGW en trois mots : des blockbusters, du bruit et... des babes ! Si vous comptiez discuter avec des game designers, rencontrer des créateurs de jeu : ce n'est pas vraiment le lieu idéal. Si par contre vous avez en tête des images de l'E3 et de ses moult stands aux ambiances variées : on s'en rapproche. Sans être immense, le salon donne tout de même l'impression d'accueillir les plus gros éditeurs du marché, chacun ayant fait de remarquables efforts pour donner une ambiance unique à ses stands autour des jeux. Vous pouviez par exemple vous essayer à Gran Turismo 5 dans des simulateurs sur verrins, danser sur Just Dance 2 sur une scène, tester WWE Smackdown vs Raw 2011 dans un ring, etc. Sans compter les nombreuses scènes et animations : concert en continu pour Rock Band 3, scène dédiée à Kinect chez Microsoft, plus les nombreuses hôtesses relativement peu vêtues dans l'ambiance de chaque titre. De quoi donner le tournis au geek de base.

Mais si le PGW représente 50% de paillettes et 50% de jeu, concentrons-nous tout de même sur ce deuxième point. Comme annoncé plus haut, la plupart des jeux jouables n'ont rien de très surprenant. Pas de grosse surprise en vue, que des jeux dont nous ferons des previews voire des tests (si ce n'est déjà fait) d'ici quelques jours. Aussi, nous vous proposons un rapide tour d'horizon des quelques titres ayant retenu notre attention.

Il y avait même une James Bond Girl à la retraite en guest star

Découvertes et déconvenues

Commençons par Activision, tout proche de l'entrée et semblait accueillir la foule de visiteurs avec ses nombreuses platines de DJ Hero 2. Chacun pouvait s'essayer au casque au mix sur ces nouveaux titres, tandis qu'un groupe descendait la playlist en envoyant les décibels. Juste à côté, des hommes en smoking, des jeunes filles en robe dorée : pas de doute, un gros stand dédié à GoldenEye 007. Fébrilement, nous attrapons les manettes classiques et démarrons une partie multijoueur. Depuis le temps qu'on l'attendait ! Notre sourire niais s'efface d'un coup. Ce GoldenEye revisité semble dépourvu du fun qui caractérisait son grand frère. C'est franchement déçus que nous reposons la manette après une partie molle, sans excitation, en attendant un test plus complet.

Du côté de chez Sega, les sympathiques hôtesses nous ont accompagné dans la découverte de divers jeux Sonic à venir sur Wii, DS et 360. C'est ce dernier que nous avons testé plus longuement : Sonic Free Riders, jeu de course de skate futuriste, fonctionnant avec Kinect. Sur la vidéo de jeuxvideo.com, on nous voit bien ne pas trop réussir à contrôler Sonic en arrière plan. Il semblerait que Kinect ait eu du mal à gérer les fortes lumières présentes sur le salon.

DK Country Returns met la banane

C'est dans les vieux pots..

Chez Nintendo, on a surtout apprécié Donkey Kong Country Returns. Complètement retro, il rappelle les belles heures de la Super Nintendo tout en s'adaptant au public et au matériel d'ajourd'hui. La Wiimote permet de contrôler Donkey, mais aussi de le faire sauter ou taper en la secouant. Pas trop compliqué, coloré, ce jeu va certainement finir sous beaucoup de sapins. L'autre titre phare du stand, c'était The Legend of Zelda : Skyward Sword. Une démo de quinze minutes maximum était proposée. Passé ce délai, peu importe votre progression durant ces minutes, la démo redémarre et vous devez passer le relais au suivant. Néanmoins, en quinze minutes, on a le temps de voir pas mal de choses. D'abord, dès les premières secondes on remarque que le jeu est coloré, avec une touche de cell-shading, particulièrement présent dans les derniers opus de la série. Ensuite, la maniabilité est au début un peu laborieuse. En effet, vous devrez jongler entre asséner des coups d'épées verticaux à vos ennemis ou bien horizontaux. Certes, il n'y a rien de compliqué la dedans, mais comme pour Kinect, les trop fortes lumières ont déréglées quelque peu le capteur de la Wii. Ce n'est donc pas dans des conditions optimales que nous avons pu essayer le nouveau Zelda mais quoi qu'il soit, cet opus semble prometteur et à moins d'avoir d'immenses projecteurs dans votre salon, vous ne risquerez pas d'avoir de problèmes quant à la maniabilité. Un titre pour tout âges et qui ne passera sûrement pas inaperçu. En preview bientôt sur Gamatomic.

Par contre hélas, pas de 3DS en vue. C'est très dommage de la part de Nintendo, qui avait pourtant déjà présenté ses prototypes dans d'autres salon. Cette absence remarquée semble concorder avec le manque d'informations concernant la sortie en Europe de la bête, Nintendo n'ayant pas voulu prendre le risque de devoir répondre aux questions à ce sujet.

Les lapins crétins revisitent l'histoire : ça a l'air fun

Ubisoft présente le multi d'Assassin

Du côté de chez Ubisoft, nous avons pu tester le multijoueur d'Assassin's Creed : Brotherhood. Une nouveauté pour la série, qui a su nous surprendre très agréablement. Avant d'aller éliminer vos compagnons de jeu à coups de lames cachées, vous choisissez quel personnage vous incarnerez durant la partie comme une courtisane, un médecin, un bandit ou encore un noble. A partir de ce moment, vous devrez traquer discrètement votre cible, dont le visage apparaît en haut à droite de l'écran, tout en surveillant vos arrières au cas où vous seriez pris en chasse. Mais attention : d'autres courtisanes, médecins etc se baladent dans la même ville ! Lorsque votre cible se trouve à quelques mètres de vous, le cercle désignant la direction et la proximité de votre cible se remplit entièrement. Vous êtes donc proche de votre cible et vous allez bientôt commettre votre forfait. Pourtant, un doute vous envahit. Vous ne savez pas quelle est votre cible. Or si vous ne tuez pas la bonne personne, vous perdez des points. Et cela nous est arrivé souvent car les personnages en quintuple dans quelques mètres carrés sont (trop) nombreux. Mis à part cela, pouvoir jouer contre nos voisins de stand a été une expérience plutôt galvanisante. Rapidité, précision et discrétion sont donc les trois maîtres mots du multijoueur d'Assassin's Creed : Brotherhood.

En attendant la démo, de quoi patienter sur le stand d'à côté

Deus Ex 3 : la grosse annonce

Square Enix était également de la partie pour nous présenter Deus Ex : Human Revolution. C'est dans une petite salle que le jeu était présenté par deux canadiens venus du studio de Montréal. La présentation a commencé par la bande-annonce du jeu, qui est avouons-le, bien alléchante. Après cette vidéo, deux démos se sont déroulées sous nos yeux sans que l'on ne puisse y toucher, malheureusement. Un level designer du studio de Montréal commentait pendant que le community manager jouait. La première démo était plus axée sur la recherche d'information. Le joueur devait parler au patron d'un bar. Pour cela, il devait poser des questions au personnel de l'établissement, s'informer auprès des consommateurs pour savoir où était le patron et comment lui parler. L'accent est mis sur les multiples choix laissés au joueur, qui peut parvenir à ses fins de plusieurs manières différentes.

La seconde démo était plus portée sur l'action. Le joueur avait pour mission d'infiltrer une usine sans se faire repérer. Les nombreux gardes furent alors réduit au silence grâce aux différents améliorations du personnages glanées pendant le jeu. De l'utilisation de lames rétractables au combat direct avec les poings en passant par l'utilisation d'une arbalète, le joueur a réussi à infiltrer le bâtiment sans ameuter la troupe. Après cette mission accomplie avec brio, la présentation s'est achevée nous laissant impressionnés par ce que l'on venait de voir. Deus Ex : Human Revolution est donc un titre qui fera du bruit et qui en ravira beaucoup. Plus de détails dans une preview complète très bientôt sur Gamatomic.

Chaque stand avait son ambiance propre

Sans oublier...

Outre ces gros titres, nous avons également vu Killzone 3, Dead Space 2, Crysis 2 et Kung Fu Rider mais plus rapidement. Commençons par Killzone 3. La démo jouable est la même que celle présentée à la GamesCom. Vous infiltrez une station dans les montagnes et vous dégommez à coups de grenades ou de mitraillettes tout les ennemis passant à votre portée. Après ces nombreux combats, grâce à votre jetpack, vous sautez d'étages en étages où vous attendent encore d'autres ennemis. Killzone 3 profite de bons de graphismes et d'un gameplay solide et fluide. A suivre de près donc. Par la suite, nous avons pu toucher rapidement à Dead Space 2 et à Crysis 2. Néanmoins, n'ayant pu que jouer seulement quelques minutes, il s'agissait surtout de constater que les recettes qui ont fait le succès de leurs grands frères sont toujours là. Attendons de voir la suite. Enfin, de tous les jeux PS Move présentés c'est Kung Fu Rider qui a le plus retenu notre attention... et encore, s'il était possible d'y jouer sans le Move ce serait mieux. Avec quelques difficultés de contrôle, vous dévalez les rues de Tokyo sur une chaise de bureau, en tenant d'échapper à la mafia. C'est simple, stupide, et fun. Un jeu sans prétention qui promet de bons moments.

Globalement, la tendance lourde de cette édition restera le jeu vidéo sans manettes, ou presque. Si l'usage de la Wii est entré dans les mœurs depuis quelques temps, l'arrivée de Kinect et du PS Move ont été très remarquées, tant les éditeurs ont misé dessus. Ce n'était pourtant pas le lieu idéal pour tester ces accessoires, qui semblaient ne pas apprécier l'éclairage trop puissant pour être suffisamment réactifs. Toujours est-il que jouer tout le temps debout ou le bras tendu, moi ça va commencer à me fatiguer !

Le PGW en vidéo

Un rapide résumé des stands en 3 minutes :