Borderlands : The Pre-Sequel !

30 nov. 2014
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Toujours plus loin, toujours plus haut

Avec Borderlands : The Pre-Sequel !, Gearbox Software et 2K Australia nous offrent une pure merveille du jeu vidéo. La recette marche toujours autant car les développeurs ont réussi à évoluer et à offrir une expérience totalement différente des opus précédents tout en gardant ce qui plait dans cet univers désormais culte. C'est un vrai modèle de savoir-faire et de maitrise de son sujet. Que vous ayez joué ou non aux précédents jeux de la série, jetez-vous sans hésiter sur ce nouvel épisode, surtout si vous avez un peu l'esprit bourrin.

Il y a deux ans sortait Borderlands 2, véritable chef d’œuvre du jeu vidéo dans lequel vous affrontiez le Beau Jack. Dans Borderlands : The Pre-Sequel !, vous allez voir que le point de vue est un peu différent mais que l'esprit complètement déjanté de la série est toujours présent.

L'histoire

Dans la chronologie de la série, Borderlands : The Pre-Sequel ! se déroule entre Borderlands et Borderlands 2. Ce nouvel épisode vous plonge au cœur même de la montée en puissance du Beau Jack, le méchant du deuxième volet. Eh oui, pour arriver à un tel niveau de pouvoir, le Beau Jack a eu besoin d'un coup de main de la part de plusieurs mercenaires. C'est donc Athena, l'un des membres du groupe, qui a été capturée après la mort de Jack qui raconte l'histoire aux protagonistes des précédents jeux. Dans l'équipe de mercenaires à la solde de Jack, il y a donc Athena, gladiatrice, sortie d'un DLC du premier Borderlands, Nisha, la sheriff de Lynchwood dans Borderlands 2 et Wilhelm, premier boss de Borderlands 2. Ah et il y a aussi ClapTrap, considéré comme une erreur de casting... Tout ce beau monde est donc engagé par Jack pour lui venir en aide alors qu'Hélios, la station d'Hyperion, est attaquée par la branche armée de Dahl, un fabriquant d'armes. Le petit groupe se réfugie sur Elpis, la lune de Pandore, afin de reprendre du poil de la bête et de contrecarrer les plans de la société Dahl.

Les habitués de la série reconnaitront certains visages.

Le principe

Borderlands : The Pre-Sequel ! est un jeu de tir à la première personne jouable en solo ou en coopération qui vous plonge dans un univers futuriste déjanté où, pour survivre, il est préférable d'avoir la gâchette facile. Chaque personnage jouable possède une compétence spéciale. Wilhelm dispose de drones, l'un attaque les ennemis tandis que l'autre soigne et recharge le bouclier de son concepteur. Athena dispose quant à elle d'un bouclier qui la protège des attaques. Celles-ci augmentent la puissance du bouclier qui est ensuite lancer sur les ennemis. Nisha peut tirer automatiquement sur les ennemis lorsqu'elle active sa compétence spéciale. Pour ClapTrap c'est un peu compliqué. Il lance un programme qui analyse la situation et s'adapte plus ou moins à celle-ci. Les effets sont un peu aléatoire, tout comme leur durée. Il sera parfois dévastateur et d'autre fois il sera inutile et mettra vos coéquipiers dans des situations délicates.

Vous évoluez donc sur Elpis, la lune de Pandore. Qui dit lune, dit pas d'atmosphère ainsi qu'une gravité réduite. Le gameplay de Borderlands : The Pre-Sequel ! est donc radicalement différent de ses aînés. La map fonctionne horizontalement mais aussi verticalement et cela fonctionne très bien. C'est un peu déroutant au début pour les habitués des précédents jeux mais vous vous y faites très vite. Les combats prennent une toute autre dimension. Il faut bien faire attention aux ennemis qui peuvent vraiment arriver de toutes part. Vous disposez d'un OzKit qui vous permet de respirer malgré le manque de couche d'ozone. Mais le temps que vous pouvez passer sans recharger votre air est limité. En plus de votre barre de vie et de bouclier, il vous faut donc faire attention à votre barre d'air. Même si cela n'augmente pas grandement la difficulté du jeu, vous risquez de vous retrouver à court lors d'un gunfight un peu long. Ces derniers sont d'ailleurs vraiment nerveux, ils offrent même plus de challenge que précédemment. La difficulté est parfaitement dosée puisque vous n'avez pas l'impression de vous battre contre des ennemis trop faibles au début et vous sentez bien leur montée en puissance en même temps que la vôtre.

L'arbre de compétences, ou une tripotée de choix cornéliens.

Le multi

Borderlands : The Pre-Sequel ! peut aussi bien se jouer seul qu'à plusieurs. Vous pouvez parcourir la lune d'Elpis jusqu'à quatre en coopération. A vous et vos amis de trouver la meilleure combinaison possible. Pour être à l'aise tout au long de votre aventure, il vous faut compléter un arbre de compétences. Selon votre façon de jouer, il vous faut faire les bons choix afin d'orienter votre gameplay dans la direction souhaitée. Vous ne ferez pas les mêmes choix non plus si vous jouez seul ou à plusieurs. Il en est de même pour le type d'armes que vous souhaitez utiliser. Vous pouvez utiliser n'importe lequel (pistolet, fusil à pompe, fusil mitrailleur, sniper...), mais il est préférable de se servir d'un type qui va bien avec votre arbre de compétence qui se divise en trois types : offensif, défensif et support.

Parmi les armes, deux nouveautés sont au programme de Borderlands : The Pre-Sequel !. Il y a tout d'abord les armes qui gèlent les ennemis ce qui les rend plus vulnérable que jamais. Et qui dit espace, dit armes lasers auxquelles s'appliquent les différents effets qui existent dans l'univers de Borderlands (le feu efficace contre les êtres de chair, l'électricité efficace contre les boucliers, l'effet corrosif redoutable contre les armures et les munitions explosives parfaites contre à peu près tout). Même si le jeu est très bourrin, il ne faut pas foncer tête baissée. Il faut adapter son armement et sa façon de jouer aux ennemis qui vous font face. La coopération donne une valeur ajoutée au titre non-négligeable.

Comme toujours, certains ennemis sont complètement tarés !

Pour qui ?

Dans Borderlands : The Pre-Sequel !, tout comme dans les deux précédents jeux de la série, vous devez mener à bien des quêtes données ici et là par des PNJs. Donc le jeu pourrait se résumer à aller d'un point A à un point B à chaque mission. Mais le cantonner à ça serait insulter tout l'univers de Borderlands. Tout est démesure dans Borderlands. Les personnages sont des meurtriers tous complètement fous. Toute la richesse de l'univers créé par GearBox Software réside dans ces personnages et l'interaction que vous pouvez avoir avec ce petit monde. Pour apprécier Borderlands : The Pre-Sequel ! il faut apprécier l'humour de la série. Il faut accepter la débilité de la plupart des personnages. Il faut aimer ClapTrap, surtout si malgré les avertissements des développeurs, vous choisissez de l'incarner. Et enfin, il faut faire les quêtes annexes toutes plus stupides les unes que les autres car sans elles, vous passez à côté de plein de références, d'hommages et de petits pics lancés à l'égard de certaines personnes ou certains groupes. Car ne vous leurrez pas, les jeux Borderlands ont toujours un peu critiqué la société en tournant à l’extrême en dérision certains de leurs personnages.

Captain Ameriquoi ? C'est moi le roi du bouclier.

L'anecdote

Alors que j'évoluais dans l'une des nombreuses maps de Borderlands : The Pre-Sequel !, et après avoir terminé une quête annexe, je me suis rendu compte que je n'avais pas encore exploré une partie de la carte. Sans trop réfléchir, je pars à l'assaut de cette portion pour y découvrir ce qui s'y trame. Et là, au bout d'un couloir, je me retrouve nez-à-nez avec avec un monolithe, une espèce de grande dalle, référence directe à 2001 l'Odyssée de l'Espace de Stanley Kubrick. Le simple fait de la toucher me transporte à différents endroits. Une fois revenu à mon point de départ, je repars, heureux d'avoir vécu cette expérience métaphysique dans ce monde ultraviolent de Borderlands. Et sur le chemin du retour, je croise un sous-boss, qui porte le nom de Swagman. Inutile de vous dire que je ne me suis pas fait prier pour le descendre, même s'il était coriace le bougre. Je ne pense pas que les développeur connaisse le Swagman français, mais c'était bien drôle en tout cas de s'occuper de son cas.
Les Plus
  • Les personnages non-jouables
  • L'environnement lunaire
  • La musique dans l'esprit science-fiction
  • Les voix anglais
  • La gestion de la verticalité
  • Comprendre comment Jack est devenu le Beau Jack
  • La possibilité de jouer ClapTrap
  • Pas d'impression de déjà vu/joué
  • Des DLCs de grande qualité à venir
  • Une durée de vie gigantesque
  • La multitude de quêtes annexes
  • Une déclaration d'amour à la science-fiction
Les Moins
  • Les voix françaises
  • La lisibilité de la map pas toujours très claire