All-Stars Battle Royale n'atteint pas le firmament

28 déc. 2012
Testé par sur
Disponible sur
2

PlayStation All-Stars Battle Royale se révèle être donc un sympathique cross-over de l’univers de Sony mais non dénué de défauts. Si l’idée des Supers est originale, les affrontements auraient gagné en intensité s’ils ne reposaient pas presque intégralement sur eux. Avec un nombre honnête de combattants, mais pas non plus exceptionnel, le titre s’avère être lassant et rébarbatif bien plus tôt qu’un Super Smash Bros. Brawl. Il faut toutefois garder à l'esprit que ce jeu a de quoi animer moult sessions en local ou en ligne, puisqu'il est somme toute agréable, même s'il ne vous fera pas autant vibrer que la pub "Michael".

Vous vous souvenez de la publicité Sony intitulée "Michael" ? Rappelez-vous : deux soldats arrivent dans une taverne isolée dans un bois où le gratin des protagonistes des jeux les plus populaires (avec une majorité d’exclusivités Sony) est réuni. Tous ensemble s’accordent alors autour du leitmotiv "Pour Michael !" et commémorent la mémoire ce joueur parmi tant d’autres. A présent, ne retenez presque que les personnages issus de jeux Sony, mettez les dans une arène, et faîtes les se battre. Voilà ce qui vous attend avec PlayStation All-Stars Battle Royale.

Cole et Evil Cole, le seul doublon du jeu.

Supers stars

Se présentant comme le miroir façon Sony du célèbre jeu de combat (bordélique) Super Smash Bros. Brawl de Nintendo, All-Stars Battle Royale a de quoi attiser la curiosité des joueurs. Par la présence de vingt personnages dont Nathan Drake (Uncharted), Cole MacGrath (InFamous), Kratos (God of War), PaRappa le rappeur ou encore Sackboy de LittleBigPlanet (pour ne citer qu’eux), Sony espère attirer l’attention de ses fans en leur donnant l’occasion de faire combattre leurs protagonistes favoris en solo, ou en ligne. Bien sûr, il existe des disparités entre les personnages loufoques, à l’instar de Sackboy et Toro (la mascotte japonaise de Sony), et les véritables tueurs que sont Dante (Devil May Cry) ou Raiden (Metal Gear). La particularité intéressante du mode en ligne du titre réside dans le fait que vous pouvez affronter des joueurs ayant le jeu sur PS3 ou bien sur PS Vita. Le jeu est donc le même sur les deux consoles et la version Vita est d’ailleurs offerte au téléchargement à tous les possesseurs de PS3. Outre cette attention bienvenue, on dénote que All-Stars Battle Royale souffre de certaines lacunes au niveau du gameplay. Les décisions prises par les petits gars de SuperBot Entertainment peuvent parfois surprendre, voire même déplaire et ont de quoi ternir quelque peu ce cross-over de l’univers de Sony.

Une horde de Patapons s'empare du royaume d'Hadès.

Super sérieux

En plus d’un mode arcade doté de pléthores de défis plus ou moins imaginatifs et d’un multijoueur sympathique, vous pouvez exercer vos talents de bagarreur en solitaire dans la campagne. Chose surprenante, ce mode ne permet pas de débloquer d’autres joueurs, tous étant disponibles d’emblée. La campagne de chaque personnage est calquée sur le même schéma : deux-trois cinématiques expédiées et une poignée de combats jusqu’au boss ultime, facilement abordable, toutes difficultés confondues. Manquant de punch et beaucoup trop sérieux, le titre de Sony ne fait pas vraiment preuve d’originalité, sauf pour les lieux d'affrontement avec les décors changeant. Chaque arène est en réalité double. A titre d’exemple, lors de vos échauffourées dans le monde chatoyant et ultra coloré de LocoRoco, un immense Metal Gear fera son apparition en détruisant l'arrière plan. Ailleurs, vous avez l’occasion d’apercevoir un légion de Patapons envahissant le royaume d’Hadès, ou encore un quadripode tout droit sorti de Killzone 3 détruire le dojo de PaRappa le rappeur. Souvent passives, certaines arènes vous tendront quelques rares pièges. Il est malgré tout impossible d'échapper à l'ennui du mode solo, rébarbatif, la faute à un gameplay un peu trop simpliste.

Les Supers de niveau 3 en imposent souvent, du moins pour les brutes sanguinaires comme Sweet Tooth.

Super surprenant

La clé de voûte du gameplay est que vous ne pouvez éliminer vos adversaires qu’avec une attaque dite Super. Ce coup peut être asséné lorsque votre barre d’énergie (PA), remplie à l’aide de diverses frappes, atteint son maximum, une, deux ou trois fois. En fonction du nombre de fois où vous la chargez, votre coup est plus ou moins puissant. Par exemple, le premier échelon ne consiste pour la majorité des personnages qu’en une attaque vive, mais qui envoie six pieds sous terre tous les ennemis à proximité, tandis que le deuxième palier n’est qu’une variable un peu plus puissante. Le troisième niveau quant à lui est introduit par une courte cinématique annonciatrice de votre future attaque. Cette fois-ci, les autres joueurs ont intérêt à vous éviter, tant le troisième Super s’avère généralement redoutable et s’étale sur un laps de temps non négligeable, vous permettant alors de terrasser plusieurs de vos ennemis. Si l’idée est intéressante, il existe tout de même un déséquilibre évident entre certains personnages, désavantagés par rapport à d’autres, à l’instar de Sackboy et Toro. Leurs attaques comme leurs Supers, en deçà de ceux d’autres personnages, les placent dans une position d’infériorité stratégique. Nul doute que vous ne les utiliserez qu’une ou deux fois pour le plaisir, puis les laisserez sur le banc de touche tant ils ne font pas le poids face aux autres. Heureusement, rien n’est tout blanc tout noir car, en plus de proposer un large éventail d’objets à utiliser pour pimenter vos parties, le jeu se prend très vite en main et garanti de longues heures de jeu, seul, ou jusqu’à quatre en ligne ou en local.
Les Plus
  • Des idées intéressantes...
Les Moins
  • ...mais pas assez appronfondies
  • Les trop grandes inégalités entre certains personnages
  • Le ton général du jeu, beaucoup trop sérieux
  • Le fait que d'autres personnages ne soient disponibles seulement en DLC