Crackdown 2 est un jeu, rien de plus

30 oct. 2010
Testé par sur
Disponible sur
2

Crackdown 2 est un jeu étrange. Non pas en lui-même, mais plutôt dans l’impression qu’il vous laisse. Tout au long de votre aventure, vous allez vous demander comment vous faîtes pour continuer à jouer à un tel jeu. La réalisation technique est complètement dépassée, la jouabilité est plus qu’approximative et les missions sont ultra-répétitives... Et pourtant, vous continuez à jouer. Plus étrange encore, une fois les compétences de votre agent développées, vous allez même finir par y prendre goût. Car au final, tout ce que vous propose Crackdown 2, c’est de l’amusement. Et c’est peut-être tout ce qu'on lui demande.

Le Crackdown premier du nom avait récolté les louanges de la presse vidéoludiques lors de sa sortie en 2007. Ses airs de bac à sable géant avaient réussi à séduire les joueurs du monde entier avides de liberté. Une sorte de GTA-like débarrassé de tout ce qui pouvait être superflu, notamment le scénario, laissant le joueur exprimer toute sa colère dans les rues de Pacific City. Malheureusement, en trois années, le monde du jeux vidéo a certainement évolué un peu trop vite pour Crackdown 2...

Sur terre ou bien dans les airs, Pacific City est sous votre contrôle !

Le jeu dont vous êtes le héros

La ville de Pacific City est de nouveau en danger. Cette fois, par contre, le danger principal ne provient plus de ce groupe terroriste, la Cellule, aux intentions assez obscures mais plutôt d’un virus transformant les infectés en sortes de zombies-mutants appelés Freaks. Une parfaite occasion pour l’Agence de renvoyer ses Super-Agents sur le terrain et de supprimer toute menace sur la ville, aussi bien terroriste que mutante. Votre aventure commence donc dans le centre de l’Agence où vous suivez la formation d’un nouvel agent cloné. Aucune personnalisation n’est cependant possible. Le choix se limite entre quatre agents, aussi charismatiques qu’une huître, et quatre couleurs d’armure. Dommage. Une personnalisation en profondeur aurait été plus que sympathique. Surtout pour le mode en ligne.

Le travail en équipe paye toujours

Plus on est de fous

Car oui, le mode en ligne est toujours présent dans ce Crackdown 2. Du deathmatch classique en arène est bien entendu présent mais c’est surtout le multijoueurs en mode campagne qui fait la différence. C’est-à-dire, qu’à tout moment, jusqu’à trois autres agents peuvent se joindre à vous. De quoi passer de bons moments puisque vous imaginez bien le résultat que peuvent produire quatre agents surpuissants en même temps : un joyeux foutoir. Et ce, pour votre plus grand plaisir certainement. Des dizaines des explosions, de l’extermination de milliers de Freaks, des cascades en voiture... Une fois l’esprit tordu d’un joueur aux commandes, les possibilités sont infinies et rendent hommage à ce bac à sable géant et défoulant qu’est Crackdown 2.

Vous passerez la plupart de votre temps à grimper sur les différents bâtiments de Pacific City

La liberté avant tout

Le principe de Crackdown 2 est pourtant assez simple. L’agent que vous incarnez possède une agilité et une force surnaturelle. Vous passez donc grimper gravir les buildings et à sauter de toit en toit. En fait, vous pouvez donc vous balader dans Pacific City comme bon vous semble sans aucune contrainte. Une liberté totale. Vous aurez même souvent l’impression d'emprunter des chemins qui n’en sont pas vraiment. De plus, en inspectant les environs, vous allez mettre la main sur des orbes d’agilité. Ces orbes vous font gagner de l’expérience et une fois un nouveau niveau d’agilité atteint, votre agent pourra sauter plus haut. Et c’est à ce moment que le jeu devient encore plus intéressant.

Il vous reste du chemin à parcourir avant de pouvoir effectuer un saut pareil

Un agent en perpétuelle évolution

La progression des autres compétences (force, conduite, maîtrise des armes à feu et maîtrise des explosifs) est par contre un peu différente (il vous suffit par exemple de conduire pour améliorer votre... conduite) mais se révèle tout de même intéressante. Chaque compétence est divisée en 6 niveaux vous offrant chacun des bonus différents. Si améliorer votre agilité vous permet de sauter plus haut (voire de planer), améliorer votre compétence d’armes à feu ne vous permettra que de débloquer une nouvelle arme. A l’instar, de la compétence de conduite qui vous permettra de débloquer de nouveaux véhicules plus loufoques les uns que les autres (le 4x4 monté sur ressort en tête). Enfin, les combats au corps à corps vous permettent d’améliorer votre force. Malheureusement, ils ne se résument qu’à marteler une seule et unique touche rendant cette compétence fastidieuse à améliorer.

Rien de telle qu'une petite explosion pour tout nettoyer

Massacre aux lance-grenades

Que ce soit sécuriser des emplacements de largage en affrontant la Cellule ou en protégeant des balises durant leur activation pour exterminer les Freaks d’une zone définie, les missions proposées par Crackdown 2 sont très répétitives et ne sont au final qu’un prétexte pour détruire tout ce qui se trouve sur votre passage. Réfléchir à une approche n’est nullement nécessaire et vous finissez toujours par opter la tactique du "gros-bourrin" en vous armant de votre lance-grenades et en tirant dans le tas. Attention tout de même aux pertes civils qui vous pénalisent en diminuant votre expérience dans certaines compétences. A noter que la nuit, les rues sont infestées de centaines Freaks. Une occasion supplémentaire de mettre vos talents de démolisseur en action.

La conduite des véhicules auraient pu être améliorée

On prend les mêmes et on recommence

Si vous avez eu l’occasion de tâter le premier épisode, vous allez tout de suite remarquer que Crackdown 2 n’est qu’une simple copie de son grand-frère. A quelques exceptions près. Tout d’abord, le terrain de jeu n’a pas bougé d’un poil, si ce n’est qu’il a pris des allures post-apocalyptiques suite à l’invasion des Freaks. Les habitués ne seront donc pas dépaysés. Ensuite, la jouabilité est toujours aussi rigide et la visée automatique toujours aussi frustrante. Conduire une voiture s’apparente toujours à conduire une caisse à savon. Et enfin, les bugs de collisions sont toujours légions et il n’est pas rare d’être bloqué dans sa progression par un rebord de fenêtre mal placé. La nouveauté n'est donc pas la maître mot de ce nouvel opus.
Les Plus
  • La liberté totale
  • Le côté bac à sable géant
  • Le système d'évolution
  • Le mode campagne en ligne
  • L'amusement que procure le jeu
Les Moins
  • Très peu de nouveautés
  • La même ville
  • Les missions répétitives
  • Aucun réel scénario
  • Des bugs à foison
  • La jouabilité approximative
  • Le visée automatique frustrante