Futur antérieur, niveau supérieur
- Éditeur Reef Entertainment
- Développeur Bitmap Bureau
- Sortie initiale 12 déc. 2025
- Genre Action
L'épisode iconique de la saga à nouveau adapté en jeu vidéo, dans le plus pur jus de bielle des années 1990 ? Le titre, tout droit envoyé du passé, atterrit devant nos yeux ébahis dans un éclair lumineux. Enfilez vos vêtements, vos bottes et votre moto : John Connor a besoin de vous !
L'histoire
Pas de surprise pour les amateurs des aventures de Schwarzy en robot-tueur : Terminator 2D suit fidèlement la trame du film de James Cameron. Pour ceux du fond qui n'écoutaient pas, Sarah Connor sait que dans quelques années la société de robotique Cyberdyne créera Skynet : un réseau conscient, dont le but sera d'anéantir l'Humanité lors du bien-nommé jour du jugement dernier. Tous y passeront, sauf une poignée d'irréductibles. À la tête de la résistance : John Connor, le fils de Sarah. Pour se débarrasser de cette nuisance, Skynet envoie dans le passé un Terminator, une machine à forme humaine créée pour tuer, le T-1000. Son but : anéantir le jeune John encore gamin. Mais c'était sans compter sur la malice de John (vieux) qui envoie un vieux T-800 le protéger (jeune) face au terrible T-1000. C'est ainsi que Sarah va s'allier avec une machine pour tenter de détruire le futur de Skynet.

Mais cette base est quelque peu augmentée dans Terminator 2D : il vous est dorénavant possible de suivre trois voies aux trois fins différentes. Suivre le scénario du film, en épargnant le chercheur en robotique ; créer une timeline plus sombre en l'abattant froidement ; ou laisser faire le sale boulot par le Terminator. Ces trois routes ouvrent seulement quelques variantes dans les niveaux de fin et ne réécrivent pas toute l'histoire, mais donnent tout de même suffisamment de matière pour rassembler ses boulons et se lancer dans une nouvelle partie.

Mais cette base est quelque peu augmentée dans Terminator 2D : il vous est dorénavant possible de suivre trois voies aux trois fins différentes. Suivre le scénario du film, en épargnant le chercheur en robotique ; créer une timeline plus sombre en l'abattant froidement ; ou laisser faire le sale boulot par le Terminator. Ces trois routes ouvrent seulement quelques variantes dans les niveaux de fin et ne réécrivent pas toute l'histoire, mais donnent tout de même suffisamment de matière pour rassembler ses boulons et se lancer dans une nouvelle partie.
Métal hurlant
Le principe
« J'ai dit : j'ai besoin de ta moto ! »
Tout est dans le titre : dans Terminator 2D, la 2D est réellement respectée, sur tous les plans. Une aventure en scroll horizontal, alternant les styles de jeu. Du pur shoot quand il s'agit de dézinguer les Terminators du futur, où votre doigt ne doit quitter la gâchette sous aucun prétexte... De la course-poursuite quand John enfourche sa bécane... De l'action quand Sarah dézingue l'hélico du T-1000... Un peu d'action/furtif lorsqu'elle tente de s'échapper de son institut psychiatrique ou qu'elle va poser des charges dans l'immeuble de Cyberdyne... Chaque niveau propose son ambiance et son style, donnant ainsi un rythme bien mesuré à l'aventure qui reste cohérente, comme dans un film.

Les contrôles, assez simples, autorisent quelques originalités dans certains niveaux, selon le personnage incarné. Mais pas de panique, ils sont rappelés au début de chaque partie et surtout les actions clés sont affichées – un peu trop – en plein milieu de l'écran. Derrière cette apparente tenue de la main du joueur se cache un jeu sans pitié : les morts sont nombreuses, les Continue – dissimulés dans les niveaux – rares et il est recommandé de finir le jeu en facile pour ensuite s'y frotter en normal. Comme à l'ancienne, en somme.

Les contrôles, assez simples, autorisent quelques originalités dans certains niveaux, selon le personnage incarné. Mais pas de panique, ils sont rappelés au début de chaque partie et surtout les actions clés sont affichées – un peu trop – en plein milieu de l'écran. Derrière cette apparente tenue de la main du joueur se cache un jeu sans pitié : les morts sont nombreuses, les Continue – dissimulés dans les niveaux – rares et il est recommandé de finir le jeu en facile pour ensuite s'y frotter en normal. Comme à l'ancienne, en somme.
Une mécanique bien huilée
L'ambiance
Une course-poursuite iconique.
Tout dans Terminator 2D vous plonge dans le début des années 1990. Le titre est un hommage puissant à la série des Terminator sortis sur Super NES, Mega-CD, MS-DOS... Les décors sont sublimes, les animations aux petits oignons : ça sent bon le rétro maîtrisé. Même les transitions entre les chapitres, avec l'écran se fermant sur un "Terminator 2" métallique, le bruit avec, sont pensées pour vous mettre dans l'ambiance. Côté sonore, vous n'êtes pas en reste : les armes, les musiques, les explosions, les moteurs vrombissants... rien n'est laissé au hasard !
Love, death and robots
Pour qui ?
« T'as une tache là »
Terminator 2D se termine d'une traite en facile mais demandera plusieurs tentatives pour venir à bout de l'histoire en mode normal, en sachant que deux autres modes de difficulté existent. Si vous vous attendez à un jeu tactique, détrompez-vous : le titre récompense les joueurs qui se jettent au feu. Foncez dans le tas avant que les ennemis n'aient le temps d'ouvrir le feu : dans Terminator 2D, la meilleure défense, c'est l'attaque. À juste titre, vous pouvez vous attendre à quelques redondances : les niveaux ne sont pas très longs, les ennemis pas si variés, et les maigres secrets ne le resteront pas longtemps au fil de vos runs. Mais rappelez-vous : le jeu s'inspire grandement des titres de l'époque et cette frugalité fait partie du lore du titre.

N'espérez pas non plus retrouver un rogue-lite comme c'est la mode aujourd'hui. Terminator 2D ne propose aucune amélioration au fil des parties, aucun avantage à recommencer un run, aucune forme de progression hormis quelques trophées. C'est un titre à l'ancienne, conçu avec les codes de l'époque et tout ce qui va avec, dont une certaine forme de frustration. Mais au moins, vous savez.

N'espérez pas non plus retrouver un rogue-lite comme c'est la mode aujourd'hui. Terminator 2D ne propose aucune amélioration au fil des parties, aucun avantage à recommencer un run, aucune forme de progression hormis quelques trophées. C'est un titre à l'ancienne, conçu avec les codes de l'époque et tout ce qui va avec, dont une certaine forme de frustration. Mais au moins, vous savez.
Trouve un Continue si tu veux vivre
L'anecdote
Sarah commence, encore et encore.
Ma première partie de Terminator 2D a été comme si je rencontrais un T-800 dans la vraie vie : d'abord la surprise, puis l'interruption brutale de mon existence. J'ai buté contre le premier vrai boss du jeu, l'ordinateur central de Cyberdyne comme on se prend une baffe de Schwarzy : ça fait mal. Heureusement, j'ai un bon dentiste, ce qui m'a permis de ravaler non pas mes molaires mais mon amour-propre, pour relancer le jeu en "facile". Histoire d'aller un peu plus loin que le premier tronçon. Et entre nous, le mode facile est vraiment trop facile. Les ennemis sont mous, vous glissez d'un niveau à l'autre sans même vous retourner. Mais ça m'a permis de me lancer ensuite dans le mode "normal", pour profiter un peu plus de l'expérience. Sans grande difficulté cette fois, et sans hésitation, j'ai presque pu boucler un scénario alternatif bien équilibré, si ces deux T-850 n'avaient pas fait du zèle. Bon allez, je remets une pièce, c'est reparti pour un tour !
V'ai un bon dentifte
- Le respect total de la 2D
- Les décors soignés
- L'animation des personnages
- Les détails cachés un peu partout
- Un peu de redondance
- Tout recommencer au Game Over
Un retour en force ! La licence était moribonde, Terminator 2D fait un reset total en reprenant les bases, dans un genre qui oscille entre hommage et vintage. Le résultat est nerveux, fun, malgré l'impression de quelques manques inhérents au style rétro assumé.