El Shaddai

12 août 2011
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Bien parti pour purifier votre ludothèque ?

Avec son thème et sa direction artistique atypiques, El Shaddai avait réussi à surprendre certains joueurs lors de son annonce à l'E3 2010. A un petit mois de sa sortie dans l'hexagone, nous avons enfin pu mettre la main dessus, histoire de se faire un avis sur la bête. De quoi être plutôt confiant, ou du moins intrigué.

La direction artistique d'El Shaddai s'annonce pour le moins intrigante.

De l'originalité en vue

Le plus marquant dans un premier temps, lors de cette présentation de El Shaddai, c'est évidemment la patte visuelle du titre de Konami. Très épurés, les graphismes en cel-shading alternent couleurs pâles et chatoyantes. Ressemblant à des estampes, certains tableaux bénéficient en effet d'un certain cachet, pour ne pas dire d'un cachet certain. Et si ce constat vaut pour les niveaux en 3D, il est aussi valable pour les niveaux de plate-forme en 2D, un peu à l'instar d'un Outland. L'ambiance parait d'autant plus charmante que l'histoire sort de l'ordinaire. S'inspirant très librement du livre d'Hénoch, El Shaddai nous compte l'histoire dudit Hénoch, parti sur Terre afin de ramener des anges envieux désirant se mêler aux humain. Une mission d'autant plus importante qu'elle est issue d'un commun accord avec Dieu, ce dernier étant fâché au point de vouloir faire tomber le déluge sur Terre afin que tout reparte de zéro. D'une durée annoncée de 12 heures, l'aventure devrait donc s'avérer sympathique à suivre compte tenu de l'atmosphère particulière qui résulte aussi bien de son esthétisme que de sa trame scénaristique.

Les combats sont essentiellement basés sur le rythme.

Mais aussi quelques questionnements

Pour ce qui est du gameplay, celui-ci semble être en accord avec la direction artistique du titre. Simple pour ne pas dire simplistes, les combats reposent sur une unique touche et la gestion du rythme. Un système quelque peu déroutant, mais auquel s'ajoute une touche de projection permettant de désarmer les adversaires. Une fois leurs armes récupérées puis purifiées, ces derniers deviennent bien moins dangereux. A noter que les trois armes présentes n'étaient pas stockées par le personnage, et qu'il faudra que le joueur obtienne chacune d'elles sur les ennemis lorsqu'il le désire. Bénéficiant de capacités annexes telles qu'un dash, les armes semblent être judicieusement utilisées, notamment contre les boss. Pour ce qui est des phases de plate-forme, ces dernières paraissent un peu simplistes. Pourtant, l'armement est là aussi mis à profit grâce à des caractéristiques spécifiques. Pas de quoi pimenter sensiblement les passages en question, mais de quoi nous éviter un ennui véritablement total, accentué par un level design pas forcément inspiré. Enfin, notons que si dans son niveau de difficulté le plus bas l'intérêt du titre semble discutable, les modes de difficulté plus corsés laissent entrevoir des joutes plutôt intéressantes.

Au final, avant tout basé sur un parti pris, il y a fort à parier qu'El Shaddai fera parti de ces jeux que l'on adore ou déteste. Pas vraiment de compromis en vu donc, mais rien de véritablement surprenant pour un jeu qui, dès son annonce, avait tout pour dérouter les joueurs.