Just Cause 3

23 janv. 2016
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4

Rico vous remet le grappin dessus

Qualitativement parlant, Just Cause est à Square Enix ce que Grand Theft Auto est à Rockstar. Malgré tout, il ne bénéficie pas de la même aura auprès des joueurs. Moins sulfureux, probablement moins "bad guy attractive", le jeu d'Avalanche Studios apparaît aussi plus cool et surtout ludique. Les ajouts et corrections apportés à ce nouvel épisode renforcent sa puissance de frappe. Après quelques heures de jeu, vous vous surprendrez à regretter de ne pas avoir vous aussi votre grappin portatif sur l'avant-bras pour faciliter vos déplacements. Variété des missions secondaires, diversité des approches, innombrables véhicules, le tout emballé par des moteurs graphique et physique impeccables, Just Cause 3 monte encore d'un cran dans le genre "bac à sable" où vous pouvez tenter pas mal d'expériences réjouissantes. Et comme il dispose en plus d'un héros badass à souhait et que rien n'arrête, difficile de ne pas se laisser encore une fois mettre le grappin dessus.

Le GTA-like d'Avalanche Studios est de retour pour un troisième volet endiablé. L'occasion de retrouver le remuant Rico Rodriguez, adapte du vol plané, des explosions en cascades et des conduites dangereuses de véhicules. Mais qui dit GTA-like, dit forcément comparaison. Rassurez-vous, Just Cause 3 dispose de bons gros arguments.

L'histoire

Fini l'Amérique du Sud (Just Cause) et l'Asie du Sud-Est (Just Cause 2), l'ex-agent de la CIA Rico Rodriguez retourne à ses origines méditerranéennes. Mais ce n'est pas vraiment pour se reposer. Ses terres natales, un archipel imaginaire perdu au beau milieu de la grande bleue, sont sous le joug du général Di Ravello. Vous connaissez Rico, dès qu'il découvre une nouvelle dictature, son premier réflexe est de tout faire péter pour la renverser.

Et c'est bien là tout le sel du personnage. Badass à souhait, le rital n'hésite jamais à employer les grands moyens pour parvenir à ses fins. Ça explose de tous les côtés, ça défouraille dans tous les coins et ça conduit toutes sortes de véhicules dans tous les sens (sur terre, sur mer et dans les airs). Le tout est emballé dans un énorme open-world souvent très pimpant, d'une belle variété, voire parfois même paradisiaque, avec par exemple des ruines antiques du plus bel effet.

Provoquez des réactions en chaîne et appréciez le spectacle pyrotechnique.

Le principe

Logiquement, Just Cause 3 partage avec ses aînés le même principe, à savoir aider la guérilla locale à renverser la dictature. Pour cela, rien de plus simple, vous devez libérer des villages, des grandes villes, des ports autonomes, des usines électriques et autres bases militaires. Vous affaiblirez ainsi petit à petit les troupes de Di Ravello. Bien entendu, à vous de faire tout ça dans l'ordre ou le désordre, la liberté - d'actions et de mouvements - étant vraiment le maître-mot du jeu. Des missions principales permettent évidemment de dérouler le scénario qui, même s'il apparaît plus travaillé que les précédents épisodes, ne sera, vous le verrez, pas vraiment votre soucis premier. En effet, vous avez tellement à faire, tant les missions secondaires sont nombreuses (courses, exécutions, sauvetages, etc.), que l'histoire principale n’apparaîtra que comme un simple petit plus à votre expérience de jeu.

Mais revenons un peu sur cette liberté de mouvements. C'est elle qui rend l'expérience aussi grisante. Comme avant, Rico peut ouvrir son parachute et utiliser son grappin à n'importe quel moment. À cela s'ajoute maintenant le wingsuit, outil idéal pour se déplacer encore plus vite (les courses prévues avec cette combinaison sont absolument jouissives). En alternant l'utilisation de ce trois équipements, vous obtenez une véritable bombe ludique. Sautez, vous réfléchirez après !

La répétitivité reprochée aux précédents volets, notamment lors de la prise d'assaut d'une base ennemie, n'est pas tombée dans l'oreille de sourds. Les développeurs ont ainsi nettement amélioré la diversité des lieux à libérer, notamment les bases militaires. Leur architecture comme leur localisation sont maintenant plus variées. À vous de choisir la manière la plus efficace de les envahir. Si vous choisissez l'option par les airs aux commandes d'un hélicoptère armé de lances missiles par exemple, n'oubliez pas de d'abord désactiver les canons antiaériens qui sécurisent la zone... Si vous préférez l'effet domino, n'hésitez pas à détruire les supports des réservoirs de carburant pour entraîner une réaction en chaîne. Les voir rouler et se désagréger petit à petit en détruisant tout sur leur passage, jusqu'à l'énorme explosion finale, est un vrai régal. Le nombre de véhicules et l'armement conséquent à votre disposition vous offrira également de très nombreux angles d'attaques.

Les environnements sont bien plus vivants.

Pour qui ?

Just Cause 3 s'adresse aux fans de la première heure qui retrouveront ce qu'ils ont apprécié dans les épisodes précédents. En mieux. Mais les adeptes de mondes ouverts, qui aiment l'exploration et ne crachent pas sur de la bonne castagne seront aussi à la fête. Idem du côté des déçus de Grand Theft Auto qui n'en peuvent plus de son côté putassier et misogyne. Ils trouveront en Just Cause 3 un jeu bac à sable où il ne s'agit pas d'agir égoïstement et en toute impunité pour parvenir à ses fins mais bien de libérer des opprimés dans un second degré très rafraîchissant.

Votre terrain de jeu est 20 fois plus grand que cette île.

L'anecdote

Just Cause 3 est un gros jeu. Et pour installer tout ça sur votre support, il faut un peu de temps. Les développeurs ont eu la bonne idée de vous faire patienter en laissant à disposition - dès les premières minutes - un terrain de jeu initial, à savoir une île déserte. Ici, pas de circulation ni de PNJs, et encore moins d'ennemis, mais simplement quelques véhicules pour vous entraîner à la conduite. Et surtout un relief suffisamment accidenté pour vous exercer au maniement du grappin et du parachute. Ce ne sera pas du luxe car la combinaison grappin/parachute/wingsuit demande une certaine dextérité avant d’être parfaitement maîtrisée.
Les Plus
  • Quelques scènes d'anthologie
  • L'utilisation jouissive du wingsuit
  • L’énorme terrain de jeu
  • L'ambiance badass et second degré
  • Le passage d'un véhicule à l'autre toujours aussi fun
  • Aucun temps de chargement
  • La conduite des bateaux sur une eau maintenant animée
  • Un moteur physique impeccable
  • Une bande son qui tient parfaitement la route
  • Les nombreux easter eggs
Les Moins
  • Le grappin demande un certain temps d'apprentissage
  • Des paysages moins diversifiés que dans l'épisode précédent
  • Même s'il est plus travaillé, le scénario reste un peu secondaire