FIFA 16

17 nov. 2015
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Un épisode qui donne le rythme

FIFA 16 donne le rythme pour les jeux de foot à venir. S'il lui reste une petite marge de progression, il reste le meilleur épisode sorti à ce jour sur Xbox One. Plus fringant que FIFA 14, le jeu est surtout beaucoup plus amusant que FIFA 15, ce grâce à des nouveautés festives et des ajustements bienvenus. De ce point de vue, le contrat est rempli. "It's in the game", un slogan auquel on pourrait ajouter "a very very good game".

FIFA 16 avait pour mission de redresser la barre après un FIFA 15 plutôt morose. Et ça commençait plutôt bien, puisque Electronic Arts avait notamment annoncé l'arrivée de quelques sélections féminines comme bonus de luxe. Mais qu'en est-il du reste ?

Le principe

Première bonne surprise, FIFA 16 a le bon goût d'insuffler de nouveau un peu de rythme dans ses matchs. Car après tout, un jeu de foot reste un jeu, et loin de quelques préoccupations liées au réalisme, la dramaturgie de FIFA 16 apporte sa dose d'amusement. Dans ce sens, il est clair que le jeu mise beaucoup sur la vitesse, et notamment sur des contres éclairs façon FC Bayern. C'est d'autant plus vrai que les défenses sont plus solides que l'année passée, et qu'un contre bien mené permettra de s'affranchir d'une construction d'ordinaire rigoureuse.

Évidemment, cette dramaturgie des matchs a pour avantage d'intégrer comme il se doit la gente féminine. Le rythme des matchs étant plus prononcé, les développeurs ont pu conserver un peu de peps pour ces dames. De ce fait, et bien que la physique des footballeuses soit un brin différente de celles des garçons (n'espérez pas non plus mener un contre en dix secondes), les sélections féminines conservent assez de fougue pour distraire les joueurs... et les joueuses (soyons fous).

Mais la vraie nouveauté de ce FIFA 16 réside dans la progression à travers FIFA Ultimate Team. Vous permettant toujours de confectionner votre équipe de rêve à travers un système de cartes et d'affinité, ce mode bien connu dispose désormais d'un système de Draft basé sur des cartes aléatoires. Jouable ponctuellement, Draft FUT vous permet d'enchaîner plusieurs matchs pour engranger des bonus de crédits. Un moyen idéal pour confectionner votre équipe principale par la suite. Pour ce qui est du fond, dommage que le système d'affinité soit toujours si simpliste, privilégiant une fois de plus les affinités de club et de nationalité mais omettant (par exemple) le facteur de la langue.

Dans la Draft, vous choissez parfois un joueur parmi cinq au hasard.

Le multi

Si le solo de FIFA 16 a vu pas mal d'ajustements (à noter que la gestion de l'argent dans le mode Carrière est plus réaliste), le jeu se contente du minimum en matière de nouveautés multijoueur. Pas de panique pour autant : le titre conserve son menu plutôt très appétissant, allant des saisons à plusieurs aux parties à 11 vs 11 en ligne, en passant évidemment par les saints matchs amicaux.

En activant "l'entraineur", les novices pourront profiter de conseils à l'écran.

Pour qui ?

FIFA 16 est en quelque sorte un épisode charnière. Plus beau que ses deux prédécesseurs (saluons la modélisation des footballeurs ainsi que l'ambiance des stades), le jeu intègre les sélections féminines pour la première fois, ce qui constitue une nouveauté de choix pour ce cru 2015. De plus, les ajustements demeurent bienvenus. De ce fait, FIFA 16 devrait ravir aussi bien les nouveaux venus que les adeptes de la franchise, qui verront en celui-ci une base de travail intéressante pour les années à venir.

Comme les hommes, les femmes profitent généralement d'une modélisation fidèle.

L'anecdote

Pour trouver une marge de progression dans ce FIFA 16, il faut une fois de plus se plonger dans les détails. Si l'arbitrage est globalement à la hauteur, l'homme en noir reste frileux lorsqu'il s'agit de revenir sur un avantage. De même, bien que les défenses soient plus efficaces que l'année précédente, les goals ont une fois de plus forcé sur le Red Bull (qui donne des ailes), avec des arrêts parfois venus d'ailleurs. Plus gênant : le jeu pâtit toujours de son intelligence artificielle incapable de s'adapter au scénario d'un match. L'ordinateur peut être mené deux buts à zéro, il fera tourner la balle sans broncher. Après NBA 2K16 et son système évolutif, cela fait un peu tâche. Enfin, les crochets semblent avoir une importance un peu trop prépondérante sur le physique des défenseurs, un peu balourds lorsqu'il s'agit de ne pas se faire enrhumer par l'attaquant. Ces détails sont des pinailleries au regard du plaisir de jeu procuré par FIFA 16, mais ils témoignent tout de même d'une légère marge de progression.
Les Plus
  • Un rythme de jeu plaisant
  • Les sélections féminines
  • La draft FUT
  • Quelques ajustements bienvenus
  • La série devient vraiment pas mal graphiquement
  • Généreux
Les Moins
  • Une IA qui ne s'adapte toujours pas au fil du match
  • Les crochets trop efficaces
  • Des goals un peu trop forts