Glory Days n'est pas si glorieux

31 mars 2005
Testé par sur
Disponible sur
1
  • Éditeur SG Diffusion
  • Sortie initiale Mars 2005
  • Genre Arcade

Après quelques persévérances, on finit par avancer dans Glory Days. Mais une fois encore, on se heurte à une difficulté bien trop élevée, qui, unie à un gameplay répétitif et peu entraînant, font qu'on abandonne très vite ce petit jeu. Plus loin dans les missions, le joueur prend en charge la production des unités terrestres qui avancent en file indienne. L'astuce étant de capturer un maximum de bunker pour avoir davantage de crédits de fabrication. Mais la progression linéaire empêche toute réelle stratégie, il suffit de lancer les troupes et de limiter les dégâts.

Un mode multijoueur aurait par exemple été le bienvenu, offrant à deux joueurs de s'affronter. On regrette aussi une difficulté trop mal évaluée et des lacunes de gameplay, comme ce fichu atterrissage sur le porte-avion. Glory Days aurait très bien pu être un jeu flash comme on en trouve à foison sur le web, tant son gameplay est figé. Mais les joueurs qui investiront quelques dizaines d'euros dans ce titre risquent d'être déçus.

Il existe des jeux qui n'ont presque besoin de rien pour exister et passionner le joueur. Des concepts comme Pong, Tetris ou encore Space Invaders, les exemples parfaits du jeu simple et addictif. Si Glory Days a été conçu par un seul homme, Denis Studio, il n'est pas de cette trempe. Un jeu qui a du mal à accrocher le joueur, par son concept qui souffre d'originalité et un gameplay trop peu aboutit. Tous les détails dans le test.

Le clone là c'est un gentil

Ca s'en va et ça revient...

Le principe de Glory Days est enfantin : pendant les années 50-60, vous incarnez un pilote de l'armée, chargé de protéger vos troupes tandis qu'elles avancent sur l'ennemi. Dans un univers totalement en 2D, rappelant presque un antique et non moins réussi jeu de sous-marin sur Gameboy -dont le nom m'échappe- le joueur évolue aux commandes de son appareil, avion ou hélicoptère, se limitant très rapidement à de nombreux allers et retours entre la base et les chars ennemis.

Votre camp est à droite, l'ennemi à gauche. On décolle, on survole nos troupes en file indienne puis on arrive sur la ligne ennemie : largage de bombes sur les chars et les bunkers, retour à la base pour refaire le plein, et on repart en avant, et on revient, et on repart, et...

Touche pas à mes Jeep, vilain!

La mort au bout de la piste

Voilà pour la première mission, à bord d'un hélico. La deuxième, où l'on pilote un avion de chasse, suit le même concept mais propose une difficulté nouvelle : l'atterrissage. Car si un hélico se pose sans problèmes, peut même rebondir sur le sol sans subir trop de dégâts (!) , le coucou se pose sur un porte-avion. On se demande vraiment comment l'atterrissage est géré par le jeu puisqu'on ne perd pas de vies en larguant des bombes, mais en tentant de se poser. Trois fois sur quatre on se retrouve à brûler sur la piste, suite à un atterrissage foireux. A côté, poser le Boeing sur le porte-avion dans Fligt simulator, c'est du gâteau. Sans compter que la difficulté de jeu est telle que même en mode 'easy', atterrir sur le porte-avion relève du miracle. C'est pourtant nécessaire pour refaire le plein de bombes et réparer l'engin.
Les Plus
  • Pas grand chose...
Les Moins
  • La difficulté
  • Une linéarité sans surprise
  • Le gameplay approximatif
  • Pas de sauvegardes : système rétro de codes à entrer