F1 2015

16 juil. 2015
Testé par sur
Disponible sur
4

Fini le nivellement par le bas !

Qu'on se le dise, il faudra aussi compter sur Codemasters sur cette génération de consoles. Même si F1 2015 déçoit un peu sur le plan graphique, il séduit une fois de plus en matière de sensations. D'ailleurs, le joli coup de cet épisode réside dans l'intégration du mode Saison Pro allant à contre-courant de la mouvance actuelle. Un très bon jeu mais surtout un grand mode, exigeant, qui oblige les joueurs à s'investir, et qui se révèle être l'une des meilleures choses qui soient arrivées aux jeux de courses grand public ces dernières années. Merci.

F1 2015 marque l'arrivée de la série de Codemasters sur Xbox One et PlayStation 4. Rentrer sur la piste après des titres comme Forza, Project Cars ou Drive Club n'est-il pas trop risqué ? Voyons voir...

L'emballage

L'une des questions posées par l'arrivée de F1 2015 sur la nouvelle génération de consoles résidait dans son nouveau moteur et ses apports techniques. De ce point de vue, F1 2015 déçoit un peu, notamment en comparaison de la concurrence. Si le jeu semble s'approcher des 60 images/secondes, la modélisation des véhicules et des décors laisse globalement à désirer. De même pour les conditions climatiques, la pluie étant bien moins handicapantes et impressionnantes sur le plan visuel que dans un jeu comme Project Cars - pour ne citer que lui. Logiquement, le constat se poursuit avec la modélisation relativement approximative des différents pilotes. Un constat regrettable quand on sait qu'un championnat ne compte qu'une vingtaine de bonhommes, et donc autant de modèles à réaliser. Dommage. Mais bien plus gênant, c'est bel et bien l'omniprésence de tearing qui tire le jeu vers le bas. En effet, il n'est pas rare de voir une partie de l'écran se déchirer à l'approche des virages, et ce plusieurs fois par tour. Qui a dit impardonnable ? Gageons qu'une mise à jour réglera la chose.

Certains circuits comme celui de Monaco s'en sortent mieux que d'autres visuellement.

Le principe

Mais ne soyez pas abattu, car F1 2015 reste un très bon cru ! Si sur le plan graphique le jeu peine à tirer son épingle du jeu, la physique des monoplaces à une fois de plus été peaufinée. Globalement, bien que la pluie soit moins handicapante visuellement que celle des cadors du genre, elle est bien plus pénalisante sur le plan de la conduite. Et il en va de même pour l'inertie des bolides ou l'usure toujours plus réaliste des pneumatiques. Ainsi, F1 2015 conserve avant tout la marque de la série, à savoir la dramaturgie de ses courses. Faisant entre 10 et 15 tours, celles-ci s'apparentent le plus souvent aux vraies courses de Formule 1, avec la gestion des pneumatiques, de la météo, les arrêts aux stands et les scénarios qui en découlent. Cet épisode dispose également d'une excellente gestion des pénalités, ni trop permissives, ni trop absurdes. Ainsi, si les avertissements peuvent être plus ou moins nombreux, ils servent de mises en garde tout en ayant conscience qu'il peut parfois être excusable de mordre un bout de piste à condition de ne pas en tirer profit. Les contacts, eux, peuvent être pénalisés sous peine de mettre un adversaire hors du circuit. Logique, mais dommage qu'il n'en soit pas de même pour les concurrents qui parfois vous rentre dedans de façon assez étrange en ligne droite. Un simple détail, qui n'empêche pas F1 2015 d'être une référence en matière de dramaturgie et de lecture de course.

La pluie reste décevante sur le plan graphique.

La carrière

En plus du mode Championnat du Monde vous permettant de participer aux saisons 2014 ou 2015, F1 2015 marque l'arrivée d'un mode Saison Pro. Et voilà une orientation plaisante à voir ! Dans ce mode, aucun compromis. Vous êtes dans l'obligation de jouer en vue cockpit, de participer aux qualifications (sans départ lancé !), de jouer en boite manuelle, sans aides et avec un nombre de tours semblable à la réalité. Autant vous dire qu'on entre dans le vif du sujet, le vrai pan simulation du jeu de Codemasters, dans lequel une sortie de piste peut rapidement être synonyme de drapeau noir (disqualification). Si ce mode peut paraître brut, il est plaisant de voir un développeur enfin comprendre la nécessité d'effectuer des choix radicaux pour obliger le joueur à s'investir. Une vraie réussite qui justifie à elle seule l'achat de cette mouture 2015.

Le HUB est dénué d'informations en mode Saison Pro. Quand on vous dit que ça ne rigole pas !

Le multi

F1 2015 propose un mode en ligne plutôt efficace. En fait, on regrette juste la disparition des courses en coopération qui reviendront certainement l'année prochaine (du moins espérons-le). Pour le reste, c'est du très classique avec des épreuves séparées en diverses catégories, notamment en fonction de votre niveau ou du degré de réalisme. Chacun devrait y trouver son compte.

Comme dans la réalité, le grand prix du Mexique signe son retour.

Pour qui ?

C'est toute l'intelligence du jeu. Plus malin que de proposer des styles de conduites prédéfinis, F1 2015 propose deux orientations distinctes. Si le Championnat du Monde est "à la cool", le mode saison Pro ravira les puristes voulant vraiment se croire dans un grand prix de Formule 1. Un jeu qui parvient à conserver une orientation grand public tout en intégrant un défi digne d'une vraie simulation. De très nombreuses heures de jeu en perspective.

Lewis Hamilton et Nico Roseberg seront sans surprise vos plus gros rivaux.

L'anecdote

F1 2015 vous propose notamment de revivre la saison 2015 (celle en cours). L'occasion pour vous de vous confronter à un duo Hamilton/Roseberg aussi énervant que dans la réalité. Ainsi, les deux pilotes se partagent régulièrement les premières places du championnat. Pire encore, comme dans la vraie vie, Hamilton sera généralement votre principal adversaire en vue des pôles positions. À vous de venir mettre votre grain de sel.
Les Plus
  • La dramaturgie des courses, encore et toujours
  • Le mode Saison Pro qui tire les joueurs vers le haut
  • Des sensations plus qu'au top
  • La gestion des pénalités, exemplaire
  • Les championnats 2014 et 2015, au choix
  • Un multi toujours efficace
Les Moins
  • Le tearing, omniprésent pour l'instant
  • Peut mieux faire sur le plan graphique
  • Le présentateur pas très crédible
  • Au rayon des détails, dommage de ne pas entendre l'ingénieur en anglais, pour l'immersion