Tears to Tiara II : Heir of the Overlord

02 déc. 2014
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur Atlus
  • Développeur Aquaplus
  • Sortie initiale 6 novembre 2014
  • Genre Rôle

Surprise !

Tears to Tiara II est une bonne surprise. Certes, le jeu fait la part belle à la lecture, mais force est de constater qu'il ne met pas le gameplay de côté pour autant. Basé sur des combats tactiques et bien pensés, Tears to Tiara II bénéficie aussi d'une ambiance savoureuse, en particulier grâce à son esthétique (miam le chara-design) et la qualité de ses doubleurs japonais. Malgré son problème de rythme dû à ses nombreux dialogues, Tears to Tiara II est donc un titre attachant, non dénué d'humour et qui pourra vous faire sourire à de nombreuses reprises.

Sorti en 2005 sur PC, Tears to Tiara était à l'origine un jeu de rôle pour adulte. Suite à son succès, le titre a par la suite été adapté sur PlayStation 3 et PSP, dans une version à la fois beaucoup plus tactique et édulcorée (pour ne pas dire tout public). Ayant vu le jour en 2O13 au Japon, Tears to Tiara II : Heir to the Overlord est lui aussi un jeu de niche, mais il a cette fois la chance de débarquer chez nous.

L'histoire

Dans un monde où les hommes se sont détournés des Dieux et Déesses, Hamil est un esclave de l'Empire. Son quotidien : détruire le temple de la Déesse de Ba'al, cela sous les coups de fouet des soldats. Peureux, solitaire et faible, le jeune garçon n'a rien pour lui. Toutefois, le peu de croyance qu'il garde en Dieu occasionne une rencontre inattendue. Tandis qu'il rentre chez lui après avoir subit la violence des militaires, un fille apparaît dans les racines d'un arbre. Appelée Tarte, cette dernière se dit être la Déesse tant priée par Hamil.

Très bavard, Tears to Tiara II vaut surtout pour la psychologie de ses personnages. Rapidement, une idée assez belle ressort du jeu : le temple détruit par l'Empire n'est ni plus ni moins qu'Hamil lui-même, un jeune homme (qui parait) à la fois détruit physiquement et mentalement. De ce fait, l'aventure qu'il va vivre ne se limite pas simplement à reconstruire la croyance de l'humanité, mais aussi à rebâtir son amour-propre à travers son royaume.

Et même s'il aime la parlotte , Tears to Tiara II nous tient en haleine pour deux raisons. Premièrement, sa direction artistique et son chara-design sont tous deux réussis. Ensuite, bien que bavard, le jeu bénéficie de nombreux dialogues doublés en japonais. Et franchement bien ! C'est simple, les acteurs sont excellents et parviennent à nous aspirer dans un jeu pourtant relativement dépourvu de mise en scène. Chapeau !

Tarte dans toute sa splendeur. La psychologie des persos est plus fines qu'il n'y parait.

Le principe

S'il semble de prime abord classique, le gameplay de Tears to Tiara II n'est pas dépourvu de subtilité pour autant. Avant toute chose, sachez que le jeu est très bavard (en particulier dans ses premières heures), et que les combats constituent, un peu à l'instar d'autres jeux typiquement japonais, une sorte de récompense ludique. Ces derniers sont sans surprise constitués de phases de déplacement et d'action. L'originalité vient de quelques idées bienvenues, qu'il s'agisse du système d'éléments (basé sur sept types), de la gestion de l'espace (les coups sur le côté ou par derrière sont plus précis et puissants), de la présence de leaders bénéficiant d'un talent utile à votre groupe ou, plus étrange, de la possibilité de remonter le temps afin de rejouer des tours et rattraper vos erreurs. Si cette option paraît de prime abord anecdotique, elle gagne en importance en fonction de la difficulté des combats. Généralement et au regard de l'amas de dialogues présent dans le jeu, les affrontements sont étonnamment assez intéressants pour vous tenir en haleine et servir de bouffée d'air frais.

La jauge "chain stock" permet de cumuler de l'énergie pour effectuer plusieurs coups en un tour.

Pour qui ?

Pour apprécier Tears to Tiara II, il faut aimer deux choses. Premièrement, les jeux de rôle tactique. Si vous trouvez le genre rébarbatif, vous pouvez déjà passer votre chemin. Ensuite (et c'est certainement le plus important), il est indispensable que vous aimiez lire. De ce point de vue, Tears to Tiara II peut être épuisant (en particulier lors des dix premières heures de jeu), et le titre peut aisément être vu comme une série que l'on suivrait régulièrement. Au rythme d'environ un chapitre par jour, Tears to Tiara II vous tiendra en haleine quelques semaines.

En plus du chara-design, le look SD des personnages "in-game" confère au titre une ambiance sympa.

L'anecdote

Pour ceux que ça intéresse, la version PlayStation 3 du premier Tears to Tiara a été adaptée en dessin animé, en 2009. Puisque le jeu n'a pas été localisé chez nous, cette série peut être un bon moyen de s'initier à l'univers de Tears to Tiara, même si le deuxième volet peut se suffire à lui-même.
Les Plus
  • Une belle galerie de personnages
  • Une écriture assez inspirée
  • Un humour attachant
  • L'évolution d'Hamil
  • Des combats qui n'ont pas été mis de côté
  • Quelques bonnes idées de gameplay
Les Moins
  • Un début d'aventure particulièrement poussif
  • Blablabla... blala... blablabla...
  • Message préventif : anglais uniquement