Diablo III : Ultimate Evil Edition

08 sept. 2014
Testé par sur
Disponible sur
4
  • Éditeur Blizzard
  • Développeur Blizzard
  • Sortie initiale 19 août 2014
  • Genre Rôle

Le retour du retour du Roi

Diablo III : Ultimate Evil Edition est une relique. Finalement, on s'étonne toujours, en 2014, de voir les hack'n slash perdurer. Avant tout basés sur l'aspect ludique, ces derniers vont à contre-courant des blockbusters actuels (les productions de Nintendo mises à part). Étonnant de voir une nouvelle fois le jeu débarqué sur console next-gen, et nous prouver que oui, Diablo III semble avoir été pensé pour. Contenu gargantuesque, technique sans accros, gameplay incroyablement intuitif... Diablo III : Ultimate Evil Edition fait carton plein, d'autant plus que Reaper of Souls parachève l'aventure comme il se doit. Indispensable.

Diablo III : Ultimate Evil Edition sur consoles. Si cette phrase peut faire peur aux fétichistes du PC, il convient de rappeler que Diablo premier du nom s'était lui aussi exhibé dans les salons des familles. Avec cette Ultimate Evil Edition (qui inclut l'addon Reaper of Souls), Blizzard a pour but d'offrir la quintessence de Diablo sur console. Merci la next-gen ?

L'histoire

Des vilains démons et un élu ayant pour objectif de sauver le monde. Diablo III : Ultimate Evil Edition repose toujours sur une intrigue minimaliste, qui mise avant tout sur des retournements de situation plus ou moins biens sentis, ainsi que sur quelques cinématiques qui en mettent plein la vue. Globalement, l'histoire manque de liant. Heureusement, deux choses rattrapent cela. Premièrement, la direction artistique du titre, plutôt réussie même si, là encore, les changements abrupts d'ambiance peuvent parfois laisser dubitatif.

Ensuite, et c'est probablement le gros atout de cette Ultimate Evil Edition : l'extension Reaper of Souls laisse l'impression d'une plus grande cohérence. Vous faisant affronter Malthaël - un ange déchu propageant la mort après s'être emparé la pierre renfermant Diablo - cette extension est plus sombre et plus immersive que le jeu initial. Mention spéciale, soit dit en passant, à la mise en scène de certain passages : bestioles arrivant de partout, Imperius apportant des renforts de grande classe... Nous voilà enfin devant ce que nous attendions 14 ans après Diablo II !

La mystique de Reaper of Souls permet notamment d'enchanter les armes.

Le principe

Cette Ultimate Evil Edition reprend évidemment les marques de Diablo III en prenant soin d'y ajouter deux ou trois choses (et notamment une classe de héros - les croisés). Évidemment, vous retrouvez le principe de série : une vue isométriques, de la bash à tout-va et du loot ajusté pour l'occasion. Si les armes glanées restent encore trop nombreuses, leur qualité à été un peu revu à la hausse. Dommage de ne pas pouvoir faire un tri plus rapidement, en voyant par exemple les stats avant de s'emparer de l'objet.

Côté gameplay et interface, Diablo III : Ultimate Evil Edition est parfaitement adapté aux consoles de salon. A vrai dire, le jeu semble avoir été pensé pour ces dernières : vous déplacez votre personnage en toute simplicité et chaque compétence se voit être assignée à une touche. De même, les potions sont utilisées à l'aide d'une gâchette tandis que des roulades s'effectuent avec le stick droit. Globalement, tout est étonnamment intuitif et seul la gestion de l'inventaire pourra en fatiguer certains. Cela fera bondir les joueurs vouant une haine viscérale aux consoles, mais on s'imagine quand même mal revenir sur PC après avoir goûté à une telle efficacité.

Notez enfin qu'il est possible de transférer son personnage de la génération précédente sur les nouvelles-venues de Sony et Microsoft. Pour cela, il vous suffit de lier vos différentes plateformes sur Battle.net. En bonus, un anneau vous sera offert.

La configuration des touches (visible en bas) est optimale.

Le multi

Mais le vrai atout de cette Ultimate Evil Edition, c'est sans conteste son mode coop' en local. Cette version next-gen est le seul moyen de jouer à plusieurs chez soi, en ayant une expérience digne d'une configuration PC optimale. Bien conscient du côté convivial du titre, les développeurs ont ajouté de nouveaux bonus de score, multipliant la vitesse ou l'expérience lorsque vous détruisez des objets ou enchainez les victimes rapidement. Finalement, le seul reproche que l'on peut faire à Blizzard, c'est peut-être de ne pas avoir jouer la carte festive jusqu'au bout. Pourquoi, par exemple, ne pas pouvoir mêler personnages "classiques" et "extrêmes" ? Pour rappel, un personnage extrême meurt définitivement. Très prisé des fans, ce mode est désormais l'une des bases de la série. Il aurait été sympathique qu'un joueur novice, non-initié à la frustration inhérente à ce mode, puisse rejoindre avec un héros classique un joueur ne disposant que d'une partie de ce type. Un système de protagoniste aléatoire aurait aussi été bienvenu, histoire d'ajouter du piment aux partie sans pour autant dénaturer le titre.

Le jeu ne râme jamais, même lorsque des dizaines d'ennemis vous encerclent.

Pour qui ?

A l'heure actuelle, Diablo III : Ultimate Evil Edition est indispensable à tout possesseur de PlayStation 4 ou Xbox One. Sortant juste avant la période faste des fêtes de fin d'année, le jeu bénéficie d'un marché encore morose. Autant dire que si vous êtes adeptes des parties multijoueur (en local comme en ligne), Diablo III : Ultimate Evil Edition doit figurer dans votre ludothèque.

L'anecdote

Il y a quelque chose d'assez marrant dans le fait d'affronter Malthaël : alors que bien des joueurs craignent la mort en mode extrême, Blizzard nous fait affronter un faucheur d'âme dans Reaper of Souls. D'ailleurs, pour ceux qui se seraient lancés tête baissée dans l'aventure, sachez que l'extension de Diablo III est tout de même plus corsée que le jeu initial. Bon niveau conseillé.
Les Plus
  • Le gameplay à la manette
  • Techniquement à la hauteur (aucun ralentissement)
  • Le contenu énorme
  • Reaper of Souls est présent
  • Le multi local
  • Un transfert de personnage possibles depuis la PS3/360
Les Moins
  • On aurait pu imaginer quelques modes et options annexes pour le multi local