Burnout 3

26 oct. 2004
Testé par UnexpectedGuest sur
Disponible sur
3

Pour apprécier Burnout 3, il ne faut pas lui en demander plus que ce qu'il a à donner. Vous aimez les courses à fond, où on peut prendre les virages à 250 km/h en appui sur les glissières dans de grandes gerbes d'étincelles et où l'emploi de la nitro est omniprésent ? Vous adorez l'esquive à grande vitesse, les explosions grandioses et les voitures qui se démantellent au ralenti ? Les bandes-son qui pulsent, les bruitages très réalistes tous transcendants ? Foncez, Burnout 3 vous comblera. Vous aimez passer les vitesses vous-même, vous préférez l'art de la conduite au skillz de l'esquive, les ralentis vous barbent, la constante quête de la nitro vous soule ? Alors évitez le dernier né de chez EA.

EA nous a souvent volé des heures de sommeil avec ses jeux de voiture, pour notre grand plaisir. C'est même un peu son fond de commerce, avec le hockey et le football. À l'instar d'un NFS Underground, Burnout 3 (le dernier bébé de Criterion Studios) se propose de nous propulser dans un univers de voitures surpuissantes, de courses en ville à des vitesses que nos radars réprouveraient à coup sûr. Mais au-delà de la vitesse, c'est sur le crash que Burnout 3 mise pour nous faire les yeux doux. Tonneaux et autres explosions suffiront-elles à en faire un must ?

Le menu à la carte

Burnout 3, comme tout bon jeu d'arcade qui se respecte, propose à son ultra classique menu de réjouissances les incontournables "course simple", "carrière" et "multi". Poussons donc un peu plus loin le paddle pour dénicher ses originalités. Et c'est effectivement dans le type de course que se nichent les spécificités de Burnout 3, non pas dans l'ultra classique mode "chrono", mais plutôt dans le "take-down" et franchement dans le "crash", mode sur lequel il mise visiblement pour assurer son identité. Avant de s'attarder sur ce derniers, plantons un peu le décor de Burnout 3, histoire de savoir où on met les pieds quand on donne le beau CD à manger à notre console affamée...
 

Welcome to California!

Amateurs de simulation, passez votre chemin. Burnout 3 c'est de l'arcade pure. De la bonne grosse arcade, qui vise au défoulement, au fun et aux bastons. Tout est là pour ça, l'omni impression de vitesse (qui s'accentue au fur et à mesure que l'on débloque les bolides suivants), le rock Californien à fond, le speaker faussement d'jeun bien lourdos et, pour finir, l'irréalisme flagrant du pseudo modèle physique. Vous en avez marre de prendre toujours la même voiture pour aller bosser le matin ? Burnout 3 vous en propose une soixantaine répartie en six classes, de la caisse pourrie de base à la formule 1 (pardon, ils disent Indy Car là bas). Marre aussi de prendre toujours la même portion du périph ? En comptant les variantes, vous rayerez votre carrosserie à travers plus d'une cinquantaine de parcours, alternant ville et campagne, le jour comme la nuit. Si les circuits sont beaux et relativement variés, et bénéficient d'une profondeur de champ très sympathique, les voitures sont elles assez classiques. Mais ce n'est pas si grave car, dans le feu de l'action, on n'a pas du tout le loisir de s'attarder sur leurs courbes...
 

Pousse-toi de là

Les premiers frissons à Burnout 3, on les choppe dans le mode "take-down", qu'on pourrait traduire par un "descends-le !" sans en trahir l'esprit un instant. Le but est clair : exploser le nombre imposé d'adversaires en un temps donné. Et là, tous les coups étant bons pour scorer le maximum de "take down", on comprend vite que le nerf de la guerre c'est l'indispensable "boost", ce carburant limité et cher à gagner dont l'effet "nitro" permet de rattraper puis de propulser ses adversaires dans les airs. Il faut donc alterner avec bonheur les coups de volant rageurs pour exploser ses petits copains et les skillz permettant de remplir sa gauge de "boost". Dans ce but, on peut ainsi, tour à tour, sucer le parechoc arrière de son adversaire (la bien nommée manoeuvre de la Sangsue), et le pousser au mépris de toutes les règles du code de la route (c'est la mignone Poussette). Les téméraires auront aussi recours à l'esquive en frôlant le traffic, et au contre-sens, en empruntant les voies de circulation en sens inverse. Oui : le traffic. Car tout celà se déroule au milieu d'une circulation dense et beaucoup, mais alors beaucoup moins rapide que vous.
 

Faut pas crasher

Après les préliminaires du "take-down", le grand frisson c'est dans le "crash" mode qu'on le recherche. Des règles très simples, des ralentis à gogo et de multiples caméras sympathiques, des bonus distribués avec parcimonie, voilà les ingrédients du mode à la source de 80% des screenshots de Burnout 3, preuve qu'EA veut y asseoir son identité. Pour être un bon crasheur, il faut simplement faire le plus gros carambolage possible en précipitant sa voiture dans un carrefour au milieu duquel s'écoule paisiblement un traffic assez dense. On vise alors assez naturellement un bus ou un camion, et là, la réaction en chaîne commence. Au delà d'un certain d'empilement, on a le droit de faire exploser la carcasse de ce qui était notre bolide quelques secondes auparavant, rajoutant par la même flammes et fumées au chaos qu'est devenu le gentil carrefour sans histoire. Pour peu qu'on ait fait preuve du skillz nécessaire en collectant les bonus présents sur notre course d'élan, le total des points peut alors atteindre des sommets.
Les Plus
  • Effets spéciaux, ralentis, bruitages.
  • Traffic annexe dense et réaliste.
  • On peut gagner sans les raccourcis.
  • Grande profondeur de champ.
  • On peut faire taire le pseudo-speaker.
Les Moins
  • Hors Nitro point de salut.
  • Pas de niveau de difficulté.
  • Pas de boîte manuelle.
  • Le principe même du "crash" n'est pas très pédagogique...