Kinect Sports Rivals

21 avr. 2014
Testé par sur
Disponible sur
2
  • Éditeur Microsoft
  • Développeur Rare
  • Sortie initiale 11 avril 2014
  • Genre Sport

Sans rival, mais sans briller

Kinect Sports Rivals a autant de qualités que de défauts. Si les nouvelles épreuves sont sympathiques, les précédentes ont un côté archaïque regrettable. Ainsi, vous avez vite fait le tour des différents sports et le jeu brille plus par son système de classement que par son contenu plutôt chiche en matière d'environnements. Heureusement, la présence de "power up" et d'équipement permet de sauver la donne. Au final, on se demande quand même si Rare n'aurait pas dû simplement nous proposer un vrai jeu de jet-ski, surtout que cela aurait permis de viser une cible plus large (espace nécessaire à Kinect oblige).

Présent au lancement de Kinect, Kinect Sports avait peiné à justifier l'existence du périphérique de Microsoft. Comme une histoire qui se répète, Kinect Sports Rivals était initialement prévu pour le lancement de la Xbox One et devait faire office de vitrine pour la nouvelle version de Kinect. Repoussé de plusieurs mois, le titre de Rare arrive finalement en ce mois d'avril. Bon ou mauvais signe ?

Le principe

Sans surprise, Kinect Sports Rivals se joue exclusivement avec Kinect même s'il est possible de naviguer dans les menus à l'aide de la manette. D'ailleurs, il est conseillé de procéder ainsi dans la mesure ou la navigation à l'aide de Kinect est étonnamment chaotique. Pour ce qui est des différentes épreuves, Kinect Sports Rivals est relativement convaincant. Globalement, le capteur Kinect fait bien le travail. Retenons surtout le scooter des mers ou l'escalade (qui consiste à attraper des prises), aussi drôles que rythmés. A contrario, le bowling, le tennis et le foot font office de vilain petit canard et ne montrent pas d'évolutions surprenantes en comparaison des autres jeux du genre (y compris sur la génération précédente). Pour revenir aux meilleures épreuves, celles-ci surprennent par l'équilibre entre précision et rapidité, d'autant que leur principe s'inscrit plutôt bien dans le concept de Kinect : aucune des deux ne nécessite de mouvements latéraux (trop) prononcés, et cela ne nuit en rien à l'immersion. C'est en contraste total avec des épreuves comme le tennis et le foot, anormalement stoïques comparés aux sports dont elles s'inspirent. Un petit mot sur le "sport" restant, le tir qui, s'il ne brille pas par son principe, reste assez intéressant par son système de scoring. Il faut dire que Kinect Sports Rivals mise beaucoup sur la performance, comme en atteste la présence de "power up" (des capacités activables vocalement et qui octroient des avantages ou bonus) et d'équipement à acheter (scooters, pistolets, ballons, etc.).

Il est possible d'acheter des habits, mais aussi de l'équipement et des "power up".

Le multi

C'est le gros coup de poker de Kinect Sports Rivals. Dans ce genre de jeu, l'intérêt des parties solo est limité en raison d'une intelligence artificielle en dents de scie. Avec son système de classement, Kinect Sports Rivals compte bien hausser le challenge. Pour tout dire, il est même possible de s'inscrire à un championnat du monde. Dès lors, l'aspect communautaire et la personnalisation poussée semblent aussi importants que justifiés.

Vous pouvez même mettre les coudes sur les genoux pour piloter sans vous fatiguer. Impressionnant.

Pour qui ?

C'est le gros couac de Kinect Sports Rivals. Car en annonçant sa Xbox One, Microsoft nous avait promis que Kinect serait plus performant et nécessiterait un peu moins d'espace pour fonctionner. Hélas, n'espérez pas jouer à Kinect Sports Rivals dans votre chambre. Pour donner une idée, ce test a été effectué sur une surface de 2,5 mètres sur 2,5 mètres. Si l'expérience était assez concluante, cette surface s'avère être le strict minimum pour jouer, y compris à des épreuves comme l'escalade (qui nécessite de bien tendre les bras et de sauter). De ce fait, Kinect Sports Rivals ne se destine pas à tout le monde, et certainement pas aux jeunes (et moins jeunes) qui ont leur Xbox One dans leur chambre - ou dans un espace restreint. Pour les autres, il se pourrait bien qu'ils soient attirés par l'ambiance visuelle et musicale du titre, ainsi que par son système de scoring plutôt efficace.

Le processus de création de votre avatar est surprenant.

L'anecdote

L'un des meilleurs moments de Kinect Sports Rivals reste le moment où vous lancez le titre pour la première fois, et plus précisément la façon dont celui-ci modélise votre corps et votre visage grâce à Kinect. En quelques secondes (le temps de prendre quelques poses), le jeu vous livrera une version cartoon de votre corps d'athlète. Un point assez impressionnant, surtout que le visage est bel et bien ressemblant.
Les Plus
  • L'ambiance visuell et musical réussie...
  • Les courses de scooter des mers
  • L'escalade et le tir, sympa
  • La modélisation de votre visage par Kinect
  • Le système de classement
  • Les powers ups et la personnalisation
Les Moins
  • ...mais qui est ternie par des doublages et une synchronisation labiale assez désastreux
  • Les "vieux" sports
  • La navigation dans les menus, terriblement lente et carrément désastreuse avec Kinect
  • L'espace nécessaire, un semi-échec