Paper Mario : Sticker Star colle aux hits 3DS

07 janv. 2013
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur Nintendo
  • Développeur Intelligent Systems Co., Ltd. (IntSys)
  • Sortie initiale 7 décembre 2012
  • Genre Rôle

Un Mario sympathique de plus sur 3DS. Finalement, Paper Mario : Sticker Star a les qualités et les défauts de sa série. Si le jeu profite d'un cachet visuel attirant (bonifié par la 3D relief), de dialogues subtils et d'un système de jeu sympathique, il pâtit en revanche d'une histoire trop convenue et d'une structure un poil trop complexe. De ce fait, le jeu à le cul entre deux publics : pas assez profond pour les adultes en quêtes d'aventure et de profondeur et trop compliqué pour les petits à la recherche de simplicité.

Devinez quoi : Peach s'est encore faite enlever. Pourtant, si l'apparition d'un énième Mario sur 3DS peut surprendre (voire exaspérer), le jeu présent ici n'est autre qu'un Paper Mario. Exit la plateforme et bonjour le RPG. De plus, l'arrivée de cette série au style graphique si atypique avait de quoi enthousiasmer la plupart des possesseurs de 3DS.

La mise en scène a parfois été pensée pour la 3D.

Une 3D en mode origami

Difficile de ne pas être surpris par la 3D de Paper Mario : Sticker Star. Pour ceux qui ne le savent pas, les Paper Mario sont basés sur une idée étonnante : placer l'histoire dans un monde en papier afin de jouer sur les perspectives. Ainsi, les personnages sont de simples bouts de papier et il n'est pas rare de les voir sous moult formes (plats, pliés, solides comme des origamis, etc). Par son concept, le jeu se prête donc particulièrement bien à la 3D et peut être considéré comme l'un de ses porte-étendards. Chatoyant, Paper Mario : Sticker Star jouit aussi d'effets de mise en scène plutôt bien sentis, comme lorsque les ennemis viennent percuter l'écran après avoir reçu un coup puissant. Vous l'aurez compris, si vous appréciez la 3D, la dernière production de Nintendo risque de vous satisfaire. Que les allergiques se rassurent : le jeu est également agréable sans relief, même s'il est évident que certains parti pris de caméra ont été pensés en fonction. Il n'est toutefois pas nécessaire d'activer la 3D pour profiter des environnements, des musiques, de la qualité générale du level design ou, mieux encore, de la subtilité des dialogues, tous plus drôles et mignons les uns que les autres. A coup sûr, l'ambiance est là.

En participant à une loterie en début de combat, vous pouvez gagner la possibilité d'effectuer plusieurs coups d'affilée. Pratique.

Trop ambitieux pour un Mario, ou pas assez pour un RPG ?

Bien qu'il s'agisse d'un Paper Mario, Sticker Star ajoute sa touche de singularité. En plus de parcourir des étendus parsemées de combats façon jeu de rôle, vous avez également le loisir de récolter de nombreux autocollants. Chacun d'eux a son importance, pouvant aussi bien servir lors des combats ou pour résoudre des énigmes nécessitant de reconstituer ou non un élément du décor. Lors des affrontements, chaque action implique l'utilisation d'un autocollant : il faut donc faire attention à ne pas tomber en rade sous peine de ne pouvoir répliquer aux attaques. Coups de marteau variés, bonds, multi-bonds, fleurs en tous genres, champignon de Toad... les actions sont assez nombreuses pour amuser et donner de l'intérêt aux combats. D'ailleurs, le jeu est plutôt corsé, notamment en raison de sa structure s'apparentant vraiment à celle d'un RPG. Des énigmes sont présentes et il faut parfois faire quelques aller-retours avant de trouver une éventuelle solution. Si cela ne dérangera pas plus que cela les adultes, les petits risquent de vite lâcher l'affaire, d'autant que l'aventure est relativement longue. Avec huit mondes à parcourir, comptez une petite vingtaine d'heures pour boucler Paper Mario : Sticker Star. Certains iront même jusqu'à dire que c'est un poil trop long, surtout compte tenu du scénario qui manque de consistance (les dialogues ne font pas tout, hélas).
Les Plus
  • Une 3D exemlplaire
  • C'est Joli
  • Un level design bien fichu
  • Des dialogues drôles et bien écrits
Les Moins
  • Un scénario au raz des pâquerettes
  • Un brin complexe