Inazuma Eleven 2, un simple match retour ?

18 avr. 2012
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Inazuma Eleven 2 n'est pas un mauvais jeu, loin de là. Basé sur une histoire sympathique et bénéficiant d'une ambiance toujours aussi atypique, le titre de Level-5 est plaisant à parcourir. Néanmoins, c'est dommage que le jeu ne bonifie pas plus la recette de son prédécesseur. Si le fait que le titre se décline en deux versions satisfera les adeptes du "moi j'en ai une plus grosse - d'équipe", le peu d'ajouts et la répétitivité de l'ensemble, moins pardonnable que sur le premier opus, laisse un goût légèrement amer. Un jeu conseillé aux fans, les autres pouvant se tourner vers le premier volet probablement moins cher. En attendant que le troisième volet de cette série attachante arrive dans nos contrées.

Quasiment un an après un premier épisode synonyme de bonne surprise, Level-5 et Nintendo reviennent avec Inazuma Eleven 2. Un titre convaincant, en particulier dans la forme, mais qui sent un peut le réchauffer. Explications.

Mark et ses compagnons ne sont pas au bout de leurs surprises.

La vérité est ailleurs

Inazuma Eleven 2 fait directement suite au premier épisode. On retrouve Mark Evans et son équipe au lendemain du Football Frontier, l'un des tournois les plus prestigieux du Japon. Alors que l'équipe s'apprête à reprendre l'entrainement, une énorme explosion se fait entendre : le collège de Raimon est détruit. Mark et ses partenaires ne tardent pas à connaître la cause de ce désastre : l'Alius Academy, une équipe prétendant venir d'une autre planète. Leur but : prouver aux humains leur bassesse en les défiant à leur propre jeu, le football. Le scénario d'Inazuma Eleven 2 est dans la même ligné que celui de son prédécesseur, l'effet de surprise en moins. Abracadabrantesque dans les faits, il se révèle être plutôt drôle et profite surtout d'une localisation digne de ce nom. En effet, le jeu est entièrement localisé en français, qu'il s'agisse du générique, des doublages lors des cinématiques ou des différents textes faisant office de dialogues. Un point qui aide à s'immerger dans l'univers bon enfant du jeu et qui démontre une volonté certaine de bien faire. Entre ça et le soin apporté aux musiques, l'ambiance n'a rien à envier aux grosses productions Nintendo. A noter, pour revenir au scénario, qu'en fonction de la version à laquelle vous jouez (Tempête de feu ou Tempête de glace), Mark n'aura pas les mêmes sentiments amoureux. Un parti pris sympathique car la plupart des jeux se déclinant en plusieurs versions centrent habituellement leur mode de commercialisation sur l'unique notion d'échange.

L'une des rares nouveauté consiste à pouvoir tirer de n'importe où sur le terrain...

Bis repetita

Ne nous attardons pas sur l'aspect graphique du jeu, celui-ci étant dans la lignée du premier volet. De ce fait, le titre auquel nous avons affaire est particulièrement soigné, qu'il s'agisse des phases d'exploration ou des excellentes animations en 3D lors des matchs. En revanche, le gameplay laisse un sentiment mitigé. Si le jeu conserve le concept du premier volet, c'est-à-dire un mélange plus ou moins subtil entre RPG et football, il est dommage que peu de nouveautés n'aient été apportées aux mécaniques de jeu. Pour ceux qui ne le sauraient pas, Inazuma Eleven 2 reprend la structure des RPG tout en offrant des combats axés sur le football. Aléatoires, ces défis ne durent que quelques secondes et vous demandent d'arpenter le terrain pour inscrire des buts. Un peu à l'instar d'Olive et Tom, les rencontres sur le terrain nécessitent parfois des techniques spéciales (tirs, dribles, etc.) tandis que les passes s'effectuent en touchant l'écran avec le stylet. Bien que l'idée soit toujours aussi sympathique, il faut encore faire avec une simplicité outrancière (déjà présente dans le premier volet). En effet, inutile d'être né de la dernière pluie pour comprendre que certaines stratégies mènent rapidement à la victoire. Alors que ce défaut était pardonnable dans le premier épisode, celui-ci faisant office de surprise, il est regrettable que rien n'ait été fait pour l'endiguer ici.

Dans cet épisode, vous allez voir du pays.

Recrutez-les tous !

C'est d'autant plus dommage que cela bride le côté "double face" du jeu, chaque version étant censée vous permettre de recruter différents joueurs exclusifs pour les échanger entre amis. Quel intérêt trouver dans cet échange de joueurs vu que le jeu est d'une facilité parfois déconcertante ? La collectionnite diront certains, le multijoueur diront d'autres. Si cela est votre passion, sachez tout de même que vous aurez de quoi faire, avec plus de 1500 joueurs (soit dix fois plus que pour le premier opus). Un bon moyen de booster la durée de vie de l'aventure solo, celle-ci durant une petite vingtaine d'heure. C'est plus que le premier épisode mais l'impression de répétitivité se fait donc plus conséquente. Un jeu un peu plus long mais un peu plus ennuyeux donc, et ce malgré une diversité d'environnements plus prononcée. Il faut dire qu'un bus est désormais présent et vous permet de vous déplacer dans le pays. Enfin, sachez tout de même qu'en fonction de la version dont vous disposez, le jeu vous proposera d'affronter deux équipes rivales différentes. C'est toujours ça pour justifier l'achat des deux versions, ou de conseiller l'une d’entre elles à vos amis.
Les Plus
  • Toujours aussi soigné sur le plan technique
  • Un côté double face qui devrait faire mouche dans les cours de récréation
  • Un jeu tout de même attachant
  • Des musiques toujours au top
  • Des environnements plus variés
Les Moins
  • Bien peu de nouveautés
  • Ce triste sentiment de réchauffer (aucun des principaux défauts du premier volet n'a été corrigé)
  • Tout de même répétitif