Rayman Origins chamboule votre fin d'année

29 nov. 2011
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Disponible sur
4
  • Éditeur Ubisoft
  • Développeur Ubisoft
  • Sortie initiale 24 novembre 2011
  • Genre Plateformes

Rayman Origins est assurément l'un des meilleurs jeu de l'année. En plus de proposer des graphismes 2D éblouissants et une aventure solo aussi riche que divertissante, il se paye également le luxe de frapper fort en matière de multijoueur. Si bien qu'une fois le jeu lancé, on se voit mal lâcher la manette à moins d'un impératif véritablement urgent. Le célèbre "Allez, une petite dernière pour la route !" peut vite s'éterniser en de longues soirées conviviales. Un titre indispensable aux amoureux du jeu de plate-forme qui, avouons-le, n'ont plus grand chose à se mettre sous les doigts depuis bon nombre d'années.

Avec Rayman Origins, Ubisoft et Michel Ancel espèrent remettre sur le devant de la scène un héros particulièrement discret ces dernières années : Rayman. Il faut dire que le bonhomme à la chevelure ressemblant à une peau de banane s'est quelque peu fait chiper la vedette par ses Lapins Crétins, surtout auprès des joueurs occasionnels et du jeune public.

Accompagné de Globox, Rayman repart comme en 14 ! Euh... 95.

Un jeu qui porte bien son nom

Aaah, Rayman... L'une des plus belles réussites du début de la PlayStation et assurément l'un des plus dignes représentants du talent français. Et on peut dire qu'en 15 ans le héros de Michel Ancel a su se faire discret. En dehors des multiples portages dus au succès du héros, seul trois "vrais" opus ont vu le jour. Ainsi, exceptés les spin-off des Lapins Crétins, il faut tout même remonter en mars 2003 pour trouver un jeu de plates-formes estampillé Rayman (Rayman 3 : Hoodlum Havoc). Autant vous dire que ce Rayman Origins suscitait une attente assez monstrueuse, surtout qu'il marque le retour de Michel Ancel, créateur du héros et des deux premiers volets, en tant que concepteur. Si le nouveau jeu mettant en scène l'un des emblèmes d'Ubisoft s'appelle ainsi, c'est pour deux raisons somme toute assez logiques. Premièrement, Rayman Origins place son action avant les évènements relatés dans le premier volet. Ainsi, Rayman doit sauver la Croisée des Rêves d'êtres malfaisants issus d'une lande corrompue, le tout évidemment en compagnie de son fidèle compagnon Globox. Tout un programme donc que celui de revisiter l'univers des deuxième et troisième épisodes, mais en 2D cette fois. Car c'est ici la deuxième justification du titre...

Lorsque vous parcourez ce niveau, vous émettez des sons qui viennent plus ou moins se greffer à la musique. Souvenirs...

HD et pas qu'un peu

Graphiquement, Rayman Origins est probablement ce qui se fait de mieux en matière de 2D. A vrai dire, le jeu est si beau qu'il serait probablement difficile de différencier les niveaux des différents artworks ayant contribué à leur élaboration ou à la direction artistique. Animés avec talent et humour, la Croisée des Rêves et les personnages qui la peuplent s'apparentent à un véritable dessin animé interactif. Profitant en plus d'une direction artistique aux couleurs chatoyantes et d'une diversité en matière d'environnements plus que bienvenue, nul doute que le titre donnera le sourire aux petits comme aux grands. Pour parachever cet emballage de grande classe, quoi de mieux qu'une bande son loufoque et pétillante ? Ainsi, en sus des bruits amusants émis par les différentes bestioles, Rayman Origins profite de musiques véritablement géniales de par l'ambiance délirante qu'elles insufflent au jeu. Mention spéciale aux quelques niveaux mettant en corrélation la bande son et le level design du jeu : sensations fortes et dépaysement garantis.

Rien n'arrête Rayman, pas même les murs.

La Croisée du plaisir

En plus de son caractère adorable, le jeu d'Ubisoft est une petite mine d'inventivité. Une créativité qui passe notamment par les mouvements mis à disposition de Rayman... ou de l'autre personnage que vous contrôlez. Car Rayman Origins vous propose également de contrôler les compagnons du héros et de nombreux protagonistes et variantes de couleurs sont donc à débloquer. Pas de surprise toutefois : les possibilités sont similaires quel que soit le personnage que vous incarnez. Sprinter, sauter, rebondir sur les murs, frapper, tomber à pique, planer, nager, courir sur les murs, tout un panel de mouvements parfois acquis au fil de l'aventure et auquel il faut ajouter les différentes interactions avec l'environnement. Nombreuses, celles-ci s'avèrent aussi amusantes que primordiales à assimiler, du moins pour ceux qui souhaitent récolter un maximum de Lums (les petites bêtes lumineuses propres à l'univers de Rayman) sur leur passage. Un choix qui facilite quand même la progression, cette dernière étant basée sur le ratio d'Electoons délivrés (rappelons que les Electoons sont des créatures à libérer dans les niveaux ou en atteignant certains paliers de Lums récoltés).

Moskito est de la partie, et la musique liée à ces phases colle là aussi parfaitement à la thématique.

Mr Moskeeto et compagnie

On pourrait donc s'attendre à une progression répétitive mais il n'en est rien, et ce grâce à la présence de phases de jeu annexes variées. Des passages de shoot'em up à dos de moustiques aux escapades sous-marines, en passant notamment par des courses poursuites sympathiques, l'aventure ne laisse pas le temps de s'ennuyer. Un constat qui se poursuit avec les boss qui, malgré leur relative simplicité, parviennent à donner le sourire de par leurs apparences et les mécaniques de jeux qui les accompagnent. Au final, vous reviendrez sûrement dans certains niveaux pour passer le temps une fois le jeu terminé, c'est-à-dire après une petite dizaine d'heures aussi colorées et rigolotes. Question difficulté, tout dépend de votre propension à aimer le travail bien fait. Bien que le jeu évite toute notion de game over (des points de contrôle étant présents au début de chaque tableau), les joueurs les plus acharnés devront parfois s'y reprendre de nombreuses fois pour faire le plein de Lums et accéder à certains passages secrets. Les autres, ceux qui veulent finir le titre à la va-vite, devraient trouver le challenge beaucoup moins corsé (sauf peut-être dans la deuxième partie du jeu).

Le mode multijoueur promet d'excellentes soirées entre potes.

Raymen

Aspect plus qu'important de Rayman Origins, le mode multijoueur est tout simplement génialissime. Permettant de jouer jusqu'à quatre, celui-ci joue aussi bien sur les aspects coopératif que compétitif. Bien que la coopération soit de mise pour progresser tranquillement au sein des niveaux (et notamment trouver l'intégralité des bonus), des scores individuels sont évidemment de la partie. Ainsi, à l'instar de Disney Universe, la coopération peut rapidement se transformer en joyeux bordel, sauf qu'ici vous ne pouvez pas récupérer les Lums en frappant vos compagnons ou rivaux. En revanche, ce que vous pouvez faire, c'est tracer comme un dératé pour empêcher les autres de récolter l'intégralité des êtres lumineux sur le chemin. Une technique drôle et sympathique, qui vous permet par la même occasion de vous entraîner au mode contre-la-montre ajoutant du challenge. Autant vous dire qu'entre le record de score liée au nombre de lums récoltés par l'équipe, les scores individuels ou le meilleur temps à battre, le mode multijoueur de Rayman Origins promet de longues heures de rigolades. Seul petit bémol : l'absence de mode en ligne. Mais vous n'allez quand même pas nous dire que vous n'avez pas d'amis sous la main, si ?
Les Plus
  • Graphiquement magnifique
  • Des animations aussi excellentes que drôles
  • Une suite et un retour aux sources réussis
  • Un gameplay simple et rempli de possibilités
  • Un level design particulièrement chouette
  • Une bande son loufoque d'excellente facture
  • Un multijoueur conviviale et marrant
  • Un contenu tout de même conséquent
  • Un jeu de plate-forme, si, si !
Les Moins
  • Certains se plaindront de l'absence de game over (les fous)
  • Pas de mode en ligne