Dead or Alive : Dimensions, plus vif que jamais

27 mai 2011
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Quelle claque ! Dead or Alive : Dimensions est à ranger au côté des Metal Gear Solid : Peace Walker et autre Kingdom Hearts : Birth by Sleep, tous ces jeux qui n'ont rien à envier à leurs ancêtres de salon. Ainsi, cet épisode de Dead or Alive fait figure de compilation luxueuse regroupant les personnages des épisodes précédents ainsi que des décors bien connus des fans. Sachant que de nombreux ajustements ont été fait en terme de gameplay et que le jeu est parfaitement adapté au support, on voit mal comment ne pas (re)tomber sous le charme, aussi bien de la franchise que des charmantes demoiselles qui la composent. Probablement le meilleur jeu de la console à l'heure actuelle, et tout simplement sa meilleure exclusivité et la meilleure raison d'acheter une 3DS pour l'instant. Car si Super Street Fighter IV 3D Edition était un portage réussi, on parle ici du retour au sommet d'une licence absente depuis cinq ans. Que demander de plus ? Non, franchement, là, je ne vois pas !

Cinq ans, c'est le temps qu'il aura fallu aux beautés de Dead or Alive pour réapparaître dans un jeu de baston. Encore plus surprenant, Dead or Alive : Dimensions sort sur une console portable, la Nintendo 3DS, une grande première pour la franchise de Tecmo. Comme souvent, l'apparition sur une console portable d'une saga propre aux supports de salon suscitait bon nombre d'inquiétudes, notamment auprès des fans. Un scepticisme que Dead or Alive : Dimensions balaye en trois coups de tatane. Get ready... Fight !

Dead or Alive : Dimension regroupe tous les combattants de la licence.

Un Maxi Best Of s'il vous plait, avec des filles canons et des décors

Le côté compilation de Dead or Alive : Dimensions passe avant tout par son mode Chroniques revisitant l'intégralité de la saga à travers de nombreuses cinématiques. Des scènes peut-être même trop fréquentes, car avouons que l'histoire n'a jamais été le point fort de la franchise (ni des jeux de baston en général). Dès lors, on regrette le rythme quelque peu décousu, ce mode n'hésitant pas à nous faire subir plusieurs minutes de vidéo avant d'enchaîner trois combats d'affilés, sans réelle explication. Ceci dit, le jeu parvient à jouer sur la fibre émotionnelle en nous faisant revisiter bon nombre de lieux exclusifs à certains épisodes, parfois avec des personnages postérieurs à la chronologie initial. En parlant de "postérieurs", les belles de la licence sont évidemment de la partie, tout comme les messieurs bien virils (ou pas). A vrai dire, ce sont les 25 personnages de la franchise qui sont jouables, qu'il s'agisse des figures emblématiques ou des divers boss, et ce à travers autant de décors. Les adeptes seront donc aux anges, d'autant plus que les fonctionnalités Spotpass permettent de télécharger du contenu additionnel et qu'une petite surprise est présente pour les fans de Metroid : Other M.

Contrairement à SSF4 3D, les décors bénéficient parfois d'animations sympas. Ici, les corbeaux qui s'envolent.

93-59-88, mais en 3D cette fois

Techniquement, Dead or Alive : Dimensions est convaincant. Pas forcément impressionnant sur le plan graphique, le jeu brille surtout de par son animation d'une fluidité extrême. Dès les premiers coups, nous retrouvons la marque survitaminée de la franchise. A ce titre, les contres paraissent encore mieux intégrés à l'action que par le passé. Nintendo 3DS oblige, l'arrivée de la 3D suscitait certaines interrogations. L'effet s'avère ici sympathique tout en étant assez dispensable. Si le jeu semble à peine moins fluide une fois la 3D activée, c'est l'étirement des polygones, propre au procédé, qui est dans le cas présent dommageable. Très fins en 2D, certains décors sont un peu moins convaincants en relief. En revanche, les niveaux de profondeurs en 3D demeurent tout de même nombreux et respectables. Au final, nul doute que les puristes joueront probablement au jeu en 2D pour bénéficier de conditions de jeu optimales. Choix qui, soit dit en passant, leur permettra de profiter de l'effet gyroscopique du menu, un détail aussi sympathique qu'anecdotique. Enfin, les cinématiques du mode Chroniques laissent une impression mitigée, cela plus en raison d'un parti pris que de l'aspect technique à proprement parler. Si certaines scènes sont tout à fait jolies, d'autres s'apparentent à des dioramas en 3D avec des personnages parfaitement stoïques. De ce fait, vous avez souvent l'impression de regarder une succession de plans fixes en 3D. Un décision liée à la volonté de mettre la technologie en avant mais qui aurait très bien pu être mise de côté au profit d'un style comics ou manga plus adéquat.

Les dégâts occasionnés par les contres sont moins titanesques qu'auparavant.

Des ajustements bienvenus

Pour ce qui est du gameplay, Dead or Alive : Dimensions reprend logiquement les bases de la série, tout en apportant son lot d'ajustements et de nouveautés. Tout d'abord, bien qu'il soit relativement ennuyeux de par son rythme saccadé, le mode Chroniques se révèle être un excellent tutoriel permettant aux novices d'apprendre les subtilités de la franchise en un temps record. Système de contres, types de coups et priorités n'auront donc plus de secret pour eux. Les habitués seront pour leur part ravis d'apprendre que Dead or Alive : Dimensions est probablement l'épisode le mieux équilibré de la série. Ainsi, finis les contres trop destructeurs rognant la technicité du titre et donc le plaisir de jeu sur le long terme. Toujours en ce qui concerne les petits plus qui font la différence, nous pouvons évoquer la grande variété des décors destructibles et des chutes occasionnant des dégâts. De ce côté, Tecmo n'a fait aucune concession, bien au contraire puisque des chutes de seulement quelques mètres ont été ajoutées, rendant cet aspect du gameplay encore plus important que par le passé. Faîtes rebondir votre adversaire sur trente mètres et celui-ci perdra la moitié de sa barre de vie ; à contrario, une chute de deux ou trois mètres n'aura pas grande incidence sur la suite du combat. Plus nombreuses qu'auparavant, ces situations apportent encore plus de dynamismes aux affrontements.

Les Tag Battle ont évolué. Désormais, il faut effectuer une projection en même temps que l'IA pour réaliser une attaque en duo.

Malgré ces ajustements importants et bien que la configuration des touches soit identique à celle des épisodes de salon, le jeu a été adapté au format portable. Ainsi, les combats du mode Arcade se déroulent dorénavant en un round gagnant, permettant par exemple à ceux qui le souhaitent de faire une partie de quelques minutes lors de courts trajets en métro. Pour ce qui est de l'écran tactile de la console, les plus fainéants peuvent l'utiliser afin d'exécuter l'intégralité des coups d'un personnage en les sélectionnant parmi une liste exhaustive. Autre changement important : la gestion des Tag Battle (combats par équipe). Alors que par le passé nous contrôlions nos deux combattants, l'intelligence artificielle se charge désormais de notre partenaire. Un choix quelque peu déstabilisant mais qui s'avère finalement payant, et ce grâce à d'importants efforts fournis sur la gestion des affrontements. Lorsque votre coéquipier combat, il vous suffit d'appuyer sur une touche de coup pour venir à sa rescousse et prendre sa place. C'est tout juste si nous regrettons la trop grande agressivité de l'I.A. dans les combats à handicap les plus ardus : compte tenu du système de récupération caractéristique de la série, il aurait été de bon ton d'avoir un CPU capable de temporiser en se défendant. Les attaques en duo, quant à elles, s'effectuent désormais lorsque les deux joueurs réalisent une projection simultanément. Autant de choses qui nous permettent de ne pas nous ennuyer. Enfin, signalons une fois de plus l'excellente qualité du stick de la console. A n'en pas douter, le jeu de baston a plus que jamais de beaux jours devant lui sur consoles portables. Merci Nintendo !

Le mode Chroniques fait office de tutorial de premier choix.

Contenu définitivement au top

En tant que pot-pourri des précédents épisodes, cette mouture portable se devait de mettre la barre très haut en matière de contenu. Et si, comme nous le disions plus tôt, le contrat est rempli en ce qui concerne les personnages et les environnements, ce volet fait également carton plein en ce qui concerne les musiques, toujours aussi excellentes, et les modes de jeu. D'une durée de 2h30, le mode Chroniques est heureusement accompagné d'autres joyeusetés. Les modes Arcade et Survie occuperont bon nombre de vos soirées, d'autant que ceux-ci proposent différents parcours à déverrouiller. En plus de cela, le mode Défi Duo vous propose des combats à handicap et par équipes. Très sympa, surtout que les derniers niveaux sont d'une difficulté respectable. Comme Super Street Fighter IV 3D Edition, le jeu de Tecmo propose également un système de collecte de figurines. Et quand on parle de collecte, c'est de pas moins d'un millier de figurines. L'intérêt ? Aucun si ce n'est donner un but à vos parties. Sachez tout de même que les dites figurines vous permettront de prendre en photo des dioramas créés par vos soins. Enfin, bien que souvent recyclés, les costumes à débloquer sont assez nombreux et le jeu supporte les fonctions StreetPass de la console. Au final, les adeptes des jeux de baston peuvent miser sur un bon paquet d'heures de jeu. Un paquet qui, si vous aimez le multijoueur, se compte par dizaines d'heures. Bah oui, vous ne pensiez quand même pas échapper au multijoueur j'espère, que ce soit en local ou en ligne.
Les Plus
  • Un best of qui sait jouer sur la fibre nostalgique
  • Le mode Chroniques, un tutorial excellent pour les néophytes
  • Animation à tomber
  • Quand même joli
  • Des ajustements qui font de ce volet le meilleur de la série
  • Contenu très conséquent
  • Le multijoueur
  • Des fonctionnalités en ligne intéressantes
  • Un retour digne des opus de salon
Les Moins
  • Une 3D dispensable
  • I.A. pas assez défensive dans les derniers niveaux du mode Défi Duo