NFS Hot Pursuit : ce matin, un lapin...

29 janv. 2011
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Comme un solo de Queen Need for Speed : Hot Pursuit vous guide vers un système de jeu en ligne explosif après un passage calme et travaillé - non obligatoire d'ailleurs - par une campagne solo desservie par une IA empruntée à Mario Kart. Bien entendu, pour que cela fonctionne, il faut que les courses présentent un minimum d'intérêt et c'est ici le cas. L'impression de vitesse est bonne, la maniabilité aussi bien que les voitures semblent au début peser une tonne d'éléphants en mercure. En bref, le tout s'emboite parfaitement. Les nombreux bolides débloqués tout au long de vos carrières - d'ailleurs c'est une excellente idée que de pouvoir switcher du côté Police / Bandits aussi facilement - sont aussitôt mis à l'épreuve dans des courses parfois délirantes lorsque les barrages routiers et les hélicoptères sont de la partie. La série semble repartie sur de bonnes bases, si ce n'est cette histoire de code qui ne permet pas de prêter son jeu, du moins son intégralité.

Need for Speed : Hot Pursuit signifie le retour aux sources de cette série, notamment en reprenant le concept du troisième volet éponyme. Les débuts de l'histoire se situant à peu près lors de la généralisation des lecteurs CD-ROM, précisons pour ceux qui n'étaient pas encore nés (ou alors juste un peu) que déjà nous faisions des courses-poursuites en Lamborghini Diablo avec les gendarmes du coin sur les premiers PC. Une nouvelle fois l'histoire se répète. Profitons maintenant du savoir-faire de Criterion, acquis sur la série des Burnout, savoir-faire cette fois mis au service d'une idée qui a fait du chemin.

Quand on parle de modélisation : ici, vous en avez un bel exemple.

Retour vers le futur

Plantons le décor ensemble, voulez-vous ? Nous avons à disposition des voitures de folie, des raccourcis au milieu de magnifiques paysages, de la nitro et... des crashs. Tout est dit ou presque mais l'important est bien que nous sommes enfin de retour dans la série originelle. Ça se sent dès le premier circuit ! De plus, l'empreinte de Criterion est présente mais ne dénature pas le jeu. D'emblée, vous pouvez attaquer le jeu du côté des bons ou des truands et le meilleur est que vous êtes libre de suivre les épreuves selon le bord qui vous intéresse. Chaque équipe possède en plus ses catégories de véhicule qui déterminent globalement la vitesse à laquelle vous parcourez le circuit. Le système de progression est aussi identique car les primes et points accumulés lors des courses vous font évoluer dans votre milieu, chaque niveau gagné vous rapproche des gros modèles. Vous recevez aussi très fréquemment de nouvelles voitures - magnifiquement modélisées - et débloquez de nouvelles courses, ceci relance constamment le jeu et dissimule correctement la légère impression de répétition due à l'enchainement ultra-rapide des épreuves.

Les effets pleuvent et en ajoutent à l'ambiance.

Attrape-moi si tu peux !

Vos méfaits ou missions tiennent place dans le comté de "Seacrest County" où se trouvent de très jolis décors allant des bords de plage jusqu'à la forêt dense, presque équatoriale. Il y avait fort à parier que Criterion nous aurait encore dévoilé peu à peu la gigantesque carte d'une ville côtière : il n'en est rien et c'est tant mieux ! Si l'on en fait il est vrai rapidement le tour, les décors sont vivants et agréables à l'œil. Il y a énormément de raccourcis, mais aussi de chemins alternatifs et d'éléments tels que des parkings de station-services sur lesquels vous pouvez faire un crochet pour éviter des adversaires trop collants. D'ailleurs, les raccourcis ne sont pas tous bons à prendre suivant la puissance du bolide que vous pilotez. Il est aussi à déplorer que la météo n'ait pas plus d'impact sur le décor : il aurait été grandiose de tomber sur une énorme flaque là où il n'y avait rien lors de l'épreuve précédente. Ne cherchez pas de point négatif de ce côté car ce n'est vraiment pas ici que le titre pèche, ni sur l'excellente impression de vitesse ou ses magnifiques textures d'ailleurs. Juste à noter : un aliasing assez important si vraiment vous cherchez la petite bête.

Voiture de rêve... à condition de la maîtriser parfaitement.

De magnifiques courbes

Des deux côtés de la barrière, les plus belles voitures du monde n'attendent que votre bon vouloir pour les peindre et les pousser dans leurs derniers retranchements. Coupés BMW et Audi, Dodge puissantes mais aussi Lamborghini et Aston Martin offrent des styles de conduite... hélas pas assez différents. En fait, le titre a une conduite générale et les voitures ne gèrent que la vitesse. D'ailleurs, pour vous démarquer de vos concurrents, vous avez besoin de nitro dont les subtilités de la conduite de Burnout alimentent votre jauge. Ainsi, l'aspiration, la conduite en contre-sens et toutes situations dangereuses gonflent cette jauge salvatrice qui, plutôt que de vous faire gagner largement, vous aide au bon moment. Appuyer frénétiquement sur le bouton ne vous donne pas grand-chose : à cela préférez placer un léger boost en sortie de virage ou en bas d'une côte.... Ce qui donne au final des sensations de conduite pas si basiques que cela pour un comportement digne d'une borne d'arcade. Les dégâts sont représentés aussi sous forme de jauge mais nul impact visuel sur la carrosserie : lorsque la jauge est remplie, vous sortez de la course. Pas de pneu crevé à gérer ni de pare brise fêlé comme dans certains autres Need for Speed. Ou alors cela existe mais vu qu'il n'y a pas de vue intérieure nous ne pouvons en juger. D'ailleurs, la vue intérieure a été l'élément crucial qui a fait une partie de la renommée de la série lors des tous premiers épisodes. Voici donc un bien bel élément historique porté à votre connaissance et qui permet de compléter ce paragraphe en douceur.

De nuit, tous les barrages routiers sont gris.

Jouer seul... quelle tristesse !

Le problème majeur du mode solo est sans conteste son IA qui vous attend un kilomètre avant l'arrivée, et ce quoiqu'il arrive. Idem pour les autres modes de jeu où lors d'un crash ultime un adversaire ne vous devance que de 100 mètres, vous le voyez même redémarrer après vous avoir attendu. La présence d'épreuves d'interception et surtout d'armes lourdes peut pallier à ce défaut, mais laisse les courses simples au stade d'inintéressantes car sans réel challenge, le chronomètre devient un adversaire bien plus agressif ! Néanmoins, vous parcourez ce mode en une douzaine d'heures, ne serait-ce que pour débloquer la multitude de voitures disponibles et s'essayer aux armes. C'est un point semi-positif car vu que les montées d'adrénaline sont surtout lorsque vous découvrez une nouveau bonus, cela peut sembler long... Heureusement, chaque carrière possède ses courses poursuites : dans l'une, vous êtes le lièvre et dans l'autre, le chasseur. Dans les deux cas vous pouvez déposer des herses, notez juste que ces dernières sont surmontées de gyrophares. Il y a mieux à faire pour gagner en crédibilité. Au rayon des armes disponibles pour tous existent aussi les IEM : Impulsions Electro-Magnétiques, qui mettent électroniquement KO un véhicule que vous avez au préalable verrouillé. Au niveau de l'outillage métier, vous avez à disposition pour les Cops l'appel possible d'un barrage routier et d'un hélicoptère qui, non content de vous indiquer la position de votre cible dans le trafic, place une herse devant ses roues. Les Loubards braqueurs de banque possèdent un turbo supplémentaire mais surtout un brouilleur rendant inopérant le radar et les IEM de vos poursuivants. Cet arsenal monte de lui-même en compétence rendant les épreuves d'interception, ou de fuites selon le côté de la barrière que vous choisissez, de plus en plus corsé. Les bases sont bonnes et c'est à plusieurs, mais un peut tout seul aussi, que vous en profitez.

Attraper des fuyards en groupe est une expérience grisante.

Jouer en ligne 2.0 : Autolog

Avant de débuter ce paragraphe chantant les louanges du mode multi de Need for Speed : Hot Pursuit, mettons une bonne grosse baffe à son cher éditeur. En effet, pour jouer en ligne il faut fournir le code inscrit sur la boite de jeu. C'est tellement 1990 ! Cela signifie qu'il n'est donc pas possible de se déplacer avec sa galette chez un coupaing afin de lui montrer en quoi il faut absolument qu'il en possède un exemplaire ? Mais pire encore : plus moyen de prêter le jeu à un ami contre un autre titre sans se prendre un "Merci mais vu que l'IA est digne d'un bullot d'Océanie centrale, je préfère garder mon Black Ops et jouer en ligne...". De plus, c'est un avis personnel, mais acheter d'occasion un jeu dont le code est en libre circulation semble anormal. Ce point est donc totalement décevant et il l'est encore plus quand vous savez que vous possédez un mur à la manière de Facebook où vos meilleurs temps et clichés sont disponibles. Des partenaires et parties disponibles sont trouvés quasi-instantanément et le tout est servi sans lag ni ralentissements à 8 concurrents (plus le trafic). Vous inscrivez donc quelques-uns de vos partenaires occasionnels dans votre liste d'amis, l'Autolog (c'est le nom du système en ligne) vous trouve sans cesse des records à battre, et à vos amis aussi, qui battent les records de leurs amis et, par la même occasion, vous aussi essayez de les battre. Vous comprenez donc que le mode s'alimente de lui-même et que vous n'êtes pas prêt de vous y ennuyer. Cela donne envie de donner la main à tous les participants et de faire une ronde tout autour de la Terre ! A part celui-là, qui n'a pas son code.
Les Plus
  • Beau jeu
  • Ça va vite !
  • Circuits intéressants
  • Courses-poursuites avec arsenal à disposition
  • Multi-joueurs innovant
  • Toujours la même conduite
Les Moins
  • Toujours la même conduite
  • Fournir son code pour jouer en ligne...