Test | S.T.A.L.K.E.R. Call of Pripyat : jamais 2 sans 3 !
28 févr. 2010

Testé par sur
STALKER : Call of Pripyat

Après deux premiers volets de grande qualité, Shadow of Chernobyl et Clear Sky, les Ukrainiens de GSC Game World remettent le couvert de la saga S.T.A.L.K.E.R. avec un nouvel épisode intitulé Call of Pripyat. Au menu : une recette quasi-inchangée qui malgré de dangereux relents radioactifs conserve toute sa saveur...

L'aventure se poursuit

Si vous ne connaissez pas cette recette, un petit récapitulatif s'impose. La série S.T.A.L.K.E.R. est en fait basée sur un mélange subtil de jeu de rôle et de F.P.S. (jeu de tir à la première personne). A ce titre, vous devez accomplir de nombreuses quêtes principales et annexes afin de faire progresser l'intrigue de Call of Pripyat. Vous êtes doté d'un inventaire pour gérer votre matériel, et vous pouvez commercer avec divers marchands pour l'améliorer. Les phases de combat sont par contre typiques de n'importe quel F.P.S., avec en plus une gestion relativement convaincante de la balistique des armes. Vous incarnez cette fois Alexander Degtyarev, un agent des services secrets ukrainiens qui se rend dans la "Zone" déguisé en S.T.A.L.K.E.R.. Votre mission consiste à enquêter sur la mystérieuse disparition de cinq hélicoptères de l'armée ukrainienne qui avaient été envoyés pour en prendre le contrôle. Contrairement à Clear Sky qui était une préquelle de Shadow of Chernobyl, les évènements de Call of Pripyat se déroulent dans la continuité du premier épisode. Par contre, les trois volets sont indépendants au niveau de l'installation. Il est donc inutile de posséder les deux premiers pour jouer au dernier.

Une atmosphère inégalable

Même si l'I.A. est plus convaincante que par le passé, votre ennemi va faire une drôle de tête en tombant nez-à-nez avec votre fusil.

La plus grande force de la trilogie S.T.A.L.K.E.R., c'est bel et bien l'immersion. L'univers post-apocalyptique créé par GSC Game World propose une cohérence et une logique sans faille. Ainsi, la "Zone" comme ses habitants sont en tous points crédibles. Sans parler de la gestion de la lumière, du cycle jour-nuit et du cycle climatique, tout simplement fabuleux. En outre, les quêtes, notamment secondaires, s'intègrent bien mieux dans l'intrigue générale que par le passé. Elles sont souvent elles-mêmes scénarisées, ce qui contribue à renforcer cette immersion. Par ailleurs, dès son lancement, Call of Pripyat ne souffre de quasiment aucun bug, contrairement à ses deux aînés qui avaient connu sur ce point des débuts plus que difficiles. Par contre, même si le moteur graphique commence un peu à dater, il est quand même toujours aussi gourmand en termes de ressources. Une configuration musclée est donc recommandée pour avoir le privilège d'arpenter la "Zone" dans de bonnes conditions. La prise en main est quant-à-elle toujours aussi austère. Si vous connaissez la série, vous allez sans problème retrouver vos marques. Mais si vous goûtez pour la première fois à un S.T.A.L.K.E.R., l'absence de didacticiel et le manque d'explications risque bien de vous perturber quelque peu.

Retour aux sources

Attention à ne pas être trop lourdement chargé, sinon, vous ne pourrez plus vous déplacer.

Souris en main, Call of Pripyat se révèle bien plus proche de Shadow of Chernobyl que de Clear Sky. Par exemple, le deuxième volet avait introduit la guerre des Factions, que Call of Pripyat supprime purement et simplement. De plus, les passages dans les souterrains font leur retour alors qu'ils étaient absents de Clear Sky. Pour le reste, vous retrouvez l'arsenal habituel, avec leurs améliorations (viseurs, chargeurs améliorés, ...). Afin d'utiliser plus rapidement les soins et la nourriture, les développeurs ont ajouté à l'interface un système escamotable de raccourcis clavier, mais c'est bien là l'une des rares nouveautés de cet opus. Par ailleurs, son contenu est un peu plus "léger". L'environnement n'est découpé qu'en trois cartes, et la durée de vie est moins longue que pour les deux premiers jeux. Attention, cela ne veut pas dire non plus que Call of Pripyat se boucle en une poignée d'heures. Si vous accomplissez un maximum de quêtes et fouillez chaque recoin de la "Zone", vous arrivez quand même à un temps de jeu de l'ordre de la vingtaine d'heures, c'est-à-dire bien plus que les productions actuelles. Enfin, la communauté S.T.A.L.K.E.R. étant très active, vous pouvez vous attendre à voir arriver dans les semaines à venir toute une tripotée de mods – modifiant par exemple les textures, la lumière, le réalisme des armes, etc. – qui vont indéniablement prolonger encore un peu l'expérience.
Les Plus
  • Un jeu stable et sans bug
  • Une immersion convaincante
  • Un mélange jeu de rôle/FPS parfaitement dosé
  • Un scénario sans faille
Les Moins
  • Un moteur graphique qui commence à dater un peu
  • Une configuration musclée est nécessaire
Résultat

En définitive Call of Pripyat clôt avec brio cette première trilogie de la série S.T.A.L.K.E.R., le prochain volet annoncé étant S.T.A.L.K.E.R. 2. A l'image des ses aînés, il n'est certes pas à mettre dans toutes les mains, celles des néophytes en particulier. Mais si vous avez apprécié Shadow of Chernobyl et Clear Sky alors cet ultime épisode est pour vous.

Partagez ce test
Tribune libre