Ratchet & Clank : A Crack in Time clôt en beauté la trilogie

28 déc. 2009
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Ratchet & Clank : A Crack In Time reste une valeur sûre pour les amateurs d’action sur le monolithe de Sony. Ceux qui suivent la série depuis longtemps se languiront peut-être des mécaniques de jeu peu évolutives. Mais le soupçon de nouveauté apporté ici permet toutefois de profiter de la fin d’une trilogie plus que recommandable malgré quelques soucis d’ordre technique.

Après sept épisodes et deux spin-off, la licence Ratchet est loin d’être méconnue. Avec leurs séquences d’action non-stop saupoudrées de phases de plates-formes, Tools of Destruction et Ratchet & Clank Future : Quest for Booty ont su pérenniser sur PS3 une série ayant fait les beaux jours de la PS2. A Crack In Time vient conclure le triptyque d’Insomniac Games en apportant un soupçon de nouveauté. Est-ce suffisant pour faire passer la pilule une fois de plus ?

Clank découvre qu'il possède une âme malgré son enveloppe robotisée

Il y a très longtemps, dans une galaxie lointaine…

Petit rappel des faits. Ratchet & Clank Future : Quest for Booty, petit épisode apéritif de trois heures et des brouettes, se conclue sur l’enlèvement du petit robot par les mystérieux Zonis (les minuscules créatures bleutées). Son compère Lombax (une race imaginaire de félins humanoïdes) part donc à sa recherche, en compagnie du Capitaine Qwark, toujours aussi volontairement ridicule. Qui dit séparation du fameux duo dit variation dans le gameplay. Ainsi, lorsque vous contrôlez Ratchet, le jeu penche clairement du côté de l’action. Rien de foncièrement nouveau à vrai dire sur ces passages. Vous agrandissez votre arsenal au fil de l’aventure, êtes invités à booster vos armes au maximum afin de faire le plus de dégâts possible. La partie plates-formes, relativement secondaire, permet néanmoins de varier quelque peu le rythme. Clank, de son côté, offre du sang neuf à la série en orientant le titre moins sur le cassage de caisses que sur la réflexion. Maîtrisant la notion de temps, il lui est possible de se dédoubler afin d’ouvrir de nouvelles voies. Le principe est simple : vous enregistrez un trajet lambda avec un Clank, puis un deuxième avec son double… La chose pouvant vite tourner au casse-tête lorsque quatre faux Clank s’ajoutent au vrai, tout ça pour actionner comme des interrupteurs ouvrant une maudite porte. Le gameplay clankesque requiert donc un minimum de patience et de jugeote, tout l’inverse de celui de Ratchet en somme. Sur l’ensemble du jeu, même si vous passez davantage de temps à ramasser des boulons (l’équivalent des pièces d’un Mario) et frapper du monstre qu’à réfléchir à des mécanismes, cette once de variété dans le gameplay est appréciable.

Les voyages spaciaux offrent de bonnes séquences de shoot

Melting pot géant

Insomniac Games a su créer un univers riche et attractif au fil des épisodes. Les références abondent et permettent de mieux faire le pont entre divers médias. Premièrement, Ratchet & Clank : A Crack In Time n’est pas sans rappeler d’autres jeux-vidéo. Son humour potache et son atmosphère science-fiction évoquent ainsi le regretté Jet Force Gemini de Rare. Ensuite, difficile de ne pas penser au récent Super Mario Galaxy et ses nombreuses petites planètes. A Crack In Time se compose de deux grosses planètes par secteur (liées à la trame principale), elles-mêmes entourées d’une demi-douzaine de plus petits environnements que vous pourrez visiter ou non selon votre convenance. Certains verront également une touche de BioShock lors des fausses publicités vantant les mérites des armes que vous acquérez. Très jolies, ces dernières sont réalisées dans un ton rétro vraiment plaisant pour la rétine. Les habitués des productions Rockstar auront remarqué quant à eux les emprunts à GTA. Durant vos voyages spatiaux façon Kingdom Hearts II (votre vaisseau est personnalisable), vous avez le choix entre quelques radios selon vos goûts musicaux. Une initiative bienvenue qui aurait pu être poussée davantage ; vous tournez vite en rond avec quatre radios seulement. Enfin, les allusions cinématographiques ne sont pas en reste. StarWars s’impose comme la référence maîtresse. L’épisode 1 de la saga de George Lucas est même directement cité. Ainsi, suite à un crash au début du jeu, Ratchet est contraint d’atterrir en catastrophe sur une planète et d’y rechercher les pièces manquantes de son vaisseau afin de pouvoir repartir.

Une fois de plus, le Capitaine Qwark est grandement responsable de l'humour de l'épisode

Pas assez de vraies nouveautés ?

Malgré toutes les bonnes intentions des développeurs, vous restez quand même un peu sur votre faim. Les nouveautés sont là, mais ce sont surtout les mécaniques de jeu des vieux épisodes qui prennent le dessus. Quoi qu’il en soit, la trilogie est terminée avec panache, le duo étant à nouveau reformé à la fin du titre. Les personnages sont tous attachants et bien designés. Le scénario, sans être novateur, vous fait passer un bon moment. Le vrai méchant de l’histoire n’est d’ailleurs peut-être pas celui que vous pensiez en premier lieu… La difficulté n’est pas très élevée, même en difficile, et la durée de vie demeure honnête : une vingtaine d’heures pour tout trouver (les boulons d’or, les 40 Zonis…), la moitié pour le faire en ligne droite. Un mot pour conclure sur la réalisation graphique. Si Ratchet & Clank Tools of Destruction impressionnait à sa sortie de par la qualité de son moteur, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Ratchet & Clank : A Crack In Time demeure mignon. Ses cinématiques en mettent plein la vue, mais son moteur ingame a pris un léger coup de vieux. Pas de quoi crier au loup tout de même. Plus graves en revanche sont les multiples soucis de collisions et gels d’écran. Quand vous devez éteindre manuellement votre console trois fois d’affilée suite à un même bug, il y a de quoi péter un boulon…
Les Plus
  • l’humour qui fait toujours mouche
  • l’efficacité des phases d’action
  • les quelques nouveautés appréciables
  • la durée de vie honorable
Les Moins
  • les problèmes de collision et de freeze
  • la réalisation graphique qui stagne un peu