Red Faction Guerilla : aux armes, citoyens !

22 juil. 2009
Testé par sur
Disponible sur
4
  • Éditeur THQ
  • Développeur Volition Inc.
  • Sortie initiale Hiver 2009
  • Genre First Person Shooter

Red Faction: Guerrilla a bien évolué par rapport à l'idée originelle qu'en avaient ses géniteurs et nous les en remercions. Ils arrivent au final à nous donner un jeu intéressant sur beaucoup de points et mieux encore car il laisse au joueur une immense liberté. De ce mélange, servi par un moteur dont le rendu est poussiéreux à souhait, jaillissent des heures d'action dans un univers qui colle à l'idée que vous pouvez vous faire de Mars. Certes la répétitivité est parfois là pour ternir le tableau mais au final l'achat de ce titre ne peut pas vous décevoir. Pour peu que vous aimiez l'action en vue troisième personne et que la liberté ne vous effraie pas... bien sûr.

"Rome ne s'est pas faite en un jour". Voici un adage que les créateurs de la série des Red Faction connaissent et appliquent. Partis sur l'idée d'un FPS prenant place dans un monde totalement destructible, ce n'est que 8 ans plus tard que leur rêve prend forme. Oubliés les couloirs dirigistes de ce type de jeu : c'est aujourd'hui dans un GTA-like que vous découvrez l'immense aire mise à disposition. Effectivement, si leurs derniers essais se sont révélés infructueux, celui-ci est le bon.

Changez vite d'abri car celui-ci ne va pas tarder à disparaitre.

Bon scénario chef !

L'histoire de Red Faction: Guerrilla a, dès la cinématique d'introduction, des airs de "dèjà-vu". Le décor prend place sur Mars dans un futur lointain. Tout est cher et le travail y est pénible. Les humains ne doivent leur survie et ne dépendent que d'une corporation : l'EDF. Qui aurait prévu que les dirigeants de notre société d'électricité dérivent au point de terraformer cette planète ? C'est ici que l'histoire prend un autre tournure car, point important, l'atmosphère est maintenant respirable. Ciel bleu et nuages font partie du quotidien. Les déplacements se font en véhicules personnels et cette ambiance n'aide pas à supporter les lois dirigistes des despotes locaux. Alors, la révolte gronde et du fond des mines ressurgit l'ombre de la Red Faction. Ces mineurs révoltés décident d'affaiblir le dictateur en détruisant certains de ses dépôts ou casernes. Vous apprenez tout cela à l'aide de votre frère qui fait justement partie de la Red Faction. Et tout cela juste avant qu'il ne se fasse abattre devant vos yeux par une faction EDF. La raison en est simple : il appartenait à ce groupe. Vous devinez la suite ? Elle s'appelle vengeance.

Les véhicules rapides décollent un peu trop vite.

De l'action ? En voila.

Aussitôt vous êtes contacté par la Red Faction qui vous confie vos premières tâches. Vous découvrez alors un environnement immense découpé en régions, qui sont elles-mêmes sous-découpées en points d'intérêts. Chaque point conquis fait un peu plus pencher la région de votre côté. Pour vous déplacer, utilisez le désormais très connu principe des GTA. La dimension des véhicules civils est en rapport avec l'activité minière. Vous pouvez vous emparer de minuscules camionnettes comme d'énormes camions-bennes. Du côté militaire les blindés légers sont d'utilisation fréquente. Ceux possédant une tourelle gagnent en efficacité lorsque vous les pilotez avec un co-équipier : l'un conduisant, l'autre mitraillant. Sans quoi, vous devez vous arrêter avant de faire feu. Finalement, la Red Faction possède quelques modèles de véhicules qui lui est bien particulier. La plupart de ces derniers permettent une utilisation des mitrailleuses tout en conduisant.

La profondeur de champ aide à vous immerger.

Un environnement ultra-réaliste.

Le rendu du moteur et les textures choisies ont la particularité de vous envoyer tout droit dans un film de science fiction. Les bâtiments, totalement destructibles, libèrent des morceaux de métal que vous utilisez pour améliorer ou acheter des armes. Les structures sont justement le point fort du jeu. Elles sont totalement éradicables à coups de masse ou d'explosifs, voire de véhicules. Conçues comme de véritables bâtiments, elles possèdent souvent un talon d'Achille. Vous jubilez lorsqu'après maints assauts vous contemplez votre cible se désagréger brique après brique. De la même manière vous savez que ce qui est votre abri ne peut l'être que temporairement. Les balles finissent par le traverser. Des pans de murs entiers s'effondrent lorsque vos ennemis tentent de vous déloger à la grenade. Un sniper vous bloque ? Détruisez la tour sur laquelle il niche. Le tout est totalement jouissif et très agréable à l'oeil pour ne rien gâcher.

Après votre passage, tout n'est que ruines.

Une tâche d'ampleur

Afin de rayer de la carte les points cités plus haut, vous - Alec Manson - devez accomplir toutes sortes de missions dont voici les principales. Tout d'abord la conquête de points stratégiques occupe de loin la majeure partie de vos journée. Partez de votre camp rebelle, examinez longuement votre cible, puis investissez là comme il vous plaît. Là encore, la liberté quasi-totale offerte par le jeu se rend à votre service. D'humeur furtive, contournez la cible et faites un trou dans son mur d'enceinte. D'humeur explosive ? Prenez donc un blindé et lancez-vous depuis le haut de la colline. Et si l'une ou l'autre ne vous convient pas ne vous inquiétez pas : chaque mission possède des dizaines de combinaisons d'attaque. Notez aussi que vous devez stopper - et attaquer - des convois entiers de camions. Des courses égayent votre quotidien, et permettent au passage de connaitre certaines portions de cartes sur le bout des doigts. Mais plus encore ce sont les missions annexes (récupération spontanée de documents, destruction de caisses) qui étoffent ce carnet de route déjà très rempli.

Le mode multi allonge largement les 15 heures nécessaires pour terminer la campagne.

Pas que du plus, mais tellement bon.

Même si l'arsenal a clairement été pensé pour libérer votre énergie destructrice (bombes contrôlées à distance, bombonnes d'hydrogène, etc...) il n'en reste pas moins que Red Faction: Guerrilla impose un combat constant à l'arme légère. Vous devez sans cesse vous dépêtrer de hordes de mercenaires de l'EDF. Encore une fois tel un GTA le niveau d'alerte ne cesse d'augmenter et les forces envoyées pour vous contrer sont fonction de la gravité de vos actions. De plus vos renforts se révèlent bien souvent inefficace. Ne vous réjouissez pas trop de les voir arriver. La physique des véhicules est aussi un peu trop commune et souvent bizarre. Comprenez que petits ou gros, ces derniers se conduisent de la même manière. Seule la vitesse de pointe semble changer. Au final si le jeu devient répétitif c'est peut être dû à sa bonne durée de vie. De plus, le challenge se durcit au fil du scénario, ce qui vous oblige à bien souvent bloquer sur une mission plusieurs soirées de suite. Mais qu'à cela ne tienne car ces points négatifs ne pèsent pas lourd dans la balance. L'effet de liberté et l'environnement mis à disposition méritent véritablement le détour, ainsi que le mode multi-joueurs qui se révèle être nerveux à souhait.
Les Plus
  • La sensation de liberté est très présente
  • L'action est explosive
  • L'environnement hautement destructible donne une toute autre profondeur de jeu
  • L'immense aire de jeu et la multiplicité des missions offrent une durée de vie conséquente
Les Moins
  • Alliés inefficaces
  • Conduite trop similaire entre les différents véhicules
  • Certaines missions se suivent et se ressemblent un peu de trop