Speedball 2, l'enfant terrible

18 oct. 2008
Testé par sur
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Sans être tout à fait mauvais, Speedball 2 ne génère pas assez d'engouement pour y trouver un réel plaisir. Bien des défauts, mais surtout ceux de gameplay, le rendent trop simpliste. C'est dommage car vous sentez une réelle volonté de la part des développeurs d'avoir voulu vous emmener dans un monde particulier : celui des sports futuristes. Seulement, la jouabilité peut être un peu trop complète vous permet de se passer de la quintessence de ce sport : la violence. Et sans violence, il n'y a pas de combat. L'intérêt ne peut donc qu'en pâtir.

Il aura fallu presque deux décennies pour le mythique Speedball trouve descendance. Le principe de ce jeu antique a de quoi plaire. Dans une arène, vous jouez à un sport futuriste où la violence prédomine. Le studio français Kilotonn relève le défi risqué de redonner une jeunesse au concept. A plus d’un titre, ils peuvent chuter car même si l'idée est simple, la réalisation doit être à la hauteur pour provoquer l'engouement. Et ne pas déchainer les critiques d'un public autrefois conquis.

Le décor est plutôt soigné.

Des règles simples

Le principe de Speedball 2 est simple et ressemble à celui du hockey sur glace. Il faut juste remplacer le palet par une balle de fer. Les contacts entre joueurs sont ultra-violents et mettent KO vos joueurs. Ainsi, pour vous situer exactement, imaginez une bonne vieille partie de NHL avec les fautes désactivées. L’ambiance totalement futuriste est bien servie par une arène bien remplie, ainsi que des effets visuels de circonstance. C’est donc dans des armures empruntées à Unreal Tournament que vous lancez hommes, droïdes et femmes dans un combat sans merci. Plusieurs modes sont présents : Championnat, Coupe, Match simple ou entrainement. Ne gardez qu’un neurone actif pour vous focaliser sur votre unique but : gagner.

Vous avez un peu de profondeur de champ, ce qui pourrait permettre d'envisager le jeu en équipe.

L'espace de jeu est conservé

Pour y arriver, frayez-vous un chemin à coup d’épaules. D’emblée vous devez vous imposer en arrachant la balle de fer dès l’engagement. Vous pouvez sauter pour esquiver les tacles de vos petits copains. Finalement, préparez un tir puissant pour battre le gardien et tant qu’à faire l’assommer. La maniabilité est très accessible, y compris au clavier. Ceci est dû à la jouabilité très orientée arcade et donc simplifiée au maximum. Speedball 2 ne se limite pas seulement à une partie de hand ball virile. Vous pouvez engranger aussi des multiplicateurs de point en activant des rampes placées de part et d’autre du terrain. D’autres bonus sont disponibles et permettent de renverser le score au dernier moment mais pour cela il faudrait que le titre donne envie de se battre jusqu’au bout.

Il est dommage qu'il existe une méthode quasi imparable pour marquer.

Pas de noeuds au cerveau

L’IA dessert ce qui jusque là était un tableau correct de reprise. Son principal défaut vient des joueurs qui se jettent irrémédiablement sur la balle sans jamais anticiper vos actions. De plus, le gardien adverse n’est pas véritablement à la hauteur des possibilités de tir offertes. Vous pouvez sauter pour accentuer la puissance de votre tir et appliquer un effet à la balle. Cependant, vous préfèrerez surement les entrées dans les cages en puissance ainsi que les tirs courts qui donnent de meilleurs résultats. Le mode multi-joueur présente des serveurs vides malgré une interface bien faite, ce qui devient assez rare pour le souligner. Soulignons le fait que ceux qui joueraient un championnat complet peuvent peaufiner leur équipe en gérant les compétences de chacun des joueurs. C’est donc au final une reprise qui ne dépasse pas son ainé.
Les Plus
  • Les arènes de toute beauté
  • Les caractéristiques de vos joueurs modifiables
  • Indéniablement une atmosphère est créée
Les Moins
  • Des combats qui manquent de violence
  • L'IA manque le rendez-vous
  • Les serveurs vides