Jouez du bistouri sur Wii avec Trauma Center : Second Opinion

14 oct. 2007
Testé par sur
Disponible sur
2
  • Éditeur Atlus
  • Développeur Atlus
  • Sortie initiale 10 août 2007
  • Genre Réflexion

Trauma Center : Second Opinion utilise astucieusement les possibilités offertes par la Wii pour proposer un jeu original et suffisamment captivant sur le plan ludique. Si sa difficulté permet d'offrir un challenge relevé aux joueurs chevronnés, elle peut aussi refroidir les joueurs moins tenaces, et ce malgré la présence de trois niveaux de difficulté aux différences très relatives. Mais le plus gros défaut de ce titre, c'est son emballage, loin d'être à la hauteur de son principe : niais et statique, il a bien du mal à attirer ceux qui ne sont pas réceptifs à la culture "manga". Reste que Trauma Center : Second Opinion est la première simulation chirurgicale, qui plus est techniquement réussie, soit une bonne raison de s'y essayer si ce thème vous inspire.

Encore auréolée de son succès sur DS, la première vraie simulation de chirurgien débarque enfin sur Wii. Si jongler avec un bistouri et un défibrillateur ne vous fait pas peur, si vous n’avez loupé aucun épisode de Grey’s Anatomy, il est fort probable que ce Trauma Center : Second Opinion sache vous séduire. Si tant est que vous réussissiez à faire abstraction de sa difficulté et de son emballage assommant de niaiserie.

Vous êtes un jeune médecin inexpérimenté mais volontaire.

La clinique du Docteur Strass

Jouer au docteur, c'est un fantasme que tout le monde a eut au moins une fois dans sa vie. Et lorsqu'il s'agit d'y jouer à l'aide d'une Wiimote, l'aspect exotique pourrait presque rajouter à votre excitation. Dans Trauma Center : Second Opinion, vous êtes un jeune interne inexpérimenté qui va devoir prouver aussi bien ses capacités manuelles que sa vivacité d'esprit. A vous d'enfiler une blouse blanche qui devra rester immaculée pour progresser dans la hiérarchie. Mais vous allez vite vous rendre compte que ce n'est pas si facile. Premier challenge : supporter vos collègues et, d'un point de vue plus général, l'emballage du jeu. Chaque opération est introduite par des séquences en images fixes afin, sans doute, de dérouler le scénario. Pas de chance : il est aussi excitant qu'un bigorneau, faisant intervenir des personnages clichés et on ne peut plus niais. Les amateurs de Grey's Anatomy seront aux anges, les autres peuvent déjà se préparer à zapper rapidement ces scénètes. Pour ceux qui ont gouté à la version DS, notez que le scénario est très similaire. A une exception près : sur grand écran, les défauts sont encore plus flagrants !

Attention à rester concentré sur la zone à suturer.

La chirurgie sans stress ou presque

Trauma Center : Second Opinion vous propose ainsi de procéder à des opérations chirurgicales plus ou moins variées. Et complexes. Au fil du jeu, vous vous apercevez que ce n’est pas tant l’opération en elle-même qui est difficile mais plutôt la vitesse d’exécution qu’elle nécessite pour être réussie. Bien sûr, faire des sutures avec une Wiimote demande un minimum d’adresse mais, lorsque vous êtes habitués aux contrôles de la Wii, ce n’est qu’un coup à prendre. Trauma Center : Second Opinion joue donc beaucoup sur l’aspect dramatique des opérations en insistant sur votre rapidité plus que votre habileté. Cette tension est assurée à grands renforts de musiques qui s’emballent, d’infirmière qui écarquille les yeux pour exprimer l’inquiétude, de gouttes de sueur perlant sur le front de votre assistante et d’autres stratagèmes visuels. Mais à moins d’avoir encore ses dents de lait, les effets de cette dramatisation apparaissent assez limités. A dire vrai, seule l’utilisation du défibrillateur apporte sa dose d’adrénaline, probablement parce que le duo Wiimote et Nunchuk fonctionne ici à merveille en reproduisant le geste d’une façon très réaliste.

L'utilisation du défibrillateur produit son petit effet.

La malette du parfait petit chirurgien

En tant que chirurgien, vous disposez bien entendu de l’outillage approprié. Du gel antibiotique pour désinfecter les zones à traiter, au drain permettant de pomper les liquides, en passant par l’indispensable scalpel, vous jonglez entre une dizaine d’instruments durant vos opérations. Si au début, elles se passent normalement, vous devez ensuite faire face à des situations imprévues, souvent synonymes de complications. Dans ce cas, c’est à vous d’improviser et d’utiliser vos instruments de manière peu conventionnelle pour pouvoir progresser, et surtout sauver vos patients. Heureusement, votre assistante est là pour vous donner des conseils si vous êtes perdu. Lorsque votre carrière est suffisamment avancée, vous avez également la possibilité d’utiliser un outil un peu particulier : la main curatrice. Ce don ne peut s’utiliser qu’une seule fois par opération. Il est assez difficile à activer puisqu’il s’agit de dessiner une étoile avec la Wiimote, tout en maintenant enfoncés les boutons Z et B.
Les Plus
  • La chirurgie sans se salir les mains
  • Des opérations variées aux multiples rebondissements
Les Moins
  • Une difficulté parfois rebutante
  • Un emballage bien trop niais et statique pour enthousiasmer