Plus vite, plus bête, plus fort !
- Éditeur SEGA
- Développeur GPTRACK50 Inc.
- Sortie initiale 21 oct. 2026
- Genres Action, Aventure, Rôle
En 2022, GPTRACK 50 annonce le développement de son premier bébé, un roguelite totalement zinzin à la direction artistique délirante. Dans Stupid Never Dies, il va falloir venir à bout du chef des monstres pour sauver votre bien-aimée et, en passant, l'humanité toute entière. Avec du staff ayant travaillé pour des grands noms tels que Devil May Cry ou encore Resident Evil, le nouveau studio japonais arrive-t-il à se créer une place dans l'industrie vidéoludique, malgré un genre vu et revu ?
L'histoire

Vous incarnez Davy, un zombie ayant fui la guerre. Toutes ces histoires, c'est pas ses oignons. En vagabondant dans un centre commercial, sa trajectoire de vie change du tout au tout lorsqu'il trouve une humaine, morte et figée dans la glace, et tombe instantanément amoureux.

Affamé mais refusant de dévorer sa bien-aimée, il part à la recherche de nourriture, et aperçoit un œuf multicolore et luminescent. Ni une ni deux, il l'avale, provoquant en lui une sorte de mutation. Il rencontre alors le Dr. Frank, un humain totalement désemparé, qui lui explique qu'il s'agissait là d'un œuf de phénix, et qu'il confère d'immenses pouvoirs. Il le somme alors de les utiliser pour manger le noyau de KOM, le destructeur de l'humanité, et ainsi sauver le monde entier.
Le principe
Bon appétit, Davy !

Grâce à l'œuf de phénix qu'il a gobé, Davy bénéficie du Style Eat, qui lui permet de dévorer les noyaux ennemis afin de copier leur capacité. Si l'ennemi est faible, la compétence n'est utilisable qu'une seule fois. Mais si vous consommez le noyau d'une élite, vous pouvez alors prendre son apparence et vous battre comme celle-ci. Il en existe onze différentes, de quoi ne pas s'ennuyer !

Les premières expéditions ne vous permettent pas d'atteindre KOM, mais n'ayez crainte, il existe des moyens de devenir encore plus fort pour les prochains assauts. Entre chaque run, Davy retourne au centre commercial où différents personnages proposent d'améliorer les compétences et facultés de notre cher zombie. Vous pouvez par exemple manger chez Bessie's Burger pour de nouvelles capacités zombies, vous faire ajouter des modifications bioniques par Acelino, ou encore offrir des cadeaux à votre belle et tendre afin d'améliorer votre mode Davy Burst, un état boostant vos capacités.

L'emballage
La présentation des ennemis à la Borderlands.
Stupid Never Dies est, disons-le, très intrigant visuellement. Les couleurs éclatent, la vitesse du jeu intensifie les explosions, le style loufoque des personnages et les musiques foudroyantes vont vous clouer à votre siège, et vous feront en demander encore plus.

Les phases de donjon sont rythmées par le chronomètre. Il est impératif de finir son expédition en un temps très limité, sous peine de perdre de la vie continuellement. Cette tension s'ajoute à des combats nerveux où il est souvent nécessaire de foncer dans le tas et mordre les ennemis afin de récupérer de la vie. En enchaînant les attaques, vous débloquez le Davy Burst qui rend le jeu d'autant plus fou avec des effets de lumière et de couleur psychédéliques, une musique qui part en vrille et des hallucinations du personnage.
Entre chaque excursion, le tempo ralentit, tout comme Davy qui perd son boost de vitesse et marche comme un... zombie, de quoi souffler un peu entre les parties.

Les graphismes sont beaux et lisses, surtout durant les cinématiques qui sont tout à fait plaisantes à regarder. Certaines sont faites en style collage papier, ce qui rajoute un côté chaotique au jeu. Sur Steam Deck, le jeu souffre de baisses de performances, mais les graphismes restent tout de même convenables.
Pour qui ?
Ça, c'est moi.

L'agressivité des niveaux contraste avec les moments de douceur entre Davy et son aimée, les rendant tous les deux touchants.
L'anecdote
C'est beau, l'amour…

Pour un premier jeu, le studio GPTRACK 50 a frappé fort grâce à du staff expérimenté. Stupid Never Dies nous donne l'eau à la bouche, et il me tarde d'en voir encore plus de leur part !

- La direction artistique unique et surprenante
- Fonctionne bien sur Steam Deck, malgré une baisse de graphismes
- Les combats satisfaisants
- Un large panel de personnalisation pour les styles de combat
- Un chronomètre serré qui met la pression (et on aime ça !)
- Le début apporte trop d'éléments d'un coup
- Le système de visée parfois pas assez précis
Stupid Never Dies remplit remarquablement sa promesse d'un roguelite vibrant où l'esthétique est aussi captivante que le gameplay. Les parties s'enchaînent rapidement et les combats se succèdent tout en vous en mettant plein les yeux et les oreilles. En plus de sa direction artistique à couper le souffle, les phases de donjon sont entraînantes, et vous pouvez adapter vos équipements et pouvoirs selon vos préférences. Le premier jeu de GPTRACK 50 est une réussite et se déguste sans faim.