Rock of Ages II

06 oct. 2017
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Éditeur Atlus
  • Développeur ACE Team
  • Sortie initiale Août 2017
  • Genres Action, Inclassable

Solide comme un roc

La seule question qui nous vient en jouant à Rock of Ages II est la suivante : pourquoi avoir attendu si longtemps pour faire cette suite ? Le jeu est à la hauteur des attentes même s'il se destine avant tout à ceux qui voudraient découvrir le principe de cette désormais série atypique. Plus "gros" et plus généreux, Rock of Ages II a surtout l'avantage de proposer un mode multi. De là à dire qu'il s'agit de la nouveauté que tout le monde attendait après six ans d'attente... Un bon jeu.

C'est avec une certaine surprise que nous retrouvons Rock of Ages, jeu d'Ace Team et Atlus sorti en 2011. Que le temps passe vite ! Sous-titré Bigger and Boulder, Rock of Ages II annonce directement la couleur.

Le principe

Si vous ne connaissez pas le principe de Rock of Ages, celui-ci est on ne peut plus simple. Atlas a fait tomber la terre et la remplacer par une boule de pierre. Vous vous retrouvez donc à semer la zizanie sur la planète. Rock of Ages II est un tower defense vous permettant certes de constituer vos fortifications pour ralentir la progression de votre adversaire, mais surtout de prendre les commandes de vos propres boules pour foncer sur la forteresse ennemie. Sur votre chemin sinueux, votre opposant dispose également des obstacles (catapultes, tours, animaux, canons, etc.) que vous devez éviter pour gagner du temps et faire le plus de dégâts à la bâtisse adverse.

Pour bien comprendre le concept, notez que les deux joueurs débutent à armes égales. Par conséquent, gagner une seconde vous permet de prendre autant de temps d'avance sur votre adversaire par la suite, temps pouvant être mis à contribution pendant que votre nouvelle boule est confectionnée. Évidemment, plein de joyeusetés viennent s'ajouter telles que des boules permettant d'ancrer le terrain, empêchant par la même occasion l'adversaire de construire sur les tâches ainsi créées. Enfin, la progression se fait à travers une carte vous permettant d'enchainer les épreuves mais aussi de récupérer de nouvelles fortifications.Rock of Ages II dispose donc d'un concept assez fort dans la mesure où il travestit le tower defense habituel pour livrer une expérience de bien plus "directe", dans laquelle le joueur est le vrai manipulateur et ne fait pas que fournir des indications.

En faisant sauter cette boule, celle-ci dépose de l'encre empêchant l'adversaire de construire.

L'emballage

Bien entendu, cette suite conserve le cachet esthétique particulier du premier volet, tout en y apportant toujours un peu plus de folie. Vous avez sûrement déjà constaté que le titre propose de parcourir les âges et d'affronter des personnages historiques. C'était surtout d'actualité dans le premier volet, cette suite privilégie plutôt l'intégration d'œuvres et mythes connus. C'est le cas - par exemple - du Cri d'Edvard Munch ou encore du Conte slave de Baba Yaga. Le style graphique du jeu n'en est que plus mémorable et coloré.

La construction des défenses est simple et l'angle de caméra pratique.

Le multi

La vraie grosse nouveauté de Rock of Ages II réside dans la présence d'un mode multijoueur. Vous pouvez ainsi jouer en 1 vs 1 ou 2 vs 2 soit dans le mode déjà entrevu, soit dans des épreuves basées sur des courses. Avec le petit plus esthétique, c'est bel et bien la nouveauté qui justifiera l'achat de cette suite pour certains joueurs. Dommage que les serveurs (et l'interface nous ramenant sept ans en arrière) ne soient pas vraiment à la hauteur du fun proposé. Heureusement que du local est présent.

L'interface est malheureusement austère, surtout pour un jeu de 2017 !

Pour qui ?

Ce qu'il faut savoir, c'est que Rock of Ages II est la mouture à avoir si vous ne possédez pas le premier jeu. Aussi, plutôt que bien des titres du genre pas forcément passionnants, celui d'Ace Team implique le joueur d'une façon aussi absurde qu'amusante. À la frontière entre jeu de réflexion et d'action, Rock of Ages II est plus accessible que d'autres tower defense.

La narration est drôle !

L'anecdote

Rock of Ages II n'est pas dénué d'humour et s'amuse des figures qu'il exploite avec un certain savoir-faire. C'est le cas dès le début du jeu, avec William Wallace et une référence directe à Braveheart et Mel Gibson. L'image cinématographique arrive en prétendant être le héros écossais, avant que celui-ci ne l'écrase en l'insultant avec un langage pour le moins... viril.
Les Plus
  • Un certain sens de l'esthétisme
  • Un concept toujours aussi efficace
  • Conseillé aux nouveaux venus
  • Le système de progression accrocheur
  • L'humour
  • Le multi
Les Moins
  • Les serveurs
  • Pas beau
  • Pouvait-on espérer mieux après six ans ?