Snake Pass

27 mai 2017
Testé par sur
Disponible sur
3
  • Développeur Sumo Digital
  • Sortie initiale 29 mars 2017
  • Genre Plateformes

...ou Snake casse

Si seulement. Si seulement cette caméra n’était pas totalement à la ramasse. Si seulement cette caméra ne rendait pas le jeu plus frustrant qu’il ne devrait l’être. Snake Pass aurait pu être un excellent jeu. Avec son univers coloré, sa courbe de progression difficile mais gratifiante et cette physique du serpent surprenante : il avait tout pour lui. Mais si la patience est l’une de vos vertus et que vous aimez les challenges, vous retrouverez tout de même un jeu frais et original. Un petit coup de cœur, donc. Mais qu’est-ce que c’est rageant d’être passé si près de l’excellence !

Vous n’en rêviez pas et pourtant ils l’ont fait. Les petits gars de Sumo Digital ont ressuscité le Snake. Oui, près de 20 ans après l’explosion du Nokia 3310. Et le principe n’a pas totalement changé. Il est toujours question de diriger un serpent et de ramasser des objets. Mais avec de la 3D et un excellent moteur physique, Snake Pass semble s’éloigner fortement de son prétendu ancêtre.

Le principe

Snake Pass vous place littéralement dans la peau de Noodle. Ce serpent, à l’air malicieux, doit ramper et s’enrouler autour des différents obstacles parsemant les 15 niveaux du jeu. Impossible de sauter. Vous devrez donc ruser pour parvenir à récolter les nombreux objets cachés. Les orbes, plus communes, se trouvent souvent sur votre chemin. Les pièces, elles, sont placées dans des endroits difficiles d’accès. Enfin, les pierre-clés, au nombre de trois par niveau, sont obligatoires pour ouvrir le portail amenant au niveau suivant. Pour vous aider, vous pouvez compter sur l’assistance de votre meilleur ami : Doodle le colibri. Ce dernier peut soulever votre queue afin d’alléger votre poids et, lors de certains passages bien définis, vous transporter d’une plateforme à une autre.

Les pièces vous obligent à prendre des risques.

Le gameplay

Vos premières minutes de jeu risquent d’être très frustrantes. En effet, contrôler la physique d’un serpent se révèle assez déroutant. Une gâchette pour avancer, une autre pour serrer la prise, un bouton pour lever la tête et le joystick pour choisir l’orientation. Rien de plus. La courbe de progression est assez raide. Mais c’est ce principe qui rend Snake Pass très intéressant. Ici, pas de point d’expérience pour améliorer Noodle. Ce sont directement vos compétences personnelles qui s’améliorent. Petit à petit, avec de l’entraînement, vous apprenez à mieux maîtriser ce serpent. Et bientôt, vous ne faîtes plus qu’un avec ce reptile. Cette sensation de progression est certainement le plus gros point fort de ce jeu.

Dommage que cette fichue caméra vienne ternir cette superbe expérience. Jamais placée où il faut. Souvent incontrôlable. Elle parvient à rendre le jeu plus frustrant qu’il ne devait l’être. Et au bout de votre dixième mort sur un passage plus délicat, elle risque de se ramasser vos insultes en pleine face. Et ce ne sont pas ces checkpoints souvent mal placés qui viendront à sa rescousse.

Noodle a vraiment une bonne bouille.

L'emballage

L’univers de Snake Pass rappelle souvent les productions de la bonne époque de Rare. Les musiques composées par David Wise (le compositeur de Donkey Kong Country, entre autres) renforcent ce sentiment et ajoutent une dose de bonne humeur. De plus, Noodle possède une palette d’expressions faciales très drôles. Ces dernières sont parfaitement en adéquation avec le challenge proposés par le jeu. Suivant la surface du corps en contact avec les objets, Noodle prendra tantôt un air paniqué tantôt satisfait. Elles imitent parfaitement les expressions du joueur.

Certains obstacles vous demandent de déclencher des mécanismes.

Pour qui ?

Sans possibilité de sauter, vous devrez quelque peu réfléchir avant de franchir chaque obstacle. Cette particularité ajoute une petite touche puzzle à ce jeu de plateforme. Les amoureux du genre devrait donc y trouver leur compte. Ici, pas d’ennemi à tuer, uniquement des objets à ramasser et des obstacles à franchir. Noodle est même le premier serpent végétarien. Attention tout de même. Malgré son côté mignon, Snake Pass ne s’adresse pas du tout à un public jeune. La prise en main est difficile et il faudra être patient avant de maîtriser Noodle.

Noodle peut également nager sous l'eau.

L'anecdote

Le premier prototype de Snake Pass a été développé pendant une Game Jam interne chez Sumo Digital. Mais l’idée est plus ancienne. Seb Liese, le créateur, avait un peu de temps pour se former à l’Unreal Engine 4 (le moteur utilisé par le jeu). Il tentait de créer une corde qui bougeait lorsque le joueur entrait en contact avec elle. Lorsqu’il cliqua sur le bouton play, il se rendit compte qu’il avait oublié d’attacher la corde au plafond. Et lorsque cette corde tomba sur le sol et entra en collision avec elle même, il s’est rendu compte que cela pourrait faire un très bon serpent.
Les Plus
  • Le gameplay avant tout
  • La physique de Noodle
  • La sensation de progression
  • Le challenge proposé
  • L’univers coloré et mignon
  • Les expressions faciales de Noodle
Les Moins
  • Les checkpoints mal placés
  • La caméra à la ramasse
  • La caméra frustrante
  • La caméra, votre seul ennemi