Zombie Vikings

20 mai 2016
Testé par sur
Disponible sur
2

Pas assez vivant

Difficile d'attribuer une note à Zombie Vikings. D'un côté, le jeu n'est pas fondamentalement mauvais. C'est même tout l'inverse : le cahier des charges a été complété avec minutie et ce titre a tout du "parfait petit jeu indépendant". Un peu trop, justement, tant il peine à se démarquer de la concurrence (Castle Crashers date tout de même de 2008). Moins punchy et disposant d'un humour crado-loufoque assez lourdingue à la longue, le jeu fait partie de ces titres vite joués (à condition de ne pas avoir mieux sous la main) et vite oubliés. Ni catastrophique, ni mémorable.

Une direction artistique "trash", de l'action en 2D et un soupçon de multijoueur... Zombie Vikings a tout de ces jeux indépendants que vous croisez régulièrement sur les plateformes de téléchargement.

L'histoire

Zombie Vikings mise plus sur son ambiance que sur son scénario à proprement parler. En effet, l'histoire se résume à Odin qui s'est fait dérober son œil par Loki, et qui invoque un groupe de zombies vikings pour récupérer son bien. Ici, il est surtout question de direction artistique trash et d'un humour pas forcément très subtil, si bien que certains joueurs devraient rapidement laisser le scénario de côté. Un peu plus gênant : le design des personnages est assez convenu et aucun d'eux ne parvient réellement à sortir du lot, pas aidé par des couleurs souvent ternes. C'est d'autant plus dommage que le jeu reste plutôt joli.

L'humour du jeu peut vite fatiguer.

Le principe

Les protagonistes sont d'ailleurs au cœur du système de jeu. Zombie Vikings est un beat'em all 2D vous proposant de choisir votre héros (et son équipement) avant chaque niveau. Hélas, les coups manquent un peu de peps et les pouvoirs spécifiques à chaque personnage peinent à véritablement emballer, si bien que vous avez vite fait de vous tourner vers les plus efficaces (souffle de glace, saut permettant d'esquiver puis d'attaquer à distance, etc.).

Sans trop de surprise, la progression dans l'aventure fait également dans le classicisme, avec des chapitres répartis sur une carte, et des niveaux vous demandant d'alterner entre de l'action et un soupçon (mais vraiment) de réflexion. À noter qu'en plus de leurs coups de base, vos héros peuvent aussi utiliser des objets ou des compagnons pour par exemple faire office de projectiles.

Vous pouvez envoyer vos compagnons mais aussi, par exemple, allumer la mèche de ce cochon-canon.

Le multi

Le multijoueur reprend le principe du cador du genre, à savoir Castle Crashers, et vous propose donc des combats en arènes en plus du mode coopératif. Rien de bien original : le jeu continue de remplir son contrat avec un soin méticuleux. Toutefois, le manque d'impact des coups portés pourra vite lasser votre partenaire qui, par voie de conséquence, aura toutes les chances de vous demander de jouer à un autre jeu. Aïe.

Évidemment, le jeu propose l'intégralité de son multi en local.

Pour qui ?

Zombie Vikings peut surtout être conseillé aux joueurs PlayStation 4 n'ayant pas joué aux précédents jeux du genre. Toutefois, nous n'allons pas nous mentir : en 2016, bien des joueurs ont joué à ces beat'em all indépendants présents sur les plateformes de téléchargement, si bien que Zombie Vikings peinera nécessairement à faire la différence. Soulignons néanmoins que le jeu est aussi disponible en version boite (ici testée), dans une Ragnarok Edition proposée pour une vingtaine d'euros. Au programme : la présence de deux héros et de cinq arènes exclusifs, ainsi que celle d'un artbook digital.

Vous pouvez gagner/acheter des armes ou des runes conférant des bonus.

L'anecdote

Finalement, Zombie Vikings m'a surtout rappelé à quel point le jeu indépendant peut tourner en rond, à se complaire dans les succès d'autrefois. Je me rappelle encore, en 2008, juste avant d'intégrer l'équipe de Gamatomic, quand je louais les qualités des premiers succès Xbox Live comme Castle Crashers. Huit ans plus tard, rien de neuf pour cette recette qui a fait ses preuves, bien que ce jeu reste probablement l'une des références du genre.
Les Plus
  • C'est joli
  • Un jeu qui "se laisse jouer"
  • Une aventure plutôt longue
  • Le multi local
Les Moins
  • Une direction artitique qui ne fera pas l'unanimité
  • Idem pour le ton "trash"
  • Des coups et des capacités qui manquent de peps
  • Un gros sentiment de déjà-joué (et donc de manque d'originalité)