Dragonshard : mélange de saveurs

06 sept. 2005
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Tout change, même les valeurs ancestrales transmises par nos ancêtres. Prenez par exemple Donjons & Dragons, on pense aussitôt à 4 geeks autour d’une table lançant les dés tour à tour afin de s’affronter dans une effusion de points de magie ? Et bien, ça aussi c’est terminé. Liquid Entertainment s’est mis au travail et a développé le premier RTS/RPG basé sur cet univers imaginaire, rempli de quêtes héroïques et de chevaliers aux torses bombés. Si vous cherchez du nouveau, ou que vous ne pouvez plus jouer à The Frozen Throne et Neverwinter Nights en même temps, lisez ce qui suit...

Votre héros motivera les troupes où qu'elles soient, sur ou sous la carte

Dans une galaxie lointaine, il y a très très longtemps...

Basé sur la campagne Eberron, Dragonshard brille de par les innovations et les mélanges de genres qu’a su mettre en place l’équipe de développement. Prenons par exemple les quêtes à effectuer en sous-sol : d’une pression sur la barre d’espace vous switchez entre le terrain classique de jeu et les couloirs souterrains remplis d’or et de dragons. Ces donjons vous permettront de gagner des points d’expérience, de l'or, mais apporteront un plus au système de combat, car vous pourrez envoyer vos troupes attaquer par ce chemin et en même temps par le haut. Pour combattre, vous avez le choix entre 3 races : les Humains, les Lézards et les Umbragen. Elles pourraient être comparées aux races des autres RTS mais les capacités magiques de chaque personnage laissent des milliers de combinaisons vous permettant de changer de style de combat à chaque partie, alors autant se préparer à des reviremements stratégiques lors des parties. Qui dit RTS, dit gestion des ressources, souvent contraignante et décisive, et là aussi Dragonshard se démarque de la concurrence. Les gemmes, autre type de ressource, sont déposées par les pluies de météorites incessantes qui caractérisent Eberron, la plus grosse étant le Dragonshard, objet de convoitise des 3 races présentes dans le jeu. Celles-ci sont éparpillées sur la carte en petits tas, et sont vite épuisées. De ce fait nous n’avons plus un nombre d’unités consacrés au ramassage, comme les péons à la mine. De plus, elles peuvent être ramassées à la vitesse de l'éclair en choisissant le personnage approprié, ce qui nous laisse le goût du RTS sans en avoir l'amertume.

At the beginning...

A vous de faire les bons choix

Un village aura en son centre un Keep (Town Hall), lui-même entouré par de petites parcelles de terre égales. Le tout est protégé par de simples murs, upgradables par la suite. Il suffira de cliquer sur une parcelle pour construire un bâtiment et le fait de mettre certains bâtiments les uns à côté des autres modifiera les unités produites : si vous placez une baraque à côté d’une église, vous aurez des paladins, deux baraques côte à côte et vous aurez des Vétérans. Une tour magique posée à proximité donnera le maximum de hit points à vos unités et ce dès leur création. Les combinaisons sont nombreuses, voire même effrayantes, pour notre plus grand plaisir. Mais, quoique vous fassiez, vous n’aurez jamais assez de parcelles pour édifier toutes les types de bâtiments proposées, ce qui vous amènera à faire des choix cruciaux tant au niveau des troupes que vous utiliserez qu’au niveau de la tactique à employer. Ce système de construction vous fait bien vite connaître toutes les facettes de vos personnages, car vos adversaires auront les mêmes unités mais pas forcément les mêmes capacités, en défense, attaque ou sort magique. Pourquoi ? Tout simplement parce que leurs bâtiments ne seront pas forcément disposés de la même manière que chez vous. Les villages sont faits et défaits plusieurs fois au cours d’une partie pour pallier aux forces et faiblesses de chacun, et détruire les bâtiments ennemis se révèlent souvent plus important que détruire les unités ennemies elles-mêmes.

C'est pas du graphisme de la version boîte ça monsieur

Oui mais c'est beau comme un donjon ?

Les quelques cartes disponibles dans cette preview sont claires et permettent le multi via LAN ou Gamespy jusqu’à 8 joueurs. Le mode escarmouche vous permet de prendre rapidement le jeu en main et fait prendre conscience des possibilités qui vous sont offertes, autant dire que deux parties ne se ressembleront pas et les rushers auront bien du mal à mettre leur art en pratique. L’interface proposée est simple claire, très intuitive et comporte de nombreux raccourcis claviers tous configurables : un must ! Les graphismes sont soignés et n'ont pas à palir devant les dernières productions. Cette version beta n’a pas montré trop de ralentissements lors des combats, malgré un nombre important d’unités à l’écran et les sorts, très jolis, fusaient de toutes parts. Les décors font bien ressortir le style D&D et les unités sont détaillées à souhait, on les reconnaît d’un coup d’oeil au coeur du combat. Il est aussi possible de choisir sa "playlist" audio durant les combats, ce qui est toujours agréable.

Soigné jusque dans les menus

On lance les dés ou bien ?

L’impression que laisse cette version preview de Dragonshard est celle d’un jeu soigné. De l’installation jusqu’au coeur des combats, en passant par les menus et l’interface, il semble que rien n’ait été laissé au hasard. Le système de gestion, qui apporte son lot de nouveautés, ne prend pas le pas sur le RPG et l’inverse est vérifié. Les quêtes secondaires proposées dans le mode solo apporte un plus très accrocheur et le multi-joueur est addictif à souhait. Il faudrait que les développeurs soient victimes d’une malédiction hindoue ou que l’éditeur décide de ne sortir le jeu que sur les machines qui ont fait sa renommée pour que la version finale puisse décevoir, car Dragonshard annonce clairement un renouveau vidéoludique. Vivement le test !