Child of Eden

20 mai 2011
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Sur les routes du paradis ?

C'est en compagnie de Tetsuya Mizuguchi (directeur créatif) et Tommy François (directeur des nouveaux projets chez Ubisoft) que nous avons pu avoir un avant-goût de Child of Eden, prochain trip visuel et auditif du célèbre créateur japonais. L'occasion, à moins d'un mois de sa sortie, de faire un point sur cette OVNI vidéoludique.

Par moment, le jeu était un vrai ravissement pour nos yeux.

Enfant d'Eden

Cette présentation a débuté par une vidéo, et non des moindre puisqu'il s'agissait de l'introduction du jeu (magnifique soit dit en passant). Ainsi, nous avons rapidement fait la connaissance de l'unique personnage du jeu, Lumi, déjà vu dans d'autres productions comme Lumines 2. En effet, la jeune femme est la mascotte fictive du groupe Genki Rockets, produit par Mizuguchi lui-même et à qui l'on doit le tube Heavenly Stars, mais surtout l'intégralité de la bande son de ce Child of Eden. Côté histoire, celle-ci se déroule au 23ème siècle, alors que l'Eden, sorte d'internet regroupant les archives de l'humanité, se voit être attaqué par un virus inconnu. Des scientifiques tentent alors de reconstituer la personnalité de Lumi, premier être humain né dans l'espace, afin de sauver cette terre de connaissances. A n'en point douter, l'univers visuel du jeu entrevu lors de cette présentation permettait d'ors et déjà à Child of Eden de surfer sur la vague synesthésique ouverte par Rez. Dans ce sens, le dernier bébé de Tetsuya Mizuguchi semble être le digne successeur de ce jeu culte sorti il y a une décennie. Si les modèles 3D étaient assez simplistes, le festival de couleurs ainsi que le design épuré et le dynamisme de l'ensemble avaient un côté réellement hypnotisant. Précision apportée par Tommy François : le jeu a été optimisé et pensé en 60 images par seconde, ce qui n'est pas forcément monnaie courante sur les supports HD actuels. Autant vous dire que les sensations visuelles et sonores étaient de la partie.

Le système de combos et de points permettra d'établir un classement en ligne.

La bonne suite

Pour ce qui est du gameplay, Child of Eden semble parti pour marquer la différence avec Rez, tout en restant dans une certaine continuité. Comme pour le titre Dreamcast, vous ciblez vos ennemis pour les faire exploser, toujours sur un rail mais en vue subjective cette fois. Bien sûr, la démonstration se faisait via le capteur Kinect, de la façon la plus simple qui soit : passer sa main droite sur l'écran pour cibler les éléments puis faire un geste dynamique du poignet pour les faire exploser. Pour sa part, la main gauche nous permettait de tirer d'autres projectiles, plus défensifs et servant à briser certaines carapaces ennemies. Enfin, l'Euphoria, équivalente des attaques spéciales présentes dans tout shoot'em up, s'effectuaient en levant les bras en l'air. Tout se faisait donc avec une relative simplicité, et si la gestion de la caméra, pas véritablement fixe, pouvait en déconcerter certains, la prestation de Testuya Mizuguchi laissait à penser que tout cela n'était qu'une question d'adaptation. L'autre point très important concernait le système de combos. En tant qu'expérience sensorielle, Child of Eden devrait pousser le plaisir à son paroxysme. En faisant exploser les éléments en rythme avec la musique, un multiplicateur de point s'activait. Si Mizuguchi enchaînait logiquement les "Parfaits", nous nous sommes vites rendus compte que ce n'était pas forcément chose aisée. Détail amusant : le joueur pourra s'aider des vibrations de manettes annexes préalablement attachées à son corps pour trouver le rythme adéquat. Cette interaction poussée, aussi bien entre le joueur, l'aspect visuel et la bande son, laissait apparaître un jeu tirant profit de l'expérience acquise au cours des dix années séparant Rez de cette suite spirituelle. Pourtant, les clins d’œil étaient nombreux : le système de vie, les transitions d'étapes au sein des stages, etc. Au nombre de cinq, les niveaux compteront également un stage supplémentaire qui, selon les dires de Tommy François, devraient faire plaisir aux fans de Rez.
En tout cas, ce premier contact avec Child of Eden fut plus que positif. Sachez tout de même que si cette présentation était dédiée au capteur Kinect, la version finale permettra également de jouer au pad. Et bien que le jeu restait probablement trop atypique aux yeux de certains, cette suite spirituelle de Rez a montré qu'elle avait les épaules assez larges pour prendre la relève de son ancêtre. Dès lors, les fans de Rez sont prévenus. Vivement le 16 juin !